ATHLETISME : 3/10

Pas de titre, comme à Rio… Mais une seule médaille, contre six il y a cinq ans. L’athlétisme français a globalement déçu lors de ces JO. Derrière les désillusions des cadres Mélina Robert-Michon et Yohann Diniz, il y a bien eu des places d’honneur (Alexandra Tavernier et Quentin Bigot respectivement 4e et 5e au marteau, Pascal Martinot-Lagarde 5e sur 110m haies), mais cela ne pèse pas bien lourd à l’heure du bilan.
Tokyo 2020
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13/09/2021 À 19:20
La star Kevin Mayer a évité le naufrage, avec l’argent au décathlon. Quant à Renaud Lavillenie, il n’avait pas les moyens physiques de faire mieux que 8e à la perche. Il reste ainsi le seul athlète français titré aux Jeux Olympiques au XXIe siècle (en 2012).

Mayer : "Cette médaille d’argent a vraiment un goût d’or"

AVIRON : 7,5/10

Très belle cuvée pour l’aviron tricolore, avec deux médailles qui pèsent lourd dans le décompte tricolore final. En deux de couple, Matthieu Androdias et Hugo Boucheron avaient réservé la surprise du chef en se couvrant d’or malgré une faute technique qui a failli leur coûter cher en finale. Le lendemain, Claire Bové et Laura Tarantola ont aussi réussi le casse presque parfait, remportant l’argent au terme d’un finish décoiffant. Deux médailles, dont un titre, comme à Rio. Mission accomplie.

Androdias et Boucheron revivent leur arrivée : "Là, je ferme les yeux et j'en mets le plus possible"

BADMINTON : 3/10

Pour ses troisièmes Jeux Olympiques, Brice Leverdez n'a pas fait mieux que lors des éditions précédentes, avec une élimination en poules. Tout comme Qi Xuefei chez les dames, ainsi que la paire mixte Gicquel-Delrue. Toujours pas de médaille dans l'armoire à trophées de la France, donc, en provenance de cette discipline devenue olympique en 1992.

BASEBALL/SOFTBALL : non noté

Les équipes de France masculine et féminine n'ont pas réussi à se qualifier pour les JO de Tokyo.

BASKETBALL : 8,5/10

Que d'exploits pour les deux équipes de France lors de ces Jeux... Team USA battue en phase de groupes, un contre de Batum pour éliminer la Slovénie du prodige Luka Doncic puis une finale olympique serrée jusqu’au bout face à l’armada d’un Kevin Durant injouable. Cette médaille d’argent, qui a le goût de trop peu, montre l'état d'esprit du groupe de Vincent Collet, qui se rapproche chaque année de l’apothéose.
Du côté du tournoi féminin ? Une médaille de bronze, acquise au terme d'une petite finale aux airs de revanche face aux championnes d'Europe serbes, seulement 17 heures après avoir vécu une grande désillusion contre le Japon. Hommes et femmes confondus, les Bleus du basket peuvent être fiers de leur parcours.

L'équipe de France féminine de basket, médaillée de bronze des JO de Tokyo, le 7 août 2021

Crédit: Getty Images

BASKETBALL 3x3 : 6/10

La première nation mondiale est repartie sans breloque de cette nouvelle compétition olympique, aussi intense que télégénique. Après une montée en puissance jusque dans le dernier carré, les coéquipières de Laetitia Guapo, meilleure joueuse au monde selon le classement FIBA, se sont arrêtées aux portes de la finale devant une impressionnante Team USA, future championne. Opposées à la Chine pour la médaille de bronze, Migna Touré et compagnie ont laissé passer leur chance, échouant au pied du podium. Une grande désillusion pour celles qui ont déjà donné rendez-vous à Paris 2024.

BEACH-VOLLEY : non noté

Les équipes de France masculine et féminine n'ont pas réussi à se qualifier pour les JO de Tokyo.

