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France – Biélorussie, l’antisèche : Claude Onesta a relancé ses Experts
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Publié 21/01/2016 à 21:20 GMT+1
EURO 2016 – Les Bleus se sont repris et de fort belle manière (34-23). Les titulaires avaient plié la rencontre avant la pause, et c’est toute l’équipe qui respire mieux.
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Crédit: Eurosport
Le match
La rencontre n’aura vraiment duré que vingt minutes. Les Experts ont débuté avec autant de concentration que d’application pour rapidement plier l'affaire. Après trois minutes de rodage, Nikola Karabatic lançait la machine en inscrivant les trois premiers buts des Bleus. La défense retrouvait toute sa solidité, redevenant le bloc si difficile à contourner. Et si jamais les Biélorusses trouvaient finalement la faille, c’était pour mieux tomber sur un Thierry Omeyer des grands soirs. L’écart pouvait enfler, irrésistiblement : +5 après dix minutes, +10 après vingt minutes, jusqu’à +15 à la mi-temps sur un score quasi irréel de 20-5.
Claude Onesta a pu faire tourner une fois le match plié, permettant à tous ses joueurs de participer. Le banc a lâché un peu de terrain mais sans jamais perdre le contrôle. 34-23, score final pour une soirée quasi-parfaite (hormis la blessure de Kentin Mahé, entorse au doigt). Un tiers du boulot est fait, et il est bien fait.
Le joueur : Nikola Karabatic
Critiqué pour ses performances moyennes depuis le début de la compétition, Karabatic a rappelé à tout le monde pourquoi il est considéré comme le meilleur joueur de la planète. La France a été très tranquille, et c’est en bonne partie grâce à son leader offensif. Sa ligne de statistique est tout simplement parfaite : 9 buts en 9 tentatives. Le joueur du PSG a su retrouver son sens du but sur jeu placé en plus de sa puissance en contre-attaque. C’est la performance que l’on attendait de lui, en espérant qu’elle se confirmera durant le reste de cet Euro.
La stat : 5
C’est le nombre de buts encaissés par l’équipe de France à la mi-temps. Non, nous n’avons pas oublié un chiffre. La défense tricolore a pris à la gorge l’attaque biélorusse, pourtant menée par le meilleur marqueur de la compétition Rutenka. A grand coup d’interceptions sur les lignes de passe et d’arrêts monstrueux d’Omeyer, les Bleus ont littéralement dégoûté leurs adversaires. Cette impression de rouleau compresseur fait plaisir à voir et rappelle de bons souvenirs.
Le tweet qui résume bien la première période
La décla : Claude Onesta
La question : Les options prises par Onesta seront-elles décisives ?
Après la phase de poules, les critiques ne s’étaient pas seulement tournées vers les joueurs. On avait senti Claude Onesta peu inspiré, en manque de ressources pour trouver des solutions face à la Pologne. Exit Narcisse et Guigou, bienvenue Nyonkas et Mahé : avec ces deux changements dès le coup d’envoi, le sélectionneur des Experts avait décidé d’être radical. Et grand bien lui a pris ! La France a mis trois minutes à rentrer dans son match, le temps de trouver les automatismes. Et la correction a démarré. Premier but encaissé après sept minutes de jeu, un 8-0 entre la 14e et la 26e minute... les Français ont déroulé, les Biélorusses ont dérouillé.
Avec 20-5 à la pause, Onesta a pu faire tourner son effectif. Là encore, les changements ont eu du bon. La Biélorussie a diminué l’écart, mais elle pouvait de toute façon difficilement faire moins bien. Si la nouvelle rotation du sélectionneur français se confirme samedi contre la Croatie, le banc des Bleus aura fier allure, offrant plus d’équilibre que lors du premier tour. Porte, Guigou et Narcisse encadrent désormais la classe biberon, lui donnant de l’expérience et un petit surplus de talent non négligeable pour aller loin. Des choix forts, dictés par l’obligation de réagir vite pour gagner tous les matches de tour principal et qui ont tout pour fonctionner.
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