Par Kevin Domas
Ce qui me manque le plus ? La bouffe et les copains !” Deux minutes après avoir décroché le téléphone, Nicolas Tournat plante le décor. Pour le reste, le pivot international n’a pas l’air de regretter grand-chose de la France. “J’ai ma vie ici, maintenant, je ne vais pas regarder dans le passé. Je suis super heureux, ma famille est bien ici, le club est top, franchement, je ne peux pas me plaindre ! Et puis y’a toujours quelqu’un pour envoyer un colis avec un peu de nourriture de chez moi…”

Une adaptation à (presque) tous les niveaux

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Le moins qu’on puisse dire, c’est que Tournat a rapidement pris ses marques dans son nouvel environnement, sur et en dehors du terrain. Pour l’instant, il ne lui manque que la pratique de la langue polonaise pour se fondre parfaitement dans le décor. “Je m’y mets, je parle un petit peu, mais pas assez pour avoir une conversation. Mais mon fils va à la maternelle, il connait les couleurs et il sait déjà compter, il va falloir que je m’y mette sinon il va me dépasser !” sourit-il encore.
Côté handball, pas grand-chose à redire non plus. Kielce est bien le grand club que le colosse de 26 ans avait imaginé, capable de l’emmener gagner la Champions League le plus rapidement possible. Il avait choisi de quitter le H en octobre 2017, soit presque trois ans avant de poser ses valises en Pologne. Et même si le temps est passé depuis qu’il a pris sa décision, on ne détecte pas l’ombre d’un regret.
J’étais aussi venu pour voir autre chose, découvrir une autre culture. Ca ne peut être qu’une richesse pour moi, mais aussi mes enfants, qui grandiront en ayant connu autre chose” ajoute-t-il. Sans doute avait-il, aussi, signé son contrat pour connaitre Talant Dujshebaev, le maestro aux quatre Champions League remportées en tant qu’entraineur.
Franchement, ça fait ch*** qu'il n'y ait pas de public
Et, là aussi, l’ancien Nantais n’est pas déçu : “Il est super spécial, et je l’ai senti dès le premier entrainement. Hyper proche de ses joueurs, mais aussi hyper strict. Quand il parle, tu l’écoutes. Maintenant, je comprends pourquoi tout le monde disait autant de bien de lui.” Dusjhebaev, de son coté, ne tarit pas d’éloges sur son nouveau protégé, à qui il offre un temps de jeu conséquent pour sa première saison au club : “Il fait de gros efforts et de gros progrès depuis qu’il est arrivé. Nicolas, c’est un vrai atout pour nous.”
C’est donc avec le moral au beau fixe que Nicolas Tournat et ses coéquipiers sont montés dans l’avion ce mardi, s’envolant pour Nantes. Si, pour la majorité des jaunes de Kielce, ce sera un voyage comme un autre, pour le pivot français, c’est surtout l’occasion de sourire encore un peu plus. “Quand on a fini troisième de la poule, on a tous été hyper déçu car on visait la première place. Mais moi, je me suis consolé en me disant que j’allais pouvoir revenir à Nantes” souligne celui qui avait fêté devant chez lui par les Ultr’H le jour de son départ.
“Franchement, ça fait ch… qu’il n’y ait pas de public. Je suis vraiment trop content de revenir, mais là, ça ne sera pas pareil que si la salle avait été blindée” continue Tournat, qui pourra quand même en profiter pour brancher un peu son vieux camarade Rock Feliho : “Je suis sûr qu’il va essayer de me faire sortir de mon match ! Mais je vais lui sortir un ou deux trucs en polonais, et il va rien comprendre !
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