BMX : 3/10

Les Jeux de la frustration. Alors que 4 Français sur les 5 engagés sont parvenus à se qualifier en finale, ils ont tous craqué au moment fatidique, y compris le double champion du monde Joris Daudet, et sont revenus bredouilles. Même déception en BMX freestyle pour Anthony Jeanjean, champion d’Europe en 2019 et qui, après avoir rallié la finale durant laquelle il avait bien commencé, a chuté et terminé à la 7e place.

BOXE : 3/10

Après Rio et la folle moisson de 2016, il était compliqué d’imaginer la boxe française réussir une autre belle édition des Jeux à Tokyo. Mais le zéro pointé n’était pas dans leur point de mire. Il a pourtant fallu s’y résoudre, au terme d’une semaine marquée par des polémiques en tous genres, autour de Samuel Kistohurry, Maïva Hamadouche et, évidemment, Mourad Aliev. Dire que les Français ont été régulièrement lésés n’est pas une vue de l’esprit. Cela ne justifie pas le bilan global, mais ça l’explique en partie.

Aliev : "L'arbitrage, c'est n'importe quoi : ça a foutu en l'air quatre ans de sacrifice"

CANOE-KAYAK/SLALOM : 4/10

La France nourrissait des ambitions mesurées en slalom. Elle a tutoyé la médaille en C1, chez les femmes, avec la jeune Marjorie Delassus (23 ans, 4e) comme chez les hommes, avec Martin Thomas (5e). Deux résultats qui peuvent susciter de la déception mais correspondent à de bonnes performances, par rapport au standing des deux intéressés. Pour l’expérimenté Boris Neveu (35 ans), la 7e place en K1 est en revanche un coup dur. Marie-Zélia Lafont a quant à elle manqué la finale en K1. Le tout donne un bilan frustrant.

CANOE-KAYAK/SPRINT : 3/10

La délégation tricolore ne s'est donné que peu d'occasions de croire à la médaille. Une de ses meilleures chances, Maxime Beaumont, médaillé d'argent en K1 200m il y a cinq ans, n'est pas allé plus loin que les demi-finales. Chez les femmes, une seule finale est à noter, celle de Sarah Guyot et Manon Hostens en K2 500m. Et la conclusion de la quinzaine à Tokyo n'a pas plus redonné le sourire.
Adrien Bart a signé la meilleure performance tricolore des Jeux avec la quatrième place du C1 1000m. Mais le scénario de la course - dépassé dans les derniers mètres par le Moldave Serghei Tarnovschi, qui avait été suspendu quatre ans pour un contrôle antidopage positif juste avant les Jeux Olympiques de Rio, et n'aurait ainsi pas pu prendre part aux Jeux s'ils avaient eu lieu en 2020 - laisse comme un goût aigre. Avec des si, on part de Tokyo avec une médaille. A l'indicatif, le bilan est vierge, et assez terne.

CYCLISME SUR PISTE : 5,5/10

Ils auront, malgré tout, sauvé le bilan global du cyclisme français. Les pistards ont été les seuls à conquérir des médailles - deux de bronze - et ce malgré quelques déceptions, comme Benjamin Thomas (omnium) ou Mathilde Gros (keirin, vitesse). Le premier s’est d’ailleurs rattrapé lors de l’américaine, associé à Donavan Grondin.
La belle surprise est venue du jeune trio bronzé Sébastien Vigier-Rayan Helal-Florian Grengbo en vitesse par équipes. Les Bleus ont décroché une breloque de plus qu’à Rio, mais le bilan reste mince pour une discipline qui fut longtemps l’un des piliers du sport français aux Jeux (quatre titres à Sydney en 2000 par exemple).

