Jeux Olympiques Paris 2024 : Estelle Mossely, Mélina Robert-Michon… La course au rôle de porte-drapeau est bien lancée

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À moins de cent jours du début des Jeux Olympiques de Paris (26 juillet - 11 août), la France ne sait pas encore quels seront ses porte-drapeau. Ceux-ci seront désignés par un vote des athlètes, dont le résultat sera dévoilé mi-juillet. Ce mercredi, au Grand Palais éphémère, certains d’entre eux ont réaffirmé leur souhait d’être élus, quand d’autres ont envisagé de déposer leur candidature.

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En 2024, le 12 juillet ne sera pas seulement la date anniversaire du premier titre mondial des Bleus du football. Car ce jour-là sera aussi dévoilé le résultat d’une élection très particulière : celle des porte-drapeau de la France pour les Jeux Olympiques de Paris. Comme exposé par le CNOSF mi-mars, les deux athlètes (un homme et une femme) qui auront la lourde et prestigieuse responsabilité de mener la délégation tricolore à l’occasion de la cérémonie d’ouverture seront en effet désignés par leurs pairs.
Le scrutin débutera fin juin. D’ici-là, il y a fort à parier que le sujet reviendra très souvent dans les discussions. Cela a d’ailleurs été le cas ce mercredi, au Grand Palais éphémère, où de nombreux membres de l’équipe de France étaient réunis pour marquer le coup, à cent jours de l’ouverture des JO. Mais, au fait, ce serait quoi, le portrait-robot du porte-drapeau idéal ? "Pour moi, ça doit être quelqu’un qui a déjà performé aux Jeux, note la sabreuse Sara Balzer. Il doit inspirer les autres, par son histoire, sa longévité. Il y a plein de critères."
"Les résultats, le palmarès, le parcours, les difficultés rencontrées, la résilience… Tout ça doit entrer en compte", embraye sa coéquipière Sarah-Camille Noutcha. "En tant que porte-drapeau, on est capitaine de la délégation, témoigne Jackson Richardson, qui a officié en tant que tel à Athènes, en 2004. On a un rôle de grand frère, on a envie de tirer toute l’équipe avec soi, de partager ce moment." Rappelons que ceux qui n’ont jamais participé aux Jeux (Antoine Dupont, les frères Lebrun…) comme ceux qui ont déjà tenu la bannière tricolore (Teddy Riner, Clarisse Agbégnénou…) ne pourront pas être candidats en 2024.
Cela laisse le champ libre à d’autres profils. Estelle Mossely, par exemple, n’a pas tardé à annoncer qu’elle aimerait guider la délégation française. "Ce serait un honneur de représenter toute l’équipe olympique. J’ai envie de partager mon expérience, d’être celle qui, à mon humble échelle, peut apporter quelque chose de plus sur cette compétition", affirme la première boxeuse française de l’histoire à avoir été sacrée aux JO, en 2016. Par manque de temps, elle n’ira toutefois pas jusqu’à "faire campagne" dans l’espoir de récolter des suffrages. "Mais c’est quelque chose auquel je pense forcément", insiste-t-elle.
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Robert-Michon : "C'est puissance 1000"

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Mélina Robert-Michon n’a pas non plus l’intention de multiplier meetings et sorties médiatiques afin de convaincre les électeurs d’opter pour sa candidature. Du haut de ses 44 ans et de ses six participations aux Jeux Olympiques, la lanceuse de disque a néanmoins de sérieux arguments à faire valoir. "Mon idée, c’est de dire : 'Je serais fière et honorée d’avoir ce rôle, à vous de choisir.' Le choix appartient à chaque athlète, mais j’espère pouvoir correspondre au maximum d’entre eux. Porter le drapeau à Paris, devant le public français, ce serait juste énorme."
Sandrine Gruda, Florent Manaudou et Joris Daudet n’étaient pas présents au Champ de Mars ce mercredi après-midi, mais leur dossier de candidature a déjà été déposé, comme celui, selon L’Équipe, d’Earvin Ngapeth. Il n’est cependant pas exclu que d’autres prétendants se fassent connaître avant le début de l’élection. "Pourquoi pas moi ? C’est une aventure qui pourrait me plaire", avoue dans un sourire Laëtitia Guapo, membre de l’équipe de France de basket 3x3. "Si je peux être porte-drapeau, ce sera magique", souffle, de son côté, Romain Cannone.
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Guapo sur les porte-drapeaux : "Pourquoi pas moi ?"

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Si l’objectif premier de l’épéiste de 27 ans est évidemment de conserver son titre olympique, il se dit malgré tout "totalement prêt" à faire campagne pour être porte-drapeau, même s’il n’est pas encore officiellement qualifié pour l’échéance olympique. Son de cloche similaire chez son coéquipier Yannick Borel. "Il y aura un vote, et si je suis choisi, tant mieux", sourit le Guadeloupéen. Après tout, il n’y aurait rien d’insensé à ce que l’escrime, plus grand pourvoyeur de médailles de l’histoire olympique française (123, depuis 1896) soit ainsi mis en avant. "Ce serait très cool que notre sport soit représenté", clament en chœur les sabreuses Balzer et Noutcha.
Il y a les candidats déclarés, ceux qui pourraient bientôt le devenir. Et d’autres qui, sans n’avoir rien déclaré, sont naturellement plébiscités. "J’aimerais bien voir une handballeuse", suggère Jackson Richardson, désormais chef de mission de la délégation française. Taulier de l’équipe de France de water-polo, Mehdi Marzouki a aussi un avis sur la question : "Nicolas Batum, ce serait bien, pour tout ce qu’il a fait en NBA et avec les Bleus. Chez les femmes, je mettrais une judoka, pour leurs résultats incroyables. Romane Dicko, par exemple. Batum-Dicko, ce serait un bon binôme !" Les Jeux ne sont pas encore ouverts, mais les paris peuvent bel et bien commencer.
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