Eurosport
Casey en première classe
Par
Publié 16/06/2007 à 12:00 GMT+2
Auteur de la meilleure carte du tournoi lors du deuxième tour, Paul Casey a parfaitement réagi après une entame d'US Open manqué. L'Anglais, qui s'est ainsi installé parmi les dix premiers du classement, fait désormais logiquement figure de prétendant au
Eurosport
Crédit: Eurosport
Paul Casey a toutes les raisons d'être confiant à l'entame du troisième tour de l'US Open. Vendredi, l'Anglais s'est en effet admirablement relancé dans la course au titre sur la deuxième journée de l'épreuve. Les choses ne s'annonçaient pourtant pas simple pour lui après une décevante carte de 77 rendue la veille. Gêné comme la majorité des golfeurs par les innombrables pièges du parcours d'Oakmont, Casey a manifestement su tirer les enseignements ce cette entame délicate. Bien lancé après un putt difficile et victorieux sur le 10, le premier trou de son deuxième tour, l'Anglais n'a ensuite plus manqué grand chose au point de rejoindre le clubhouse avec une excellente carte de 66, la meilleure depuis le début du tournoi.
Nommé rookie de l'année en 2001, Casey était évidemment radieux avec cette performance. "Ce tour fait certainement partie des meilleurs de ma carrière. Ce bogey sur le 18 est un peu dommage, il fait tâche. Mais je considère que l'US Open est le plus difficile des tournois. Oakmont est peut-être l'un des parcours les plus durs au monde, alors je me sens chanceux d'y avoir rendu une carte de 66 aujourd'hui", jubilait-il à l'issue de la journée.
Un entraînement bénéfique
Une joie d'autant plus compréhensible que l'Anglais avait préparé ce rendez-vous avec soin. Son premier tour manqué lui restait donc particulièrement en travers de la gorge. "Je m'étais entraîné dur en vue de l'US Open. C'est un véritable renversement de situation parce que j'étais très déçu après ce premier tour. Je suis donc parti m'entraîner entre les deux tours, ce qui est rare chez moi. D'ailleurs, je n'étais pas content de mon swing après cet entraînement. Mais il a bien marché aujourd'hui", a-t-il confié.
Bénéfique pour le jeu de Casey, ce surplus de travail a surtout permis à l'Anglais de se placer en embuscade dans la course au titre sur cet US Open qui ne lui a jamais réussi jusqu'à présent. S'il avait pris une honorable quinzième place de l'épreuve la saison passée, le natif de Cheltenham y avait éprouvé les pires difficultés à ses débuts en ne passant pas le cut lors de ses deux premières apparitions, avant d'abandonner sur la troisième. Après avoir brillé sur le circuit européen en 2006, en remportant notamment le championnat du monde de match-play et le Johnnie Walker Championship, Casey pourrait bien franchir un palier en Grand Chelem cette saison. A bientôt 30 ans, il prendrait ainsi la dimension que son talent appelle.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité