JO Paris 2024 - Handball - Nikola Karabatic, cruelle fin : "Apparemment, j’avais gagné assez de médailles"
Eurosport sur GoogleLes adieux d’une légende. Si la fin de l’aventure est cruelle pour les Bleus du hand, renversés puis crucifiés par l’Allemagne (34-35 a.p) en quart de finale ce mercredi, elle l’est aussi pour Nikola Karabatic, qui a connu son dernier match avec l’équipe de France. Le triple champion olympique a reçu un hommage mérité à la fin de la rencontre.
Karabatic, une fin en eau de boudin : "C'était malgré tout un bon moment"
Video credit: Eurosport
Ils se sont tous levés malgré le coup de massue. Sonnés, abattus après l’élimination rocambolesque de l’équipe de France en quart de finale des JO face à l’Allemagne (34-35, a.p), les supporters des Bleus ont voulu rendre un dernier hommage à Nikola Karabatic, l’homme aux trois titres olympiques, quatre championnats du monde et quatre championnats d’Europe et qui connaissait, sans le savoir, son dernier match sous un maillot qui lui a tant apporté. Rassemblés au centre du terrain de Pierre Mauroy, coéquipiers et adversaires l’ont longuement applaudi. Un hommage mérité pour un champion hors normes, élu meilleur joueur du monde à trois reprises (2007, 2014, 2016).
- Le calendrier et les résultats de l'Euro 2024
- Pour suivre les JO en intégralité, abonnez-vous à Eurosport via Max
"L’ovation à la fin du match ? C’était beaucoup d’émotion, a reconnu Karabatic au micro d’Eurosport. Il y avait de la tristesse pour le match et son scénario. Mais on a reçu beaucoup de reconnaissance, d’amour, de marques de respect de la part du public, des coéquipiers et des adversaires. C’est ça qui est cruel. Il y a eu des bons moments, mais il y a une défaite derrière (…) Je suis chanceux d’avoir vécu ça et d’avoir pu vivre des Jeux à domicile à 40 ans."
Même s’il aurait certainement rêvé d’une autre fin. "C’était un match fou qui était entre nos mains, a-t-il regretté. Je ne sais pas encore comment on a fait pour le perdre après les prolongations, l’atmosphère était incroyable avec 28.000 personnes qui ont poussé. C’est cruel, mais c’est le sport. Pour moi, c’est la fin. C’était mon dernier match, mais le vivre dans une telle atmosphère, avec des coéquipiers que j’aime du fond du cœur… C’était un bon moment malgré tout. On aurait aimé rendre l’enthousiasme des supporters en allant en demi-finale et en remportant une médaille. C’est dur et beau à la fois. Un mélange de sentiments".
Et maintenant ?"Je vais vivre"
"C'est dur de le vivre en ayant perdu, mais quelque part, je me dis que je reçois beaucoup d'amour et de respect, donc je suis très reconnaissant de terminer aussi avec Vincent (Gérard) et Valentin (Porte), d'être avec eux. C'est très beau, j'aurais aimé terminer avec une médaille autour du cou, mais apparemment j'en avais gagné assez, je n'avais plus le droit (…) Je suis triste, mais en même temps, je n'ai pas le droit d'être triste. Je ne peux pas l’être parce que ça s'arrête et c'est aussi un moment où je remercie mes coéquipiers. C'est moi qui les réconforte, je leur dis que ça a été un plaisir, un bonheur de jouer avec eux. Pour moi, les réconforter, ça fait remonter tous ces souvenirs positifs. C'est pour ça que je ne suis pas triste", a-t-il ajouté à nos confrères de l’AFP. Karabatic croyait pourtant en son incroyable destin. Du haut de ses 40 ans, il pensait, ou plutôt espérait, glaner une ultime breloque à la maison.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2024/08/07/4021670-81571048-2560-1440.jpg)
Début idyllique, fin cauchemardesque : comment la France a sombré face à l'Allemagne
Video credit: Eurosport
"On rigolait, on disait ‘potentiellement c'est le dernier footing, échauffement qu'on fait, le dernier entraînement’, a plaisanté le Français après la rencontre. Après, on nous fera plus chier avec ça (sourire). Moi, j'étais persuadé qu'on allait passer aujourd'hui, avec tout qui s'alignait. C'est pour ça que je suis vraiment surpris, parce que j'étais sûr à 100% qu'on allait passer. On s'amusait un petit peu de ça, tout en étant sûr qu'on allait aller plus loin (…) Demain, je ne sais même pas quel est le planning, mais quand on va rentrer, je vais me retrouver à la maison sans planning. Là, ça va peut-être me faire un petit peu bizarre. Mais en même temps, j'ai hâte de découvrir cette nouvelle vie." Qu’il résume ainsi : "Je vais vivre".
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/11/13/image-5cd09111-6363-41cb-85a6-74092166487e-68-310-310.jpeg)