C'est une habitude que les Bleues affectionnent. Et nous aussi, à vrai dire. Depuis les Jeux Olympiques de Rio en 2016, les joueuses d'Olivier Krumbholz ont atteint à sept reprises (sur huit possible) les demi-finales d'un grand tournoi, que ce soit aux JO, à l'Euro ou au Mondial. Une régularité nouvelle pour la France, qui s'inscrit parmi les toutes meilleures équipes au monde. Attendues, elles ont donc répondu présent, ce mercredi soir, face à la Suède (31-26). Même si rien n'a vraiment été simple, surtout en première période.
Le film du match
"Il va falloir un mental d'acier et se préparer à vivre peut-être un money-time chaud dans un match à élimination", avait d'ailleurs prédit le sélectionneur Olivier Krumbholz à la veille du quart de finale. En défense, elles ont eu du mal pendant une mi-temps à museler la gauchère de Nantes Nathalie Hagman, intenable depuis le début du Mondial. Mais l'entrée en jeu de Cléopatre Darleux (5 arrêts dans les moment clés) dans le but a fait du bien, pour suppléer Laura Glauser. A la mi-temps, le score était de parité (15-15). Au retour des vestiaires, le rouleau compresseur tricolore s'est mis en route, avec une défense imperméable.
Championnat du monde
La douche froide
19/12/2021 À 18:01
Sur une interception de Grâce Zaadi et une contre-attaque de Coralie Lassource, les Françaises ont pris les commandes et ont fermé la boutique derrière. "J'ai pris beaucoup de plaisir en défense ce soir. On a réussi à fermer le jeu, à les embêter. Défensivement, on s'est régalé. Même si elles ont marqué quelques buts, on a été bien (…) C'était top", a notamment réagi Zaadi au micro de beIN Sports. Béatrice Edwige, elle, a confié toute sa "fierté" de faire partie "de cette superbe défense française"., qu'elle estime tout simplement "excellente". "La défense a été héroïque, donc il y a tout lieu d'être content, satisfait, heureux", s'est enthousiasmé le sélectionneur des Bleues.
On savait que ça allait durer tout le long du match
"On a pris du temps pour creuser l'écart, mais ça s'est fait, c'est le plus important, s'est félicité Coralie Lassource après la course. On savait très bien que si on gagnait, on passait en demies, donc il nous faut un petit temps sur les matches comme ça." "On savait que ça allait durer tout le long du match, que ça allait être dur, engagé, palpitant, fatigant et usant", a-t-elle ajouté.
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Pour une place en finale, les Françaises vont aborder la deuxième étape de leur périple scandinave face au Danemark, invaincu depuis le début du tournoi tout comme les Françaises, et qui arrivent sur ce Championnat du monde fraiches puisqu'elles n'ont pas disputé les Jeux à Tokyo. Autant dire que la montagne est énorme. Mais pas insurmontable. Pas pour des championnes olympiques, du moins.
Le dernier affrontement entre Françaises et Danoises en compétition officielle remonte à l'Euro-2020. Les Bleues s'étaient imposées 23 à 20 au premier tour, entrouvrant la porte vers le dernier carré. "Il reste deux matches pour aller chercher l'or. On ne va pas se le cacher, on a envie de la chercher cette médaille. J'espère que ça va le faire, qu'on va réussir et qu'on sera heureuse à la fin", conclut la capitaine française.

"On est resté calme et stable"

Pour Olivier Krumbholz, le devoir a été accompli ce mercredi soir. Cap désormais sur la demie. "On accède aux demi-finales, ça veut dire un week-end de handball ici et en France. Le devoir est accompli, et plus si affinités. On est resté calme et stable. On était un peu déçu de prendre ce dernier but en fin de première période. Mais ça reste anecdotique, et on a très bien géré ce début de mi-temps. Ensuite, c'était difficile pour elles de revenir, parce que l'on a rien lâché. Quand l'équipe de France mène, elle ne se relâche pas", a-t-il assuré.
Avant de faire passer un message clair à ses joueuses. "Il faudra être un peu plus serein, alors que l'on a largement les moyens de dominer sur une défense haute, comme l'a très bien fait Méline Nocandy, a-t-il prévenu. On peut faire mieux, mais on s'enlève quand même une pression. J'espère que tout le monde va se lâcher, va être joueur. J'ai confiance dans les gardiennes. Je sais qu'elles vont faire un très beau week-end."
Mais, au fait, quelle est sa recette miracle depuis 2016 et cette razzia de médailles ? "La recette, c'est le travail, l'engagement, la combativité, estime-t-il. C'est une équipe très ambitieuse, très combative, et quand on arrive sur des matches aussi importants que celui-là, il y a une forme d'intransigeance dans l'investissement qui leur donne peut-être un petit plus supplémentaire. Il y a de vraies leaders qui rassurent par leur engagement et leur compétence aussi. Une équipe qui a fait parler d'elle comme ça, elle suscite de l'engouement et à partir de ce moment là, les Français aiment voir cette équipe gagner. Ça met une pression sur l'équipe et sur l'encadrement."
(Avec AFP)
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