JO 2024 / Handball : les Bleues n'ont pas l'argent amer
Par Yohann Le Coz
Mis à jour 10/08/2024 à 20:57 GMT+2
L'équipe de France féminine de handball a été très belle sur ces Jeux Olympiques. Invaincue jusqu'à cette finale, ce samedi à Villeneuve d'Ascq, où elles se sont inclinées contre des Norvégiennes simplement plus fortes. Tristes mais pas amères, les joueuses d'Olivier Krumbholz ont encore de belles émotions à vivre. À Paris, elles recevront l'accueil digne du tournoi qu'elles viennent de terminer.
Pas de doublé pour les handballeuses françaises, mais de l'argent pour se consoler : le résumé
Video credit: Eurosport
“Los Angeles ça parait tellement loin, on prend les choses les unes après les autres”. Chloé Valentini, loin de penser à une revanche outre-Atlantique dans quatre ans, afin de laver l’affront de perdre en finale olympique à la maison, en aura des choses à appréhender avant d’aller marquer quelques buts aux États-Unis. À commencer par profiter et fêter cette médaille d’argent, obtenue après une défaite en finale du tournoi olympique de handball ce samedi contre la Norvège (29-21). Parce qu’il est superbe ce bout de métal, d’autant qu’il est immensément difficile de défendre un titre de champion olympique, peut-être plus que de l’obtenir.
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"Au début de la compétition, on aurait signé pour n'importe quelle médaille"
Video credit: Eurosport
“Bien sûr que ça fait mal au cœur de perdre cette finale ici, chez nous, devant tant de personnes. C’est dur, mais je crois qu’il y a plus grave dans la vie, a relativisé Valentini, en ravalant ses larmes, le regard au loin pour ne pas croiser celui des caméras. On vit des choses magnifiques dans le sport, ces Jeux à Paris ont été exceptionnels et j’ai envie de retenir le positif”. Sa coéquipière et capitaine, Estelle Nze Minko, est dans la même optique : “Il reste cette médaille d’argent magnifique, la récompense d’un excellent parcours, sourit-elle. Visiblement plus apaisée que sa partenaire. Quand on a commencé cette compétition, on avait tellement envie d’être sur le podium qu’on aurait signé pour n’importe quelle médaille. Alors bien sûr, une heure après avoir perdu une finale, il y a toujours de la déception, mais j’espère qu’on va savourer cette médaille comme il se doit, elle est incroyable”.
Les Norvégiennes étaient plus fortes, trop fortes
Aussi, la médaille est rendue plus légère par la performance adverse. “Au départ, on était bien dedans, on leur a mis la pression, mais très vite, elles ont déroulé leur jeu, à chaque fois qu’on essayait quelque chose de différent, elles trouvaient une solution”, a souri jaune Estelle Nze Minko. Olivier Krumbholz trouve des explications ailleurs : “Peut-être que certaines joueuses étaient arrivées au bout de leur effort, on a beaucoup bataillé pour aller en finale, peut-être trop, a réfléchi à voix haute l’entraîneur des Bleues. On n’a pas réussi à les faire douter ces Norvégiennes, elles jouent mieux au handball que nous en ce moment.”
Elles ont été plus fortes, tout simplement. Autre chose que les Bleues risquent de trouver fort, très fort, c’est l’accueil que leur réserve la capitale et le club France. Elles qui ont baroudé entre l’Arena Paris Sud et Villeneuve d’Ascq, n’ont pas tout à fait pris la température de ces Jeux. Seulement celle de la France qui a basculé en mode sport, devant qui a tenu à “s’excuser de ne pas avoir gagné ce soir”.
L’atmosphère Jeux Olympiques “n’a peut-être pas été aussi palpable que ce qu’on va découvrir en se rapprochant de Paris, en rentrant au club France, au village olympique… a confessé Nze Minko. Mais on a senti l’engouement à travers les messages, les réseaux sociaux, les gens qui se rassemblaient pour regarder les matches. On est un peu loin et on a hâte de voir ce que ça a donné sur Paris”. Elles seront bien reçues. Car si les Français aiment leurs sportifs qui gagnent, ils aiment aussi ceux qui échouent proche du but, après avoir tout donné, des victoires tranquilles contre l’Angola et le Brésil en phase de groupes, à une prolongation irrespirable en demi-finale contre la Suède. Rendez-vous à Paris, mesdames.
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