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Handball | Une fenêtre avec vue sur les JO : Les Bleues vont affûter leurs armes
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Publié 02/04/2024 à 22:12 GMT+2
Malgré l'absence d'enjeu sportif et la faiblesse de deux des adversaires (Italie et Lettonie), l'équipe de France féminine de handball entend profiter de la fenêtre internationale qui s'ouvre mercredi pour affûter ses armes en vue des JO de Paris.
Le travail d'Olivier Krumbholz et des Bleues porte ses fruits au Mondial 2023
Crédit: Imago
"Heureusement qu'il y a l'enjeu olympique pour gérer ces deux semaines" : les leviers de motivation, pour les Bleues championnes olympiques et du monde et leur sélectionneur Olivier Krumbholz, dépassent les deux matches de qualification à l'Euro 2024 suivis d'un amical contre la Roumanie, le 14 avril à Clermont-Ferrand. Si les Roumaines sont des habituées des grandes compétitions, les Bleues croiseront avant le fer avec les Italiennes chez elles (mercredi 18h) puis les Lettones (dimanche à Saint-Chamond/Loire) après les avoir pulvérisées à l'aller (50-16 et 55-8), et avec leur billet pour l'Euro (28 novembre-15 décembre en Suisse, Autriche et Hongrie) déjà en poche.
Une "étreinte" à maintenir
Ces deux sélections devraient de nouveau souffrir puisque Krumbholz attend de ses joueuses le même niveau d'exigence peu importe le pedigree de l'adversaire. "C'est important de ne pas relâcher l'étreinte dans les matches quels qu'ils soient, on l'a très bien fait contre la Slovénie (35-20 puis 41-22 lors de la précédente fenêtre de qualification, ndlr). C'est surtout ça que je recherche : qu'on prenne l'adversaire à la gorge et qu'on ne le lâche pas pendant 60 minutes. C'est important d'être très fort physiquement et de marcher sur l'adversaire."
La capitaine Estelle Nze Minko veut elle mettre un point d'honneur à "prendre le moins de buts possible" après que les Bleues sont revenues "un peu dégoutées" de Lettonie, qui avait marqué sept fois en seconde période après n'avoir trouvé la faille qu'à seule reprise en première.
Des détails à peaufiner
C'est un rare luxe : les Bleues disposent de deux semaines de travail sans réelle pression pour travailler leur jeu, déjà bien au point lors du Mondial remporté en décembre. "On arrive à un moment où il est important pour nous de répéter, à l'entraînement mais aussi en match. De voir où on en est, quel axe de travail on garde, qu'est ce qu'on change" explique Grâce Zaadi.
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Grace Zaadi lors de France - Tchéquie
Crédit: Getty Images
"On aura le temps de gérer notre emploi du temps, savoir quand accélérer ou lever le pied. Des choses que tu ne peux pas faire avec des matches qui comptent, où tu dois tout de suite aller à l'essentiel. Là, on va pouvoir travailler plus en profondeur" ajoute la demie centre.
Une liste à affiner
L'encadrement va également profiter de ces deux semaines pour faire passer aux joueuses des tests physiques et, forcément selon Krumbholz, "évaluer les joueuses" en vue des Jeux Olympiques. Ces trois matches sont les derniers avant le début de la préparation, le 12 juin, pour laquelle le sélectionneur convoquera un groupe élargi, a priori à 20 joueuses maximum, avant de le réduire à 15 (dont une remplaçante) le 5 juillet. Soit une liste resserrée par rapport aux championnats d'Europe et du monde.
"Il y a tout le temps des enseignements à exploiter. Et si les adversaires sont moins forts que d'habitude, raison de plus pour montrer ce qu'on sait faire. Inversement, si vous vous retrouvez en difficulté face à des adversaires pas vraiment du 'contexte' (niveau) international, ce n'est pas une bonne réponse", souligne Krumbholz. Si en plus certaines Bleues (Nocandy, Granier, Coralie Lassource ?) ont une place à gagner, Italiennes et Lettones devraient vraiment souffrir.
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