Jeux Olympiques - Le Canada annonce à son tour un boycott diplomatique des JO de Pékin

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JEUX OLYMPIQUES - Après les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie, c'est au tour du Canada. Ce jeudi, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé mercredi un boycott diplomatique des Jeux olympiques d'hiver de Pékin, du 4 au 20 février prochains, emboîtant le pas aux trois autres grandes nations olympiques pour protester contre le traitement des Ouïghours dans la région du Xinjiang.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau aux côtés de la vice-présidente américaine Kamala Harris, le 18 novembre 2021

Crédit: Getty Images

La Canada suit le mouvement. Comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie, les Canadiens ont annoncé mercredi un boycott diplomatique des Jeux Olympiques de Pékin. "Nous sommes profondément troublés par les violations des droits humains du gouvernement chinois", a-t-il déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau lors d'une conférence de presse. Les athlètes canadiens participeront aux Jeux qui commenceront le 4 février mais aucun représentant du gouvernement canadien ne se rendra en Chine, a précisé Justin Trudeau.
Les Etats-Unis avaient annoncé le boycott dès lundi, suivis mercredi par l'Australie puis la Grande-Bretagne. "C'est important d'être en partenariat avec des alliés dans le monde quand on a une approche contre la Chine", a insisté Justin Trudeau. Les sources de tensions sont nombreuses entre le Canada et la Chine qui viennent tout juste de sortir d'une crise diplomatique sans précédent liée à l'arrestation, en décembre 2018, de la fille du fondateur du géant chinois des télécoms Huawei.
L'annonce de la décision américaine a provoqué la colère de Pékin, celle de l'Australie son mépris, la diplomatie chinoise estimant que "tout le monde se fichait" de savoir si Canberra envoyait ou non des représentants officiels. Selon des organisations de défense des droits humains, au moins un million d'Ouïghours et d'autres minorités turcophones, principalement musulmanes, sont incarcérés dans des camps au Xinjiang. La Chine est accusée d'y stériliser de force les femmes et d'imposer un travail forcé. Pékin affirme que les camps sont des centres de formation professionnelle destinés à éloigner leurs pensionnaires de la radicalisation.
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