Alberto Tomba, Deborah Compagnoni... ou Jannik Sinner : qui pour allumer les vasques olympiques des JO 2026 de Milan Cortina ?

Eurosport sur Google

La grande cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques 2026 de Milan-Cortina aura lieu ce vendredi soir à San Siro. Et, comme de tradition, l'identité des derniers relayeurs de la flamme a été tenue secrète par le comité d'organisation. Alors, qui sont les favoris pour enflammer non pas une, mais bien les deux vasques olympiques ? De Jannik Sinner à Alberto Tomba, tour d'horizon des potentialités.

Sobriété et élégance pour les médailles des Jeux d'hiver 2026

Video credit: Eurosport

Michel Platini en avait quasiment fait un malaise tant le stress était grand. Dans un entretien accordé au Figaro en 2024, le triple Ballon d'Or avait confié toute son anxiété au moment de porter la flamme olympique aux Jeux d'Albertville en 1992, en tant que dernier relayeur. C'est dire si avant chaque olympiade, été comme hiver, le moment de l'allumage de la vasque olympique lors de la cérémonie d'ouverture se veut autant symbolique qu'historique. À l'aube des JO de Milan-Cortina qui s'ouvrent officiellement ce vendredi à San Siro, l'heure est donc venue de se poser LA grande question : qui sera le dernier porteur de la flamme ? Ou plutôt les porteurs, puisque pour la première fois de l'histoire des JO, il y aura bien deux vasques à embraser. La première à Milan, sous l'Arc de la Paix. La deuxième située à Cortina d'Ampezzo, sur la Piazza Dibona, et inspirée des nœuds de Léonard de Vinci. Alors, qui sont les favoris selon la presse locale ?

Alberto Tomba, l'évidence

Pour La Gazzetta dello Sport, c'est bien lui qui allumera la vasque située dans la capitale lombarde. Légende du ski alpin en Italie, Alberto Tomba figure comme l'immense favori pour être l'un des deux derniers relayeurs de la flamme. Pourrait-il vraiment en être autrement, après tout ? En 2006, à l'occasion des JO d'hiver de Turin, le triple champion olympique de ski avait eu pour mission de porter la flamme olympique jusque dans le stade olympique, avant de la remettre aux quatre hommes qui composaient le relais de ski de fond du 4x10km. Cette fois, "Tomba la bomba", idole des foules dans les années 1980-1990, pourrait se voir confier la mission suprême.
picture

Quand Tomba 'La Bomba' est entré dans la légende à Albertville

Video credit: Eurosport

S'il est toujours resté silencieux sur le sujet, le skieur aux 50 victoires en Coupe du monde entre 1986 et 1998 incarne plus que quiconque les JO d'hiver en Italie. Là où la "Tombamania" a marqué des générations entières, au point que tout le pays s'arrêtait lorsqu'il s'apprêtait à descendre les pistes. Même les écoles. Cinq fois médaillé olympique dont trois titres (Calgary 1988 : or en slalom + géant et Albertville 1992 : or en slalom), l'exubérant bolognais, inoubliable personnage au sens de la fête assumé et la langue bien pendue, est même considéré comme l'une des plus grandes légendes du sport italien en général.
En 1992, à Albertville, où il est porte-drapeau, il devient le premier à conserver son titre en géant au bout d'un combat sur la face de Bellevarde de Val-d'Isère avec le Luxembourgeois Marc Girardelli et le Norvégien Kjetil André Aamodt. Deux ans plus tard, à Lillehammer, il décroche l'argent sur le slalom après s'être classé 13e de la manche initiale. Un ultime récital olympique pour celui qui compte également deux titres mondiaux en 1996 (slalom et slalom géant). "Lui faire allumer la flamme est une évidence", écrivait La Gazzetta dello Sport.

Deborah Compagnoni, l'alter ego

Tout comme Tomba, Deborah Compagnoni est devenue une star mythique du ski alpin transalpin avec ses trois titres olympiques. La première fois, c'était à Albertville, lorsque la native de Bormio s'imposait sur le Super G. Elle récidivait ensuite aux JO de Lillehammer, puis de Nagano en 1998, où elle décrochait aussi l'argent en slalom. Triple championne du monde avec deux médailles d'or en slalom géant (1996, 1997) et une en slalom (1997), l'Italienne de 55 ans est devenue la première de son sport à rafler le titre dans trois éditions différentes des Jeux Olympiques. Elle est la favorite des médias pour allumer la vasque de Cortina.
picture

Deborah Compagnoni à Lillehammer 1994. Credit: Simon Bruty/Allsport

Crédit: Getty Images

Jannik Sinner, la surprise

Il est actuellement le meilleur sportif italien tous sports confondus. Numéro 2 mondial au classement ATP, celui qui compte quatre titres du Grand Chelem (Open d'Australie 2024, 2025, US Open 2024, Wimbledon 2025) voit son nom citer par la presse italienne comme possible ultime relayeur de la flamme olympique. Surtout que Jannik Sinner a plus d'un point commun avec les sports d'hiver, lui qui excellait sur les pistes durant son enfance avant de choisir les courts. "Il aurait pu devenir un très grand skieur, nous confiait il y a quelque temps Klaus Happacher, l'un des anciens professeurs de ski de Sinner (...) Jannik faisait du slalom et du géant. Je me souviens de l'une de ses victoires à Sestrières, c'était incroyable. À l'entraînement, il ne voulait jamais s'arrêter. Même quand il semblait fatigué, il disait : 'Non non, je continue !'. Et une fois terminé, il aidait le staff à ranger le matériel, tracer les parcours... Il savait déjà ce qu'il voulait."
Ambassadeur du programme des bénévoles des JO d'hiver 2026, Sinner, né à quelques kilomètres de la frontière autrichienne, dans la station de sports d'hiver de Sesto Pusteria, s'imagine bien embraser l'une des deux vasques. "J'adorerais, mais ce sont des questions auxquelles nous ne pouvons pas encore répondre. J'aimerais en quelque sorte faire partie des Jeux : le sport m'a vraiment tant apporté, et l'adrénaline que m'a donnée le ski, je ne l'ai toujours pas retrouvée ailleurs. J'ai une grande connexion avec l'hiver", répétait-il en août dernier. Milan-Cortina pourrait-il rompre la tradition des trente dernières années, période durant laquelle la flamme est devenue le monopole des athlètes olympiques ?

Di Centa, Thöni, les autres noms

Dans un sondage lancé sur son site cette saison, La Gazzetta dello Sport a également soumis le nom de l'ancien skieur Gustavo Thöni, un titre olympique et deux médailles d’argent. Il est l'une des figures emblématiques de la Valanga azzurra, une expression née en 1974 à l'issue du slalom géant de la Coupe du monde de ski alpin à Berchtesgaden, où cinq skieurs italiens occupaient les cinq premières places : Piero Gros, Gustav Thöni, Erwin Stricker, Helmuth Schmalzl et Tino Pietrogiovanna.
L'ex skieuse de fond Manuela Di Centa pourrait également avoir son mot à dire. Celle qui a participé à quatre éditions des Jeux Olympiques, dont la dernière à Nagano en 1998, postule pour être la dernière à porter la flamme. Elle a notamment marqué les JO de Lillehammer en 1994 en décrochant deux titres — sur le 30 km classique et le 15 km libre — auxquels se sont ajoutées deux médailles d’argent et une de bronze au cours de la même édition.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité