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Mondiaux 2019 : La France termine le tour préliminaire par une victoire face à la Russie (23-22)

Une victoire poussive mais l'essentiel est ailleurs

Le 17/01/2019 à 21:51Mis à jour Le 17/01/2019 à 23:27

MONDIAUX 2019 - Longtemps malmenés par une valeureuse équipe de Russie, les Français ont attendu les dernières minute du match pour prendre les devants et finalement s'imposer pour le dernier match de leur tour préliminaire (23-22). Qualifiés avant la rencontre, ils retrouveront au tour principal la Croatie, l'Espagne et l'Islande.

Kentin Mahé s'est transformé dans le "money time". Jusque-là en grande difficulté (0/4), il a marqué ses trois buts dans les cinq dernières minutes de la rencontre pour offrir un succès poussif à l'équipe de France, ce jeudi à Berlin face à la Russie (23-22). Nikola Karabatic, dont c’était le premier match depuis une opération du pied gauche il y a trois mois, s'est quant à lui montré très discret (0 but, à 0/3). Les Bleus n'avaient, arithmétiquement, rien à jouer dans ce dernier match du tour préliminaire, et cela s'est vu. Malgré cette prestation en demi-teinte, ils terminent premiers du groupe A, avec quatre succès et un nul en cinq rencontres.

Tous les regards se tournaient vers deux hommes, en début de rencontre. Deux hommes qui ont intégré le groupe français depuis le dernier match des Bleus : Nikola Karabatic, qui a remplacé numériquement Cédric Sorhaindo, blessé au mollet ; et Melvyn Richardson, fils de Jackson, écarté de dernière minute et rappelé par le staff des Bleus à la place de Nicolas Claire. L'un faisait son retour, l'autre ses débuts à un tel niveau de compétition.

Karabatic sur la retenue, Richardson dans la lumière

Nikola Karabatic a donné le ton d'une entame ratée des Tricolores. Un tir sur la barre (2e) puis un duel perdu (4e) par celui qui "fêtait" ce soir sa 300e cape, et la France s'est retrouvée menée de trois buts après cinq minutes de jeu. Dika Mem a débloqué le compteur français à la 6e minute (1-3) et les débats se sont équilibrés. Le jeune Melvyn Richardson, 22 ans à la fin du mois, a été à la hauteur de l'événement (4 buts, à 4/5), contribuant à maintenir la France au contact à la mi-temps (12-12).

Kosorotov à la lutte avec Adrien Dipanda et Nicola Karabatic lors de France-Russie

Kosorotov à la lutte avec Adrien Dipanda et Nicola Karabatic lors de France-RussieGetty Images

Le début de deuxième période des Français a été encore plus médiocre que leur première mise en route. Le turnover opéré par Didier Dinart et son staff − quasiment une équipe par mi-temps − a certainement pesé dans les nombreuses pertes de balle, mais celles-ci ont également témoigné d'un investissement sur courant alternatif. Face à ces Bleus jouant avec le frein à main, la Russie, déjà éliminée, a creusé l'écart, portée par la performance majuscule de son gardien, Victor Kireev. Les Russes ont ainsi mené de quatre buts à l'approche des dix dernières minutes (17-21, 49e).

Mem sorti par précaution

Un but de Mem, en force, puis un bijou de tir en déséquilibre de Ludovic Fabregas, servi par Nikola Karabatic, ont permis à la France de revenir à -2. Mahé a ensuite raté un jet de 7 mètres (19-22, 54e)… avant d'enfiler l'habit du sauveur (trois des quatre derniers buts des Bleus), face à une équipe russe fébrile et mise en échec par Cyril Dumoulin, entré à la pause. L'ultime 9 mètres d'un Dmitrii Kiselev en grand manque de réussite ce soir (2/11) a terminé dans le mur français et scellé le sort du match.

Dans cette fin de match heureuse, s'est glissée une inquiétude. Mem est sorti à la 58e, juste après avoir marqué, s'étant fait mal sur sa réception. Le staff tricolore n'a pour l'instant rien communiqué, au sujet d'une éventuelle blessure, à deux jours du début du tour principal. Un tour principal que les Bleus aborderont avec 3 points au compteur, en deuxième position du groupe I, derrière la Croatie (4 points). Les doubles champions du monde en titre affronteront successivement l'Espagne (samedi, à 18h), l'Islande (dimanche, à 20h30) et la sélection croate (mercredi, à 20h30). Le tout à Cologne, où ils seraient bien inspirés de ne pas (uniquement) compter sur une tardive métamorphose.

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