Eurosport
La fédération canadienne dément avoir dissimulé un viol collectif
Par
Publié 21/06/2022 à 07:27 GMT+2
JUSTICE - Accusée d'avoir caché un viol collectif qui aurait été perpétré en 2018 par huit joueurs, dont plusieurs membres de l'équipe nationale junior de l'époque, sur une femme dont l'identité n'a pas été révélée, des membres de la fédération canadienne ont contesté cette accusation de dissimulation, lundi lors d'une audition devant une commission parlementaire.
La fédération canadienne de hockey sur glace au coeur d'un scandale.
Crédit: Getty Images
C'est un scandale qui va faire du bruit outre-Atlantique. Lundi, des membres de la fédération canadienne de hockey sur glace (Hockey Canada) sont apparus devant une commission parlementaire afin d'être auditionnés dans le cadre d'un viol collectif présumé. Accusée d'avoir tenté de dissimuler ce crime ou de ne aps avoir enquêté dessus, la fédération fait l'objet d'une audition.
Concernant les faits reprochés, un viol collectif aurait été perpétré en juin 2018 par huit joueurs, dont des membres de l'équipe nationale junior de l'époque, sur une femme de 24 ans dont l'identité n'a pas été divulguée. La plaignante a porté plainte après avoir été, selon un témoignage donné à la chaîne de télévision sportive TSN, violé par ces joueurs dans une chambre d'hôtel de London, à environ 200 km au sud-ouest de Toronto, après un gala de la Fondation de Hockey Canada.
Les médias canadiens rapportent qu'un accord aurait été conclu entre la victime et la fédération canadienne qui s'est dit "profondément troublée par les allégations très sérieuses d'agression sexuelle visant des membres de l'équipe nationale junior de hockey 2017-2018", tout en confirmant l'existence d'un accord financier. Pratique déjà utilisée auparavant par l'organisation, selon Radio Canada.
Pour se défendre, le directeur général de la fédération, Tom Renney, a déclaré devant la commision parlementaire que Hockey Canada avait informé la police des accusations de la victime présumée dès le lendemain des faits reprochés, soit juste après en avoir pris connaissance selon lui.
Un audit financier demandé
"Hockey Canada est au courant des informations suggérant que nous n'avons pas enquêté sur cet incident, tenté de le dissimuler, et, plus généralement, de mettre ce sujet sous le tapis. Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité", a certifié M. Renney, en rappelant qu'à la demande de la plaignante, aucun nom n'a été dévoilé publiquement.
De son côté, la ministre des Sports, Pascale St-Onge, a lancé un audit financier de Hockey Canada pour savoir si des "fonds publics (avaient) été utilisés pour camoufler cette histoire de viol collectif". "Je peux vous assurer qu'aucun fonds gouvernemental n'a été utilisé dans ce règlement", a rétorqué M. Renney, attribuant l'argent notamment à la vente de billets.
Il a également affirmé que Hockey Canada avait fait appel à un cabinet d'avocats pour mener une enquête indépendante, qui n'a pas été rendue publique.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité