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Nicolas, un avenir en bleu
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Publié 20/12/2006 à 15:00 GMT+1
Après la récompense bronzée ramenée de l'Euro-2006, Valérie Nicolas croit aux chances tricolores au Mondial 2007, qui se déroulera en France. La gardienne des Bleues, qui vient de changer de club au Danemark, salue le travail de ses coéquipières et d'Oliv
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Crédit: Eurosport
Valérie Nicolas, quel regard portez-vous sur le parcours de l'équipe de France lors de l'Euro en Suède ?
V.N. : Au fur et à mesure de la compétition, nous avons vu qu'en travaillant, en analysant bien l'équipe adverse et en trouvant la meilleure tactique défensive pour la maîtriser, nous pouvions poser des problèmes et gagner, en se basant sur notre efficacité défensive et notre jeu rapide. Cela a payé.
Les matches de préparation ont donc été bénéfiques ?
V.N. : Lors du dernier tournoi en Norvège, nous avions pris moins 13 contre la Norvège. Cela a été un véritable déclic. Nous sentions que nous ne prenions pas la bonne direction. Notre entraîneur Olivier Krumbholz a lancé un débat et nous lui avons dit que nous souhaitions mieux étudier le jeu de nos adversaires car certaines de nos jeunes joueuses ne connaissent pas le niveau international. Nos demandes ont été enregistrées et le staff vidéo a été plus précis dans ses observations et ses explications.
En perdant de justesse face à la Norvège, éprouvez-vous des regrets désormais ?
V.N. : Bien sûr. On se dit que nous serions peut-être qualifiées directement pour les jeux Olympiques car c'est le cas pour le champion d'Europe. Si nous ne parvenons pas à aller aux JO, nous aurons srement des regrets. A 24-24 en demi-finale, il restait trois ou quatre minutes, l'arbitre siffle une faute inexistante. Tout le monde l'a reconnu. C'est vrai que nous n'avons pas non plus produit un match parfait mais nous l'avions bien préparé et nous leur avons posé des problèmes. En finale, les Russes nous paraissaient bien fatiguées alors que nous, face à l'Allemagne, nous avons réussi à gagner ce match sans trop de souci. Peut-être que le champion aurait été différent sans cette erreur.
Le Mondial-2007 se dispute en France. Quelles perspectives espérez-vous pour cette échéance ?
V.N. : De bonnes perspectives. Olivier Krumbholz pourra compter sur un noyau dur de ce collectif. Il y a des anciennes qui ont été largement au niveau comme Isabelle Wendling, élue meilleure défenseur de l'Euro, des jeunes qui ont joué le Mondial l'an dernier et beaucoup appris sur cet Euro. Mais, il ne faut pas s'endormir. Il faut travailler sur nos points faibles et l'attaque notamment. Nous serons alors vraiment compétitives. Nous sommes concernées par ce Mondial car tout sportif de haut niveau attend de jouer et de montrer ce qu'il sait faire devant son public.
Et le public justement... le public suédois n'a pas répondu présent. Cela sera différent en France ?
V.N. : Je pense que l'organisation va tout faire pour qu'il y ait des salles remplies, alors qu'en Suède nous n'avons pas toujours joué devant des tribunes pleines. Lorsque l'on voit les athlètes de sports collectifs ou individuels qui ont eu la chance d'évoluer en France pour un championnat, on a vu ce qui s'est passé. Je pense que cela peut apporter le petit truc qui fait la différence.
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