"Un truc de fou !"

Meilleur joueur de la planète, Nikola Karabatic a confirmé son statut en réalisant –à l’instar de ses partenaires- un match plein en finale olympique, remporté par les Bleus face à l'Islande. A 24 ans, le joyau du handball français est définitivement sur

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Crédit: Eurosport

Quel est votre premier sentiment après ce succès d"anthologie ?
Nikola KARABATIC : Put..., on l'a fait! La médaille d'or est pour nous ! Voir la joie dans les yeux de tes partenaires. C'est tellement beau. C'est indescriptible. C'est pour des moments comme ça que tu en chies tous les jours à l'entraînement, à la musculation, à la course. C'est magnifique.
A titre personnel, que représente pour vous cette médaille ?
N.K. : C'est un aboutissement. J'ai tout gagné en club et j'avais à coeur de gagner le plus beau titre. Même dans mes plus beaux rêves, je me disais que c'était impossible. Mais là, on l'a fait et c'est un truc de fou !
Qu'est-ce qui a fait la force de cette équipe de France ?
N.K. : C'est un groupe qui a emmagasiné beaucoup d'expérience et vécu beaucoup de choses ensemble. Des victoires, des défaites. Des joies, des désillusions. C'est une équipe avec des joueurs de ouf ! Les meilleurs au monde qui évoluent dans les meilleurs clubs. Ce qui a bien fonctionné, c'est aussi l'amalgame entre les anciens et les joueurs de la nouvelle génération.
Comment s'est déroulé ce match ?
N.K. : Des matches comme ça, c'est difficile. C'est une finale qu'on doit gagner. Comme on était clairement favoris, on avait donc beaucoup de pression. Tout le monde avait à coeur de réaliser un grand match. Comme d'habitude, on a très bien joué. Très fort en défense, très fort en attaque. Mais ce qui était dur, c'est que j'avais l'impression que le match n'allait jamais s'arrêter. Tu mènes, tu mènes, mais ça met du temps à passer. On avait hâte d'arriver au bout. Mais quand tu mènes de six buts et qu'il ne reste plus que deux minutes à jouer, tu sais qu'il ne peut plus rien t'arriver.
Vous avez très rapidement pris le large au score. Y avait-il un risque à ce que vous vous relâchiez ?
N.K. : Le risque, c'était de se voir trop vite, trop beau. Surtout que l'Islande est une équipe qui court partout et qui pratique un jeu super vif. Et qui pouvait très bien remonter un tel écart. Malgré cet écart, on est parvenu à maîtriser notre sujet. On n'a pas paniqué. On a bien défendu et on a mis des buts quand il le fallait.
Commenciez-vous à vous projeter vers le titre olympique pendant le match ?
N.K. : C'est le genre de pensées qu'on essaye d'évacuer de notre esprit, car c'est trop dangereux. Avant le match aussi, je m'efforçais de ne pas penser à ce qui pouvait se passer après. Il fallait rester à tout prix concentré.
Ce match s'est déroulé comme dans un rêve avec un scénario idéal...
N.K. : Je savais qu'il fallait que je montre la voie aujourd'hui en inscrivant des buts. Que je mette mes partenaires sur orbite.
Vous aviez les yeux fermés sur le podium. A quoi pensiez-vous ?
N.K. : C'était un moment de libération. Je pensais à mes parents, à mon petit frère car j'aurais tellement voulu partager ce titre avec eux. C'est aussi pour eux que j'ai gagné. C'est tellement beau. C'est le plus beau jour de ma vie. J'essaye de réaliser ce qu'on a fait, mais c'est dur. Je pense qu'il faudra un petit peu de temps pour réaliser.
Vous avez associé Jackson Richardson à votre succès. C'était un bel hommage...
N.K. : Faut arrêter avec ça ! Ce n'était pas un hommage. Jack était là, c'est tout. On était content et on voulait l'associer à ce titre car il fait toujours partie de l'équipe et du groupe France.
Aujourd'hui, l'équipe de France de handball a France a gagné tout ce qui était possible et inimaginable...
N.K. : Franchement, je m'en fous ! Je rêvais juste de devenir un jour champion olympique. Les autres titres, c'est du passé. Moi, j'ai 24 ans, j'ai encore une dizaine d'années de carrière devant moi. Tout ce que je veux, c'est continuer à gagner.
Espérez-vous que ce titre booste un peu plus encore le hand en France ?
N.K. : J'espère que ça nous fera un peu plus connaître. Que le hand sera un peu plus populaire et que ça attirera davantage de gens. Parce que le hand, c'est vraiment un sport qui déchire !
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