Que va faire Juan Carlos Ferrero comme coach en golf ?

Du numéro 1 mondial en tennis à un grand espoir du golf :  Juan Carlos Ferrero a surpris ce week-end en annonçant son nouveau projet professionnel. L'ancien coach de Carlo Alcaraz va rentrer dans le staff d’Angel Ayora, la pépite du golf espagnol. Fin connaisseur du circuit pro, Jean François Lucquin, l’entraîneur de Tom Vaillant, nous éclaire sur l'impact qu'il peut avoir.

Juan Carlos Ferrero

Crédit: AFP

"Mettre quelqu'un dans son staff avec une renommée comme ça et une telle expérience du très haut niveau, c'est toujours un atout en plus". Jean François Lucquin, ancien golfeur professionnel devenu entraîneur, met tout de suite les points sur les i : la nouvelle aventure de Juan Carlos Ferrero lui donne l'eau à la bouche. Récemment séparé de Carlos Alcaraz qu'il a accompagné ces dernières années vers les sommets du tennis, le vainqueur de Roland-Garros en 2023 et ancien numéro 1 mondial a choisi de se lancer dans une autre expérience. Aussi atypique qu'intriguante. Le voilà dans le staff d’Angel Ayora, la jeune pépite du golf espagnol de 21 ans !
Ça ne vient pas de nulle part bien sûr. Amateur de la petite balle blanche depuis des années, Juan Carlos Ferrero est un excellent golfeur, qui affiche un handicap de 1.4. C'est son autre "passion" comme il aime le dire. Et il n'est pas "étranger" au monde du golf, alors qu'il a déjà été caddie à l'Open de Thaïlande en 2014 pour Sergio Garcia. Mais il est légitime de se demander comment il pourra aider Angel Ayora à passer de nouveaux caps étant donné qu'on parle d'un autre sport. Avec d'autres repères. D'autres ressentis.

Ferrero : "Le golf est avant tout un sport mental"

Alors qu’Angel Ayora possède déjà un coach pour l'accompagner au quotidien avec Juan Ochoa, Juan Carlos Ferrero va en fait apporter sa science et son vécu sur l'aspect mental. "Les joueurs sont habitués à réussir de superbes coups, et lorsqu'ils en ratent un, ils se culpabilisent énormément. Je pense qu'il y a beaucoup de travail à faire de ce côté-là. Ángel est très jeune, il vient d'arriver sur le circuit, il a encore beaucoup de parcours à découvrir et beaucoup de points à améliorer. Être ici avec eux, c'est pour l'aider à progresser sur le plan mental, car je pense que le golf est avant tout un sport mental", a expliqué Juan Carlos Ferrero ce lundi dans une interview accordée à TenGolf.
Le mental peut en effet être la clé à de nombreux succès en golf. Il faut réussir à se désinhiber de la pression et à rester constant malgré les aléas. Comme dans le tennis, où un petit événement peut vous faire perdre le fil d'un match. "Il y a pas mal de similitudes entre le tennis et le golf, comme avec beaucoup d'autres sports d'ailleurs, estime "Jeff" Lucquin, qui avoue discuter énormément avec Olivier Malcor, le coach de Quentin Halys, sur l'approche de leur métier. Il va énormément l'aider sur l'état d'esprit avant, pendant et après la partie : comment réagir quand on a une bonne perf' ou quand on a une mauvaise perf', qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là. Ça va être sur un point de vue global au niveau sport".
 
Il va essayer de mettre l'athlète dans les meilleures dispositions possibles pour qu'il performe
C'est évidemment tout sauf un détail quand on vise le plus haut niveau. Actuellement 115e au classement mondial et alors qu'il a repoussé une offre du LIV - le circuit saoudien -, Ayora, qui a remporté le Rosa Challenge Tour en 2024 et a pris la 20e place à la Race to Dubai l'année passée, cherche justement à passer de nouveaux paliers pour rentrer vraiment dans le grand monde du golf.  Dans cette quête, l'apport du "Moustique", qui va participer "à plusieurs tournois durant 8 à 10 semaines" et rester "en contact" quand il ne pourra pas accompagner son nouveau protégé sur les greens, peut s'avérer évidemment déterminant.
"Il est crucial de savoir comment bien se préparer, comment bien s'entourer, comment préparer les gros événements, et comment l'aborder mentalement, et je pense que Juan Carlos Ferrero va l'aider énormément là-dessus. (...) Il va essayer de mettre l'athlète dans les meilleures dispositions possibles pour qu'il performe, ajoute encore Lucquin, qui a pu observer Juan Carlos Ferraro à Dubaï ces derniers jours aux côtés d'Angel Ayora alors qu'il accompagnait son poulain Tom Vaillant. Il n'y a pas de recette miracle. Il faut faire les choses simplement. Et Juan Carlos Ferrero va lui apporter encore un peu plus un esprit de combattant, de 'warrior' pour franchir des caps sur le plan mental". A suivre donc.
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