"Pas de raison de déraper"

A 20h15, la France affronte le Danemark pour une place en finale des championnats du monde, au Brésil. Deux jours après leur exploit face à la Russie, les Bleues font désormais office de favorites. Pas de quoi inquiéter Olivier Krumbholz qui juge ses filles solides et toujours aussi remontées.

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On aurait pu croire que la France avait gravi son Everest en dominant la Russie, triple championne du monde et source de nombreuses désillusions récentes. C'est loin d'être le cas. Plus que jamais, les Françaises sont motivées à l'idée d'aller au bout de ce Mondial. S'arrêter en si bon chemin, à une marche de la finale et à deux d'un nouveau titre après celui de 2003, pas question. "Là on doit aller au bout, on ne peut pas s'arrêter avant la finale", lance Nina Kamto. "Il ne faut pas qu'on baisse les bras. Il faut qu'on continue comme on a fait contre les Russes, avec la rage, l'envie, le courage. Pourvu que ça dure", renchérit Paule Baudoin.
Pour cela, il faudra écarter le Danemark qui revient à ce stade de la compétition pour la première fois depuis 2005 et que les Bleues n'ont battu que trois fois lors de leurs dix derniers affrontements. "Le Danemark n'aura rien à perdre et n'en sera que plus dangereux. C'est un ensemble bien équilibré, avec des ailières qui vont très vite en contre", reconnait Olivier Krumbholz qui attend de ses joueuses une implication de tous les instants. "On va veiller au grain. Il faudra être vigilant, chasser le relâchement. Le match contre la Russie a été très engagé, très dur, très tendu. Ça nous a procuré pas mal d'émotions. Il va falloir se remettre très vite dans un mode commando."
"La défense ne peut plus suffire"
La défense tricolore, impériale contre la Russie, sera une fois de plus l'arme numéro un des Françaises. "Il y a un talent défensif inouï dans cette équipe, avoue le sélectionneur. On a fait une mise au point après la Suède en 8e. On a beaucoup travaillé, étudié la vidéo. Les filles ont repris confiance, et contre la Russie elles ont joué beaucoup plus en bloc." Pourtant, il ne veut plus s'en contenter. "La défense ne peut plus suffire. Contre la Russie, on a souffert offensivement dans le dernier quart d'heure. Ces derniers mois, on a travaillé l'attaque, en insistant sur la continuité dans le jeu, sur la patience. Mais on est encore convalescent."
Sur le plan mental en revanche, rien à dire. Ces Bleues-là ont une rage de vaincre incroyable."C'est venu des tripes, c'est venu du coeur. On s'est battu comme des malades", lançait Kamto mercredi. "Ces derniers jours, ces joueuses ont prouvé qu'elles avaient un mental aussi fort qu'en 2003, confirme Krumbholz. Le groupe fonctionne bien, il n'y a pas de raison de déraper à ce moment-là. Les filles sont intelligentes." L'homme est de toute façon expérimenté et sait comment motiver ses joueuses. "Quand on est en demi-finale, on n'a pas de médaille. Et pour le titre de champion du monde, il y a une fenêtre de tir. Mais il faut d'abord aller en finale."
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