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France – Allemagne : "On n’a jamais douté, c’est ça qui a fait la différence"

"On n’a jamais douté, c’est ça qui a fait la différence"

Le 27/01/2019 à 18:31Mis à jour Le 27/01/2019 à 19:46

CHAMPIONNAT DU MONDE – "On n'a pas produit le plus beau handball aujourd’hui, mais on était à 200% dans le combat", s'est réjoui Nedim Remili après la médaille de bronze arrachée par l'équipe de France face à l'Allemagne (25-26) dimanche. Les Bleus ont fait preuve de caractère et ils en sont fiers.

Il fallait les voir sauter comme des enfants, en rond, sur le terrain du Jyske Bank Boxen de Herning pour comprendre à quel point les Bleus ont souffert ce dimanche, face à l’Allemagne, lors de la petite finale des championnats du monde. À bout physiquement, 48 heures après la désillusion essuyée face au Danemark en demi-finale, et face au co-organisateur du tournoi qui ne comptait rien lâcher, le groupe France savait bien avant la rencontre que tout se jouerait au mental pour décrocher une énième breloque.

"On a essayé de ne pas trop s’apitoyer, de penser à ce match [face au Danemark], d’aller chercher la médaille tous ensemble", racontait Michael Guigou au micro de beIN Sports plusieurs minutes après le coup de sifflet final. Pourtant, la fusée tricolore a eu un gros bug à l’allumage, n’atteignant même pas la barre des 10 buts inscrits après 30 minutes de jeu (13-9). "En première mi-temps on a été un peu en dedans, surement à cause du gout amer qu’on avait dans la bouche après la demie", reconnaissait Nedim Remili, tout sourire.

Lui et ses coéquipiers, pourtant en place défensivement, ont multiplié les gros ratés devant, rentrant à la pause avec un déficit de 4 buts qui les mettait dos au mur. Au soutien de son groupe, le sélectionneur Didier Dinart les a alors exhortés à profiter de l’instant présent : "Ce n’était pas évident, on s’est dit qu’il ne fallait pas baisser la tête se battre pendant une demi-heure garder la sérénité pour revenir dans le match." Ce que sa troupe a rapidement fait (14-14, 37e).

"On était tous fatigués, le stress en a rajouté mais on n’a pas douté !"

Face à la densité physique des allemands, les Bleus n’ont pas rechigné à aller au contact : "On n'a pas produit le plus beau handball aujourd’hui, mais on était à 200% dans le combat", dixit Nedim Remili. Et ce combat de gladiateurs, les Bleus en sont sortis vainqueurs, provoquant notamment l’exclusion définitive du pivot Patrick Wiencek (38e), pour 3 exclusions temporaires de 2 minutes.

Un combat de tous les instants qui explique l’explosion de joie tricolore, avec cette image d’un Didier Dinart comme un fou, les deux poings serrés au buzzer, laissant exploser un cri de rage devant les officiels, avant de prendre part à la fête de son équipe : "Ils [les Français] ont joué jusqu’à la dernière seconde, et ça a basculé en notre faveur", se félicitait le sélectionneur tricolore.

"On a été la chercher, on est vraiment contents", jubilait Thimothey N’Guessan après coup, tandis que son coéquipier Luc Abalo, auteur de sa plus belle prestation de la quinzaine, a parfaitement décrypté : "On était tous fatigués, le stress en a rajouté mais on n’a pas douté ! On gagne le match sur ça". Longtemps en retrait dans ce Mondial, Nikola Karabatic a fini par être aussi décisif qu’attendu, en marquant le but de la victoire à la cloche : "C’est pour des moments comme ceux-là que je fais ma passion." Et c’est pour c’est moments-là qu’on les suit.

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