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Estelle Nze Minko, sacrée en Ligue des champions avec Györ : "Un week-end de malade"
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Publié 02/06/2024 à 22:15 GMT+2
Estelle Nze Minko se sent "privilégiée" d'avoir enfin remporté dimanche la Ligue des champions avec Györ, un titre qui la met "dans une très bonne disposition" à la préparation olympique des Bleues. Arrivée dans le grand club hongrois en 2019, l'arrière gauche tricolore avait participé à trois Final Four infructueux avant la victoire en finale contre le club allemand de Bietigheim (30-24).
Le Györ de Nze Minko retrouve enfin les sommets européens : sa victoire en finale en vidéo
Video credit: Eurosport
Estelle Nze Minko, vous devez être très heureuse après cette première Ligue des champions...
E.N.M. : Incroyable ! Que dire ? C'est un week-end de malade ! Je suis trop contente, trop fière de nous. Je ne sais pas comment expliquer, mais ce week-end, il y a tellement de leçons pour moi. Il y a plein de choses que j'ai travaillées, que j'ai mises en place et qui m'ont renforcée, vraiment, ce week-end. J'ai juste hâte de kiffer avec mes coéquipières, d'aller faire la fête, voir ma famille, puis de prendre deux semaines de vacances et de réfléchir un peu à tout ça.
Ce tournoi est tellement difficile, une seule équipe en ressort bien et j'ai déjà été plusieurs fois de l'autre côté que je me sens privilégiée, surtout avant les Jeux, de rentrer chez moi avec la Ligue des champions, de la confiance, du 'kiff' et de repartir pour la prépa des Jeux. Ca me fait arriver dans une très bonne disposition.
Vous avez tout gagné avec l'équipe de France et en club, vous pouvez prendre votre retraite...
E.N.M. : C'est exactement ce que je me suis dit ! (rires) Le chemin aussi me fait kiffer, parce que quand j'ai signé à Györ, je me suis dit que j'allais gagner la Ligue des champions presque sans rien faire: 'L'équipe a gagné la Ligue des champions (6e titre dimanche, NDLR), donc je vais venir, même si je ne joue pas, on va gagner la Ligue des champions.'
Bien entendu, c'était un raisonnement un peu stupide. Je m'en suis rendue compte un peu plus tard. Mon parcours à Györ a une vraie histoire (elle a eu du mal à s'adapter au début, NDLR), donc réussir à aller au bout du truc au quatrième Final Four, c'est fort. Et ça a encore plus de saveur, finalement, parce que je sais par où le club est passé, je sais par où je suis passée aussi."
Vous disiez après la demi-finales que vous vouliez être "vous-même" sur ce Final Four. Est-ce ce que vous avez changé ?
E.N.M. : Oui, carrément. Et être un peu plus relâchée. En défense prendre beaucoup de profondeur, faire 'chier' un peu l'attaque adverse. En attaque être un peu créative, aller chercher des espaces. Et franchement, je l'ai fait. Donc, je suis trop contente."
Avez-vous changé des choses plus précisément ?
E.N.M. : Oui, plein de choses. Mais on en reparlera cet été, non ? Depuis l'Euro (2022) et notre fameuse défaite contre le Monténégro pour le match du bronze, j'ai changé beaucoup de choses. Après ce match-là, j'étais vraiment au bout du bout. Et du coup, j'ai changé beaucoup de choses."
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