Handball - JO Paris 2024 - "On est dans les conditions idéales pour aller au bout "
Par Matéo Bastian
Mis à jour 06/08/2024 à 09:32 GMT+2
Ce mardi au Stade Pierre Mauroy de Lille, l’équipe de France dispute les quarts de finale du tournoi olympique face à l’Allemagne (13h30). Après cinq victoires en cinq rencontres en poules, les Bleues entrent dans le vif du sujet avec le début des matches à élimination directe. L’occasion pour notre consultante Amélie Goudjo de faire un bilan et de rêver d’un incroyable doublé après Tokyo.
Les Bleues cinq sur cinq avant les quarts : les temps forts de leur large victoire contre l'Espagne
Video credit: Eurosport
L’équipe de France est-elle plus forte qu’en 2021 lors de son titre olympique à Tokyo ?
Amélie Goudjo : Elles sont plus fortes, elles l’ont démontré lors du dernier Mondial en faisant évoluer leur jeu offensif. La défense est toujours aussi stable malgré la perte des anciennes référentes défensives comme Alisson Pineau. On a bien réussi à se réinventer avec notamment Pauletta Foppa et Tamara Horacek qui nous permettent d’avoir une défense toujours aussi solide. Dans le jeu, on a réussi à passer le cap en attaque avec la refonte du jeu offensif avec des joueuses hyper rapides à tous les postes. On est montés en puissance matches après matches, on a fait un super premier tour.
Justement, vous retenez quoi de cette phase de poules ?
A.G : On est monté en régime en étant sur la lignée de notre titre mondial en 2023. En poule, on a quasiment mis 30 buts à chaque match. La première rencontre était un peu brouillonne mais c’est normal parce que c’était l’entrée en lice avec la pression du résultat pour des JO à domicile. Puis on a rajouté quelques touches à chaque match, on a solidifié la défense, on a développé le jeu rapide dès la troisième rencontre. On a réussi à réunir tous nos points forts petit à petit et à présent on est dans les conditions idéales pour aller au bout.
L’Allemagne en quart de finale, c’est l’adversaire idéal pour débuter les matches à élimination directe ?
A.G : L’Allemagne est sortie de la poule de la mort avec des grosses équipes, on ne peut pas dire que c’est un match facile. Les Allemandes font une très belle compétition mais les quarts c’est leur plafond de verre, comme nous lors des Jeux en 2000, 2004, 2008 et 2012. Ca reste une grosse équipe, il faut s’en méfier.
Le fait de disputer les matches couperets au stade Pierre Mauroy de Lille et non plus à l’Arena Paris Sud, ça peut changer quelque chose ?
A.G : Forcément, quand on est athlète de haut niveau, le contexte compte toujours. Mais jouer dans un stade rempli à bloc, ça ne peut que jouer en leur faveur. Elles ont eu le temps d’aller s’entraîner, de prendre les marques par rapport à la salle. Elles ont suffisamment de temps de récupération pour bien s’acclimater.
Quels sont les axes d’amélioration de cette équipe de France ?
A.G : Certaines joueuses ne sont pas encore totalement dans leur forme optimale. Il faut réussir à englober la totalité du groupe. Chaque joueuse doit trouver son pic de forme pour arriver dans les meilleures dispositions possibles. Collectivement, les rotations sont bonnes mais je pense qu’on a encore de la marge et qu’on n’est pas encore à notre maximum.
C’est quoi la clé de la réussite de cette équipe ?
A.G : Dans le haut niveau, il faut toujours avoir un coup d’avance en se remettant toujours en question. Le coach fait la tactique en fonction des qualités de chaque joueuse, c’est ce qui fait la différence aujourd’hui. On a une grosse force de cohésion, on a un groupe qui est sain.
Avec le début des matches couperets, le danger c’est de ne pas réussir à maintenir le niveau de performance de la phase de poule ?
A.G : Le danger lors de ces matchs, c’est qu’on n’a pas le droit à l’erreur. C’est à la vie à la mort. On entre dans une autre partie de la compétition. Le match le plus difficile c’est toujours le quart de finale parce qu’une fois que vous êtes lancé dans le dernier carré, vous êtes dedans. Le quart de finale, c’est le match piège par excellence.
L’Équipe de France est-elle favorite à la victoire finale ?
A.G : Non, nous ne sommes pas les seules. Il y a la Norvège, qui représente toujours le danger numéro un. C’est notre bête noire même si on est parvenu à les battre en finale du dernier mondial. Personnellement, j’espère qu’on va retrouver les Norvégiennes en finale.
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France - Espagne aux JO.
Crédit: Getty Images
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