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Brown la résurrection
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Publié 02/03/2008 à 14:03 GMT+1
Mené de quatre coups par Taichiro Kiyota après 11 trous, le Néo-Zélandais Mark Brown (270, -18) a réussi une remontée incroyable pour remporter le Johnnie Walker Classic, son deuxième succès en deux semaines. Il devance le malheureux Japonais, Greg Chalme
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Crédit: Eurosport
Mark Brown est un revenant, dans tous les sens du terme. En 2003, il décide d'arrêter la compétition pour devenir professeur de golf, tant il est découragé par son niveau de jeu. Trois ans plus tard, il revient sur le circuit asiatique. Un an de disette en 2007 puis la résurrection lors de sa tournée indienne. Après sa première victoire parmi les professionnels, la semaine dernière lors du Sail Open, le Néo-Zélandais récidive en remportant aujourd'hui le Johnnie Walker Classic, à New Delhi. Il rejoint au palmarès du tournoi: Tiger Woods, Ernie Els, Adam Scott, Ian Palmer, entre autres... "C'est amusant de voir mon nom au sommet du classement. J'ai travaillé extrêmement dur pour cela et c'est un rêve qui devient réalité. Mon coach Mal Tongue m'a été d'un soutien essentiel" déclare le vainqueur du jour avec émotion.
La victoire est d'autant plus belle que le "Kiwi" y a ajouté la manière. Parti avec un coup de retard sur Taichiro Kiyota ce matin, Brown a vu l'écart se creuser au fil de la journée. Sur les neufs premiers trous, le Japonais aligne trois birdies et six pars tandis que deux bogeys annihilent les deux birdies de Brown. Cette marge de quatre coups en faveur de Kiyota ne va pas évoluer jusqu'à la fin du trou n°11. "A partir du trou n°12, j'ai commencé à penser à la victoire et j'ai perdu mon sang froid. Du coup, j'ai concédé un bogey et cela m'a déstabilisé. Cependant Mark Brown a joué à un très haut niveau sur le retour et j'ai vraiment le sentiment que c'est lui qui est allé chercher le titre" a commenté le n°474 mondial visiblement déçu. Brown quant à lui rentre un birdie sur le n°12 et voilà le retard tombé à deux coups.
"Mon pire coup depuis l'âge de 14 ans"
Le suspens grandit au fur et à mesure que la partie avance et la belle série de Brown ne fait que commencer. Deux nouveaux birdies aux n°13 et 14 contre deux pars au Japonais et voici les deux hommes à égalité... avec un troisième larron : Scott Strange! L'Australien (ci-contre) joue trois parties devant ses deux rivaux et s'apprête à rendre la carte de sa vie. A la fin du trou n°16 il se trouve à sept coups en dessous du par. "J'ai très bien joué, c'est ma meilleure performance depuis le début de l'année et je suis confiant pour le reste de la saison" analyse-t-il avec quelques regrets puisque deux bogeys au 16 et au 18 anéantiront ses espoirs de victoire. Il ne reste que deux prétendants au titre. La lutte est serrée. Brown enchaîne un quatrième birdie consécutif au n°15 et passe en tête du tournoi avec un coup d'avance sur Kiyota.
Les deux hommes sauvent le par au trou suivant mais le Japonais craque sur le green du n°17 en rentrant sa balle au bout de trois putts. Mark Brown possède donc deux coups d'avance à l'abord du redoutable par 5 n°18. La veille Kiyota y avait réussi une approche d'anthologie depuis le pied des tribunes. Cette fois, la chance va sourire au Néo-Zélandais. "Mon deuxième coup du 18 est le pire que j'ai frappé depuis l'âge de 14 ans ! Complètement excentré par rapport au club et si faible que j'étais sûr d'être dans l'eau. Elle ne pouvait pas atterrir ailleurs" témoigne ce dernier. Mais le fer 6 a suffi. La balle franchit in extremis l'obstacle d'eau et se pose sur le green. Deux putts plus tard, Brown peut lever les bras.
Avec une carte de 270 (-18), il devance de trois coups Taichiro Kiyota, Scott Strange et Greg Chalmers (273). Grâce à ce nouveau succès, il se hisse au septième rang du classement de l'Ordre du Mérite et envisage de jouer plus souvent sur le circuit européen : "Je rêve de jouer en Europe. Le circuit asiiatique a été fantastique pour moi cette dernière année ainsi qu'un tremplin pour revenir au haut niveau donc je voudrais aussi le promouvoir. J'espère que je pourrais jouer un peu dans les deux." Côté tricolore, on attendait Raphaël Jacquelin. C'est finalement Grégory Havret (25e) qui s'en est le mieux sorti avec une carte de 280 (-8) contre 282 (-6) au Lyonnais (34e). Ce dernier a craqué dans cet ultime tour qu'il termine à 75 (+3) malgré un eagle au trou n°6. Les favoris ont également déçu : Adam Scott, n°5 mondial, termine 30e (281, -7). Vijay Singh, n°11 mondial, fait à peine mieux avec une 17e place (279, -9).
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