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Championnat du monde - France - Danemark : trois raisons d'y croire... et trois de se méfier

Les Bleus face au Danemark : trois raisons d'y croire... et trois de se méfier
Par AFP

Le 24/01/2019 à 12:43Mis à jour Le 25/01/2019 à 10:01

CHAMPIONNAT DU MONDE - La demi-finale des Bleus approche. Voici trois raisons de croire en la victoire de la France face au Danemark, vendredi (17h30) à Hambourg, et trois raisons de se méfier.

Trois raisons d'y croire

  • La force collective des Bleus

Le sélectionneur Didier Dinart a largement fait tourner son effectif où tous les postes sont doublés voire triplés par des joueurs ayant quelque chose à apporter. Sur les huit matchs disputés (6 victoires, 1 nul, 1 défaite), deux comptaient pour rien, dont le dernier perdu contre la Croatie mercredi (23-20). Épargnée par les blessures, la France aborde le dernier carré avec probablement des réserves d'énergie, même si certains ont déjà beaucoup donné, à l'image du pivot Ludovic Fabregas (5h 47 min de jeu) ou le gardien Vincent Gérard (5h40min).

  • Une défense rassurante

Gros point fort habituel des Bleus, l'arrière-garde a encore été à la hauteur. Le duo des pivots Luka Karabatic et Ludovic Fabregas, les "deux tours jumelles" du sélectionneur Didier Dinart, ont abattu un travail énorme, encore plus à la suite de la blessure de Cédric Sorhaindo. Le gardien Vincent Gérard réussit un excellent tournoi. "La défense est en place, c'est notre principale certitude", dit l'arrière Nedim Remili. A noter tout de même qu'avec 23,5 buts de moyenne, la France en a encaissé plus que l'Allemagne (22,5) contre les mêmes adversaires et que le Danemark (21,4), dans un poule moins difficile.

Vincent Gérard lors du match de Mondial Islande - France, le 20 janvier 2019 à Cologne.

Vincent Gérard lors du match de Mondial Islande - France, le 20 janvier 2019 à Cologne.Getty Images

  • Les grandes victoires du passé

La longue histoire des France-Danemark est jalonnée de grandes victoires des Bleus : en finale du Mondial-2011, en finale de l'Euro-2014, au Danemark, à Herning, où sera joué le match pour la médaille d'or dimanche, en demi-finale du Mondial 2009, etc. La dernier duel important date de janvier 2018 à l'Euro où la France s'était imposée pour la médaille de bronze. "Nous avons toutes les clefs et nous avons l'équipe pour les faire douter et les battre", assure Nikola Karabatic, qui a repris peu à peu sa place dans la rotation après sa récupération-éclair d'une opération au pied gauche.

Trois raisons de se méfier

  • La défaite de Rio

Mais s'ils ont pu à un moment donné un complexe français, les Danois s'en sont débarrassé il y a deux ans en finale des jeux Olympiques. Favoris pour une troisième médaille d'or d'affilée, les Bleus avaient subi à Rio leur défaite la plus marquante de la décennie. "Un souvenir douloureux", avoue Ludovic Fabregas.

  • La confiance des Danois

Les Scandinaves, coorganisateurs avec l'Allemagne, qui affrontera la Norvège dans la deuxième demi-finale, ont tout balayé sur leur passage à Copenhague dans le match d'ouverture puis à Herning, dans la partie continentale du pays. Huit matchs, huit victoires par un écart moyen de 9,6 buts, dans des poules moins relevées (Norvège, Tunisie, Chili, Autriche, Arabie Saoudite, Hongrie, Egypte, Suède) que du côté français. Pour la seule fois du tournoi, les Danois ne joueront pas devant leur public. "Mais la frontière n'est pas loin de Hambourg (environ 150 km). On ne s'attend pas à avoir le public avec nous", souligne Nedim Remili.

  • La menace Mikkel Hansen

Les Danois s'appuient sur l'une des stars mondiales du handball, l'arrière du PSG Mikkel Hansen. Cet attaquant surdoué est capable de faire sauter toutes les défenses grâce à son fulgurant coup de poignet. Et il a l'habitude d'être là dans les moments décisifs. Il est le meilleur buteur du tournoi avec 53 buts. "C'est le joueur-clef", dit le gardien de Montpellier Vincent Gérard, qui le connaît parfaitement.

Mikkel Hansen

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