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La France en dilettante
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Publié 23/01/2007 à 11:30 GMT+1
En concédant une defaite étonnante face à l'Islande qui s'est relancée dans la compétition, la France est redescendue de son nuage. Un piédestal que tout le monde pensait inébranlable. Et pourtant, il a fallu cinq minutes en début de rencontre pour faire
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Crédit: Eurosport
Ils n'étaient plus habitués à être secoués comme ça. Sur leur nuage depuis le sacre européen de février dernier, les Français ont pris une de ces claques dont on se souvient longtemps. Les revers se sont fait rares ces derniers temps pour les hommes de Claude Onesta, qui ont toutefois subi la loi des Danois en match amical dans le nord de l'Europe avant de venir en Allemagne.
Cette défaite, si inattendue soit elle, s'est construite dans les cinq premières minutes de leur dernier match de poule. Les Islandais ayant mieux commencé la rencontre, infligeant un 5-0, puis un 8-2 en un quart d'heure de jeu aux champions d'Europe en titre. Un caractère que l'on prêtait déjà à ces Islandais : Mais s'ils n'ont jamais atteint un dernier carré de compétition internationale, ces derniers ont falli avoir leur place en demi-finale de l'Euro 2006, après avoir battu la Russie, mais chuté seulement d'un petit but face aux champions sortants croates...
Une faille ouverte ?
Cette performance n'a donc rien d'étonnant, quand on sait que cette équipe est en constante progression depuis quatre ans et le championnat du monde 2003. Et les hommes venus du froid ont tout simplement trouvé la clé pour déboussoler des Bleus qui partaient sans doute un peu trop sûrs d'eux. Et ce, malgré les avertissements de Claude Onesta qui ne cessent de surveiller le sérieux de ses joueurs. "Quand on a une équipe qui prépare la guerre et l'autre les vacances à la campagne, voilà ce qu'il se passe, déclarait sèchement le sélectionneur des Bleus. Ça remet en cause la statut qu'on nous confère."
Si les erreurs offensives se sont succédé, les errances défensives se sont payé cash. Et dans les buts, aucun miracle ne vint sauver le naufrage des Bleus: Thierry Omeyer et Daouda Karaboué ayant flirté avec les 23% de réussite dans la cage, soit 10 tirs arrêtés sur 42 tentés. Dur, dur. Un résultat qui ne souffre pourtant pas tant que ça de la comparaison avec leurs homologues islandais, les frères Gudmundsson, avec 11 tirs arrêtés sur les 35 tentés par les Bleus, soit 31% de réussite. Mais suffisamment pour laisser des regrets aux Français.
Un joker de grillé
Décontenancés par si peu de réussite et par un public allemand époustouflé d'assister à un tel exploit, on comprend pourquoi les co-équipiers de Joël Abati, lui-même expulsé définitivement à la 40e minute pour une faute sur un attaquant islandais, n'ont pas été capables de redresser la tête. "Je ne sais pas trop quoi dire de cette prestation, avoue Nikola Karabatic. On avait tout contre nous... Les Islandais, mais aussi le public. D'entrée on se prend un 5-0 et après on est condamné à courir après le score. On n'a pas réussi à gérer. On passe quand même au deuxième tour mais là, c'est notre joker qu'on a grillé."
Après ce "secouage" islandais, la journée de repos en appelle un autre, version Onesta, qui saura avoir les mots assasssins mais directs et vrais pour remettre de l'ordre dans l'esprits de ses poulains : un titre de champion d'Europe ne donne pas, a fortiori, l'obtention de celui de champion du monde sans un minimum de remise en question, et ce, même si cette compétition est moins relevée qu'un Euro. "J'espère que ce que les Islandais nous ont fait subir ce soir, nous serons capables de le faire subir à nos futurs adversaires", terminait Onesta.
Ces adversaires seront l'Allemagne, pays-hôte, la Slovénie, la Pologne et la Tunisie, finaliste du dernier Challenge Marrane face à la France. Hasard du calendrier, ces deux dernières nations seront d'ailleurs invitées en avril 2007 au Tournoi de Bercy, avec l'Islande... Le mot de la fin sera donc pour Alfred Gislasson, entraîneur compatissant des Islandais, qui affirmait sourire aux lèvres: "La France, malgré le match de ce soir, reste pour moi la grande favorite pour accéder à la finale de ce Mondial. Ceci dit, je plains les prochains adversaires de la France, ils risquent gros!" A bon entendeur...
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