CLAUDE ONESTA, quelle analyse faites-vous de vos deux premiers matches ?
C.O. : Deux copies médiocres, pas par le résultat qui est globalement satisfaisant, mais par la manière qui n'est pas celle qu'on peut attendre. Ce n'est pas le programme qui était prévu. Quand on a dit galactique, j'ai toujours gardé beaucoup de mesure. Quand je dis qu'il n'y a pas de marge, je pense savoir pourquoi.
Pourquoi, précisément?
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20/01/2010 À 13:28
C.O. : Cette équipe est capable d'être brillante dès lors que chaque individu est au maximum de sa concentration, de son humilité et de sa détermination. Par contre, chacun des individus, qui sont souvent présentés comme exceptionnels, à mes yeux ne le sont pas. Ce sont des joueurs de grand talent mais qui sont aussi capables de prestations médiocres. On a eu en deux jours la confirmation malheureuse de ce que j'essaie de dire.
Qu'est ce qui n'a pas fonctionné ?
C.O. : Les difficultés sont venues du rendement des joueurs cadres. On peut citer Guigou, Omeyer, Dinart le premier jour (contre la Hongrie) et le lendemain (contre la République tchèque) Karabatic, Narcisse, Guillaume Gille. Ils ont du mal à enchaîner les prestations de qualité, donc on redevient une équipe commune, avec des joueurs de talent. Mais des joueurs de talent il y en a dans toutes les équipes. Ce qui rendait la nôtre plus forte, c'était la capacité à écraser l'adversaire de manière froide. Là, on est capable de se concentrer, mais pas de manière durable, de s'appliquer, mais toujours en réaction, pas forcément de manière préméditée. Donc on n'est plus du tout extraterrestre mais tout à fait terrestre. On est redevenu humain et c'est très bien.
Comment expliquez-vous ces difficultés ?
C.O. : Quand je dis qu'on a fait une mauvaise préparation, ce n'est pas du discours. Aujourd'hui, j'ai demandé aux joueurs de comparer notre préparation à Pékin et celle-ci. Avant Pékin, je n'ai jamais entendu quelqu'un se plaindre, dire qu'il avait mal quelque part. Là, toute la journée, on en entend un qui se mouche, l'autre qui tousse... C'est significatif. On ne se protégeait plus, on a recommencé à se protéger. Avant Pékin, je me demandais comment les freiner. Vous leur demandiez dix ils faisaient onze. On n'en est plus là.
Le groupe parait pourtant concerné…
C.O. : C'est imperceptible car on a l'impression que tout le monde est concentré. Mais l'état d'esprit, c'est toutes les minutes du jour. C'est en se levant le matin, qu'on sent la douleur ou qu'on passe au-dessus, qu'on lutte contre elle ou qu'on la subit. Le sport de haut niveau, c'est balayer les problèmes.
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