L'Europe reste reine chez elle. Invaincus sur le Vieux Continent depuis 25 ans, les Européens ont à nouveau fait la loi sur leur sol ce week-end. Aux commandes depuis vendredi après-midi après un cinglant 4-0 dans la première session de "foursomes", ils n'ont plus laissé l'occasion aux Américains de revenir. Dimanche, à 17 heures, la victoire de Francesco Molinari face à Phil Mickelson a définitivement assuré le sacre des hommes de Thomas Bjorn, en les amenant au-dessus de la barre fatidique des 14 points.
C'est un beau symbole, tant Molinari aura été le héros de cette équipe européenne. Avec quatre victoires en double vendredi et samedi en compagnie de Tommy Fleetwood, et celle en simple dimanche, l'Italien est devenu le premier membre du Team Europe à apporter cinq points dans une Ryder Cup. Une performance historique, mais qui ne doit pas atténuer la performance d'ensemble de cette équipe, au final largement au-dessus des Etats-Unis, qui auront beaucoup, beaucoup déçu sur le parcours de l'Albatros, subissant au bout du compte un cinglant revers (17,5 – 10,5).
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Feu de paille US

Avec quatre points de retard samedi soir (6-10), les Américains étaient condamnés à l'exploit. Se référant à leur comeback de 1999 à Brookline ou celui opéré par les Européens à Medinah il y a six ans, ils voulaient y croire. Ils ont eu le mérite de mettre la pression sur leurs adversaires dimanche en début d'après-midi, en revenant à un petit point (10,5 – 9,5) à l'issue des quatre premiers simples. Justin Thomas, Webb Simpson et un formidable Tony Finau, respectivement vainqueurs de Rory McIlroy, Justin Rose et Tommy Fleetwood, ont ranimé la flamme, alors que Brooks Koepka partageait les points avec Paul Casey.
Mais ce ne fut qu'un feu de paille et, en réalité, l'Europe n'a guère eu le temps de trembler. Le reste des matches ont été globalement dominés par les Européens (7,5 – 4,5 sur les simples), et certains largement, à l'image de Thorbjorn Olesen, qui a surclassé Jordan Spieth (5 et 4). Sergio Garcia, autre symbole de cette équipe, y est allé lui aussi de son point contre Rickie Fowler. L'Espagnol, loin de son meilleur niveau cette saison, a malgré tout eu la confiance de son capitaine Thomas Bjorn et il n'a pas failli. La Ryder Cup a l'art de sublimer ce type de joueurs et Garcia est d'ailleurs devenu le joueur avec le plus de points en Ryder, détrônant Nick Faldo.
Intrinsèquement, les Américains étaient plus forts. Mais leurs individualités n'ont pas formé un collectif. Et certaines ont déçu. Tiger Woods, à nouveau battu dimanche par Jon Rahm, n'a ainsi pas rapporté le moindre point en trois jours. Dustin Johnson, le numéro un mondial, a subi de son côté la loi de Ian Poulter. Un autre symbole. Poulter, surnommé "Mister Ryder", aura incarné à merveille la force d'une équipe européenne qui a désormais remporté sept des neuf dernières éditions de la Ryder Cup.
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