Getty Images

Championnat du monde : Les Bleus dans le dernier carré dès lundi ? "Ce serait un luxe incroyable"

Les Experts dans le dernier carré dès lundi ? "Ce serait un luxe incroyable"

Le 21/01/2019 à 00:37Mis à jour Le 21/01/2019 à 00:55

CHAMPIONNAT DU MONDE - La France se trouve à un pas des demi-finales. Les Bleus ont dominé l'Islande ce dimanche à Cologne (31-22) et pourraient rejoindre le dernier carré dès lundi en cas de succès de l'Allemagne contre la Croatie. Un scénario qui séduit tout le monde. A commencer par Didier Dinart.

A l'issue du Championnat du monde, quelle que soit la conclusion de l'aventure tricolore, peu se souviendront de la rencontre remportée ce dimanche face à l'Islande (31-22). Parce que la victoire des Bleus était attendue face à un adversaire vaillant, agressif mais plus limité dans tous les domaines. Et que le scénario de la partie a rapidement permis de valider la supériorité des Bleus. Le 6-0 initial a donné le la. La suite a été limpide.

La France s'est pourtant donné la possibilité de rallier de manière précoce le dernier carré. Avant même le dernier match du tour principal mercredi contre la Croatie. Ce qui ne serait pas un mince avantage. L'Allemagne peut l'y envoyer dès lundi en cas de succès contre ces mêmes Croates, qui ont compromis leurs chances en s'inclinant contre le Brésil (29-26). "Ce serait un luxe incroyable, avoue Didier Dinart. Mais il ne faut rien attendre des autres. L'avantage c'est qu'on sera tranquillement devant la télévision à regarder les autres s'entretuer."

"On savait que le Brésil pouvait poser des problèmes à tout le monde, ajoute Valentin Porte. De là à gagner (contre la Croatie), je ne pensais pas. Mais c'est la beauté du sport et ça fait nos affaires. Ce n'était pas forcément prévu mais on prend."

Un collectif concerné

Cette rencontre face à l'Islande a été une nouvelle preuve de la force collective des Bleus. De Nikola Karabatic, particulièrement utile en défense, à Melvyn Richardson, encore impeccable en attaque (5/5), en passant par Vincent Gérard, auteur de deux buts et 14 arrêts (!), l'intégralité du groupe a pris part à la fête. "On n'a pas eu un match mitigé comme a pu avoir parfois contre des équipes prétendues plus faibles. On a pu faire participer les seize joueurs", note Didier Dinart, satisfait.

Même son de cloche du côté du jeune Dika Mem, qui fait partie des douze buteurs tricolores du jour : "On est content, le coach a pu faire les rotations. On a fait un très bon match. Il y a eu quelques petits moments de relâchement mais dans l'ensemble c'est très positif."

Melvyn Richardson, qui n'a manqué qu'un tir depuis son arrivée dans le groupe, profite pleinement des opportunités qui lui sont offertes : "Je prends ce qu'il y a à prendre, explique-t-il au micro de BeIN Sports. On m'offre du temps de jeu, il faut que je concrétise ça en donnant le maximum pour gagner la confiance des coéquipiers et du staff."

Le "déclic" espagnol

A l'évidence, la France monte en puissance dans le tournoi, comme l'a montré la prestation aboutie contre l'Espagne, qui était encore dans les têtes au moment de démarrer la rencontre face à l'Islande. "On a pris du plaisir sur le terrain. Je pense que ça se voit, souligne Nikola Karabatic, interrogé par TMC. Le match contre l'Espagne hier (samedi, ndlr) nous a aussi servi de déclic. Ça nous a donné beaucoup de confiance. Enchaîner deux matches importants comme ça, c'est vraiment important avant d'affronter la Croatie."

Si les demi-finales se rapprochent et pourraient devenir une réalité dès lundi, la France a d'ores et déjà atteint un objectif. Celui de se qualifier pour le tournoi de qualification olympique. Un premier accomplissement qui ne risque pas de combler l'appétit des Bleus.

Nikola Karabatic
0
0