Eurosport
Les Bleues devront grandir
Par
Publié 03/12/2008 à 01:30 GMT+1
L'équipe de France féminine débute son Euro mercredi soir contre le Danemark, trois fois champion (la dernière en 2002) en sept éditions. Dans une "poule des plus difficiles", selon Krumbholz, les Bleues devront finir dans les trois premières du groupe po
Eurosport
Crédit: Eurosport
L'équipe de France féminine, considérablement rajeunie après les Jeux de Pékin, aborde son premier rendez-vous majeur, le Championnat d'Europe, à partir de mercredi à Skopje, sans se faire trop d'illusions. Les Tricolores sont médaillées de bronze en titre à l'Euro, mais vu le grand chambardement post-olympique, il n'est pas vraiment question de rééditer cet exploit en Macédoine. "C'est quasiment du domaine du rêve, il faut être réaliste" , reconnaît le sélectionneur Olivier Krumbholz.
La moitié de l'équipe de 2006 a pris sa retraite, dont pratiquement toutes les joueuses-clé, la gardienne Valérie Nicolas, l'ailière Stéphanie Cano ou encore la buteuse Sophie Herbrecht. Des seize joueuses qui affronteront les Danoises mercredi dans leur premier match de poule, quatorze ont 25 ans ou moins et la plus âgée, la nouvelle capitaine Raphaëlle Tervel, n'est même pas encore trentenaire.
Une poule terrible
L'ossature est maintenant formée d'anciennes encore jeunes, comme l'ailière Paule Baudoin ou le pivot Nina Kanto, et d'espoirs parfois très prometteuses, mais manquant d'expérience au plus haut niveau, comme la gardienne Amandine Leynaud (22 ans) ou la demi-centre Alisson Pineau (19 ans). Krumbholz essaient de tenir à ses protégées un discours mobilisateur tout en dédramatisant un éventuel échec: "Il faut bien sûr l'aborder comme une compétition où on va tout faire pour réussir le meilleur résultat possible, mais sans considérer qu'une sortie au premier tour serait catastrophique".
Les Françaises n'ont vraiment pas été gâtées par le sort, qui leur a réservé au premier tour le Danemark, la Roumanie et la Hongrie, un tirage qui ressemble à un podium. "C'est la poule la plus difficile de l'Euro, voire la plus difficile jamais constituée dans un Euro", estime le coach. Malgré une formule plutôt indulgente, avec trois qualifiés sur quatre, ce serait donc déjà un exploit pour les Tricolores de se hisser en deuxième phase. Le baptême du feu de la jeune génération bleue, la World Cup disputée au Danemark en octobre, avait été très encourageant avec une belle troisième place et des victoires sur de gros calibres comme la Russie et la Hongrie, privée de quelques stars qui seront bien présentes à Skopje.
"Erreurs grossières"
Il a fallu déchanter lors de la suite de la préparation. Les Françaises n'ont pas gagné un seul de leurs cinq derniers matches amicaux contre des équipes qui semblaient pour certaines à leur portée, comme l'Espagne (défaite) et le Portugal (nul). "Ce qui m'inquiète, c'est le côté instable et le manque de maturité dans le jeu. Par moments on tient le choc et à d'autres on fait des erreurs grossières. On n'est pas assez solide", dit le sélectionneur.
Le premier rival de la France, le Danemark, a connu ces dernières années une trajectoire qui risque d'être celle des Tricolores dans le futur proche. Après des années fastes (championnes d'Europe, championnes olympiques), les Scandinaves ont connu une période de transition douloureuse, manquant notamment les Jeux de Pékin. "Rester au très haut niveau est très difficile et c'est effectivement une possibilité. Essayons de nous battre pour que ça ne se produise pas et, si ça nous arrive, pour revenir le plus vite possible", dit Krumbholz, monté sur quatre podiums majeurs lors de la dernière décennie (argent et or mondial en 1999 et 2003, bronze européen en 2002 et 2006).
Sur le même sujet
Publicité
Publicité