Justin Thomas avait déjà occupé le trône pendant quatre semaines, entre le 13 mai et le 9 juin 2018. Fort de sa victoire à Memphis ce dimanche, il a chipé la place de numéro 1 mondial à l'Espagnol Jon Rahm, qui ne sera resté que deux semaines au sommet de ce classement longtemps occupé par le Nord-Irlandais Rory McIlroy.

"Si je redeviens numéro un mondial, j'espère que ça sera pour une plus longue durée", avait-il plaisanté avant le tournoi, estimant être aujourd'hui "un meilleur joueur, plus complet qu'à l'époque". A 27 ans, il devient le troisième plus jeune joueur des 60 dernières années à compter 13 victoires sur le circuit nord-américain PGA, derrière deux légendes : Tiger Woods et Jack Nicklaus. Cinquième après 54 trous, à quatre coups de Brendon Todd, le leader samedi, Justin Thomas a su inverser la tendance ce dimanche, rendant une carte de 65 (-5) pour finir avec un total de -13 et ainsi succéder au palmarès à Brooks Koepka, qui a fini à trois coups, partageant la 2e place avec Daniel Berger, Phil Mickelson et l'Anglais Tom Lewis.

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Brendon Todd déboule en tête
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"Cette victoire signifie beaucoup, surtout de la façon avec laquelle je l'ai remportée. Dans le passé, j'avais du mal en venant de derrière. A un moment je me suis demandé à quel point j'étais derrière et combien de joueurs me devançaient", a déclaré le natif de Louisville (Kentucky). Concentré sur son parcours, il n'a pas assisté à la spectaculaire dégringolade de Brendon Todd, auteur d'une carte 75 (+5) pour finir à la quinzième place (-7) après avoir été aux commandes deux jours consécutifs.

Koepka : un plouf et patatra

Tant est si bien que, pendant longtemps, le rival le plus dangereux de Thomas a été Koepka, qui a bien pensé pouvoir conserver son titre ce dimanche lorsqu'il a brièvement pris la tête au 13e trou. Justin Thomas a repris l'avantage au 16e trou, grâce à un birdie, pour ne plus le lâcher, poussant probablement un soupir de soulagement en voyant son concurrent craquer au 18e, en envoyant la balle dans l'eau, synonyme de double bogey, puis dans le bunker sur le coup suivant.

Une fin en queue de poisson certainement frustrante pour celui qui tentera de décrocher, dès jeudi prochain à San Francisco, une troisième victoire consécutive au Championnat PGA, première levée du Grand Chelem de la saison dont le calendrier a été bouleversé par le coronavirus. Thomas, vainqueur de ce Majeur en 2017, le seul de sa carrière, s'est lui mis dans les meilleurs conditions pour également s'imposer sur le TPC Harding Park, et ainsi assumer pleinement son nouveau statut de numéro un mondial.

Ce que n'a absolument pas réussi Jon Rahm. Deux semaines après sa victoire au Memorial, il n'a jamais vraiment réussi à dompter le parcours à Memphis, hormis dimanche, sa meilleure journée (66), pour échouer à la 57e place (+1), tandis que Rory McIlroy, également en difficulté depuis la reprise de la saison, s'est lui classé 47e (-1). Les deux meilleurs golfeurs européens du moment devront montrer un autre visage à San Francisco, où le vétéran Phil Mickelson, encore très bien placé (2e) ce week-end sans trop faire de bruit, espère jouer les trouble-fête, et où tous les regards seront tournés vers Tiger Woods, qui s'est fait rare depuis la reprise du cricuit en juin.

Brooks Koepka at the Tour Championship

Crédit: Getty Images

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