La tension est à son comble. Derrière cet improbale trio de tête Oosthuizen-Henley-Mackenzie, la pression s'intensifie néanmoins puisque deux anciens lauréats de ce Majeur sont remontés au classement et pointent à deux longueurs : le tenant du titre Bryson DeChambeau et le Nord-Irlandais Rory McIlroy, sacré en 2011.
Oosthuizen était encore à leur hauteur à l'entame de son dernier trou, sur le parcours de Torrey Pines, quand ses ailes se sont soudainement déployées sur cet ultime par cinq, avalé en trois coups dont un superbe putt de presque 16 mètres. "Je disais à la balle de ralentir un peu. C'était finalement une bonne trajectoire et une bonne vitesse", a commenté le numéro 18 mondial, vainqueur du British Open en 2010, auteur de trois birdies mais aussi de quatre bogeys.
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03/04/2020 À 06:35
Deuxième de l'US Open en 2015, il est de loin le plus expérimenté du trio de tête, ses deux acolytes n'ayant jamais été si bien placés à la veille du dimanche décisif dans un Grand Chelem. Hughes, qui a fait un bond six places, a aussi réussi un eagle, après un putt long de 19 mètres au N.13, avant de placer un birdie au dernier trou, en sortie de bunker.

"Chair de poule"

"J'adore quand la foule exulte en voyant la balle aller dedans. C'est pour ces moments-là qu'on joue, ça me donne la chair de poule", a-t-il confié, en évoquant la présence de quelque 8.000 spectateurs. Rusell Henley, 63e mondial, n'a pas réussi de coup aussi impressionnant que ses deux coleaders, mais il a su rester suffisamment solide (quatre birdies, quatre bogeys) pour s'accrocher au fauteuil qu'il occupe depuis le début.
La grande question est désormais de savoir comment ce trio va aborder les 18 derniers trous dominicaux, sachant notamment l'identité des adversaires qui pointent leurs clubs derrière. "Il va falloir maîtriser les nerfs", a convenu Oosthuizen, quand Hughes, qui ne compte qu'un titre en USPGA, glané en 2016, concédait déjà : "Je sais que je vais être nerveux. Mais je vais essayer d'en profiter et d'embrasser le moment présent".
Rory McIlroy (N.11), lui, voudrait surtout embrasser une deuxième fois le trophée de ce tournoi, dix ans après. Et il a fait ce qu'il fallait pour s'en donner la possibilité, en rendant la meilleure carte du jour (67), grâce à cinq birdies (un bogey) dont un spectaculaire au N.12, sur un chip de presque 30 mètres. "C'est l'une des meilleures parties de golf que j'aie jouées depuis longtemps", s'est félicité le Nord-Irlandais, qui a gagné 17 rangs.

DeChambeau confiant

Bryson DeChambeau l'a rejoint à la 4e place, avec une carte de 68, soit trois birdies sans commettre d'erreur. Une première pour l'Américain dans un tour de Majeur. "C'est génial. Cela signifie que mon jeu est assez décent. Je me suis donné une grande chance pour dimanche", a-t-il réagi.
Derrière eux, l'Espagnol Jon Rahm (N.3) a connu une journée moyenne (72), mais demeure en embuscade à la 6e place, en compagnie des Américains Matthew Wolf et Scottie Scheffler, à trois longueurs des leaders. "Demain, quelqu'un devra prendre un départ rapide, j'espère que ce sera moi", a dit Rahm, qui a contracté le Covid-19 il y a deux semaines mais n'en ressent pas les effets néfastes.
Le numéro 1 mondial Dustin Johnson, qui a failli ne pas passer le cut vendredi, a lui effectué une belle remontée au 9e rang (-1). Position partagée avec Collin Morikawa, lui aussi en progrès. Si ces cadors peuvent espérer encore jouer les trouble-fête dimanche, d'autres ont définitivement perdu tout espoir, tel le Japonais Hideki Matsuyama, lauréat du dernier Masters. Vainqueur de l'USPGA en mai, Phil Mickelson a lui aussi vu s'envoler son rêve de remporter le seul Majeur manquant à son palmarès, en vivant une nouvelle journée difficile, notamment marquée par un double bogey et cinq bogeys (63e, +7).
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