Tiger Woods, arrêté pour conduite sous influence après un accident de la route en Floride : La déchéance sans fin

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Il rêvait de tenter un comeback sur ce Masters d’Augusta qui a tant fait sa gloire. Le fol espoir de Tiger Woods a sérieusement pris du plomb dans l’aile après l’accident dans lequel il a été impliqué, et qui lui a valu une arrestation pour "conduite sous influence". Un nouvel épisode qui pourrait bien ressembler au coup de grâce d’une descente aux enfers entamée en 2009.

Tiger Woods

Crédit: Getty Images

Il a été relâché et il n’a pas subi de blessures physiques. Ça, c’est pour les bonnes nouvelles. Du positif auquel il n’est pas si simple de se raccrocher après les nouveaux déboires de Tiger Woods. L’Américain a été arrêté pour "conduite sous influence" vendredi, après avoir été impliqué dans un accident de la route à Jupiter Island. Son véhicule s’est retourné après avoir heurté l’arrière de la remorque d’un camion. Resté en garde à vue durant huit heures pour délits mineurs, le minimum requis dans l’état de Floride, le golfeur de 50 ans a été libéré. Difficile, pourtant, de parler de moindre mal.
Son passif est trop lourd pour ça. Il y avait eu les révélations sur ses infidélités en 2009, après un premier accident de la route, qui avaient provoqué son divorce avec son épouse de l’époque, le mannequin Elin Nordegren, et largement écorné son image. Il y a eu son contrôle positif à la marijuana en 2017 après un autre accident. Son addiction aux médicaments éclate au grand jour. Quatre ans plus tard, c’est le corps brisé par de multiples fractures (tibia, cheville, pied) qu’il était ressorti d’une nouvelle sortie de route, après avoir heurté un terre-plein central à 135 km/h sur une route limitée à 70 km/h.
Woods avait failli être amputé d’une jambe. La douleur physique n’a fait qu’amplifier sa dépendance aux anti-douleurs. Il était invariablement tiré vers le bas. Mais l’homme aux 82 victoires croyait encore en ses chances de reprendre le fil de sa carrière. Il avait déjà réussi un fabuleux comeback en remportant son cinquième Masters en 2019 et l’hypothèse de le voir refouler les greens d’Augusta dans quinze jours, après une année blanche en 2025, n’était pas totalement écartée.

Trump : "Je me sens vraiment mal"

L’Américain y avait (un peu) donné corps cette semaine en participant à une épreuve indoor du circuit TGL, sa première compétition depuis 13 mois. "Je ne récupère plus comme quand j’avais 24 ou 25 ans, avait-il reconnu après le tournoi. Ça ne veut pas dire que je n’essaie pas. J’essaie depuis un moment. Je veux jouer. J’adore ce tournoi (le Masters, NDLR). J’adore y être depuis que j’ai 19 ans. Ça a beaucoup compté pour moi et ma famille au fil des ans. Nous verrons comment ça se passe. Je vais m'entraîner, jouer chez moi cette semaine et continuer à essayer de progresser."
Quelques jours plus tard, l’espoir, déjà maigre, de le voir participer au Masters semble définitivement envolé. S’il en est sorti, assez miraculeusement, sans dommage corporel, son accident laisse envisager une addiction toujours prononcée aux médicaments. "Tiger Woods présentait une altération des facultés, a déclaré John Budensiek, le shérif du comté de Martin, évoquant également "un état léthargique" du golfeur, vraisemblablement sous l’influence d’une sorte de "médicament ou de drogue" selon les experts qui l’ont examiné.
La perspective d’un comeback au Masters a laissé place à la terrible confirmation d’un constat. Celle d’une déchéance sans fin pour la plus grande star de l’histoire du golf. Elle ne peut laisser insensible. "Je me sens vraiment mal, a communiqué le président américain Donald Trump. Il traverse une période difficile. Il y a eu un accident. C'est tout ce que je sais. C'est un ami très proche. C'est une personne extraordinaire, un homme extraordinaire." Dont on se demande comment il pourra se relever de ce nouveau coup dur. Si ce n’est pas le coup de grâce.
 
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