Krumbholz : "Exceptionnel"

Olivier Krumbholz a souligné que ses joueuses faisaient "un parcours exceptionnel" au Championnat du monde, où elles se sont qualifiées pour la finale en battant l'Espagne 27-23, à Nankin. "Le grand danger, c'est que tout le monde commence à leur dire qu'elles vont être championnes du monde".

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Crédit: Eurosport

Quelle ont été les clés de la victoire ?
O.K. : On s'était fixé deux objectifs, c'était de contrer Aguilar et Mangué. On a réussi sur Aguilar, on a eu plus de mal sur Mangué. On les a usées avec notre défense. Et puis l'attaque s'améliore avec des bras qui ont joué un rôle essentiel. Les arrières latérales ont été très bonnes, Camille Ayglon a été bonne, Marion Limal a apporté, Mariama Signaté est celle qui a fait le plus la différence dans le moment important de la deuxième mi-temps. Au fur et à mesure, on a retrouvé ce volume défensif qui écoeure un peu les adversaires. On a bien utilisé les ballons en attaque placée. C'est peut-être notre match le plus accompli dans ce domaine-là. Ce n'est plus la même équipe au niveau du tir. Je l'ai vu dès l'échauffement, les tirs étaient précis et dans le cadre. Je crois que notre victoire est bien méritée.
Partagez-vous le sentiment que rien ne peut arrêter vos joueuses ?
O.K. : Le grand danger, c'est justement que tout le monde commence à leur dire qu'elles vont être championnes du monde. Elles sont en finale, elles font un parcours exceptionnel mais il faut arrêter de croire qu'elles ont un destin, il n'y a pas de destin. Il faut qu'elles construisent leur dixième et dernier match avec le même sérieux et la même humilité. Il faut savoir qu'en finale le niveau va s'élever de nouveau. On se réjouit, mais il y a des moments où la joie est intérieure. Je n'ai pas vingt ans et je ne me roule pas par terre. On va déjà savourer cette belle victoire pendant quelques heures et cette belle finale qui vient. La joie des joueuses fait plaisir à voir.
Avez-vous été gêné par le rythme lent imposé par les Espagnoles ?
O.K. : On voulait mettre du rythme, mais elles ont conservé pas mal la balle. On a eu du mal à marquer sur contre-attaque. On ne les a pas "cognées" physiquement grâce au jeu sur tout le terrain, ce qui était pourtant le plan prévu. On n'a pas eu énormément de balles, on a peut-être un peu hésité. Les joueuses, sentant qu'elles avaient la maîtrise du match, ne voulaient pas perdre trop de balles sur des contre-attaques.
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