Merci les pistards ! Revivez la course des Bleus, bronzés en vitesse par équipes

CYCLISME SUR ROUTE : 4/10

Les Bleus de la route ont attaqué ces Jeux avec des espoirs de médailles raisonnables, mais sans être favoris, sur la course en ligne comme contre-la-montre. La 7e place de David Gaudu pourrait laisser quelques regrets quant à la tactique adoptée. Mais le grimpeur de la Groupama-FDJ semblait globalement "à sa place", en tout cas un cran en-dessous d’un podium trois étoiles (Carapaz - Van Aert - Pogacar).
Lors du chrono, Rémi Cavagna a terminé à une décevante 17e position qui ne traduit pas le rang qu’il occupe dans la hiérarchie mondiale de l’exercice. Si tous les spécialistes de la discipline sont au top de leur forme, le "TGV de Clermont-Ferrand" nous paraît susceptible d’intégrer une caste de dix hommes… Mais pour le "Top 3", il a encore du boulot. Il ne tombe ainsi pas de si haut.

VTT : 2/10

C’est une immense déception pour le clan tricolore. Le résultat, brut, n’est pas catastrophique (5e et 9e chez les messieurs, 6e et 10e chez les dames). Mais mis en perspective avec les attentes suscitées par les protagonistes français, ce bilan est famélique. Victor Koretzky, Jordan Sarrou, Loana Lecomte et Pauline Ferrand-Prevot étaient des candidats déclarés à la médaille, des prétendants crédibles à l’or. Repartir de la capitale nippone sans breloque est un camouflet.

Ferrand-Prevot, la poisse : sa chute en début de course qui l'aura retardée

EQUITATION : 4,5/10

Après les deux titres et les trois médailles de Rio en six épreuves, le bilan de ces JO de Tokyo est forcément moins reluisant. Les Bleus ne sont pas parvenus à conserver leurs deux titres par équipes au concours complet et au saut d'obstacles. La palme de la frustration revient à cette dernière compétition, terminée par une élimination pour refus de saut alors que les Tricolores étaient en tête avant le dernier passage.
La médaille de bronze sur le concours complet au terme d'un retour tonitruant sauve un peu la quinzaine, marquée il est vrai par de nombreux contretemps et la participation de plusieurs réservistes. Il faudra toutefois faire mieux, notamment en individuel en 2024. Cruelle ironie, de nombreux chevaux médaillés sont, eux, français.

Refus d'obstacle et terrible désillusion : le calvaire de Leprevost qui laisse échapper l'or

ESCALADE : 4/10

Plus grandes chances de médailles, les frères Mawem peuvent avoir quelques regrets. Le premier, Bassa, s'est rompu un tendon du biceps alors qu’il dominait les qualifications. Le second, Mickaël, a terminé cinquième du combiné après avoir failli lors de son run de difficulté. Frustrant. Chez les dames, Anouck Joubert n'a pas fait de miracle. Également en finale, la Stéphanoise a terminé à une honorable sixième place d'une nouvelle discipline olympique que l'on a déjà hâte de retrouver.

ESCRIME : 9/10

Après le judo, ce fut la discipline star de ces Jeux de Tokyo pour la France. Cinq médailles conquises, dont deux d’or grâce au fleuret par équipes et à un surprenant et flamboyant Romain Cannone à l’épée, le bilan a de quoi rendre jaloux bien des sports dans la délégation française. Et s’il y a eu quelques ratés en individuel, pour l’épéiste Yannick Borel ou les fleurettistes Enzo Lefort et Ysaora Thibus, ils ont été largement compensés par les performances collectives.
Comment oublier les frissons donnés par les filles du fleuret et leur remontée fantastique contre les Italiennes en demi-finale ? Ou encore le parcours des sabreuses argentées qui ont décroché la première médaille olympique de leur histoire dans le sillage d’une Manon Brunet survoltée, également bronzée individuellement ? Le huis clos n’aura finalement pas pesé dans les têtes bleues et Tokyo restera même mémorable pour Erwann Le Péchoux, qui a tiré sa révérence sur un titre olympique à 39 ans.

Cannone : "J'ai dormi avec ma médaille..."

FOOTBALL : 1/10

Il y a eu le frisson face à l’Afrique du Sud, avec une fin de match folle (4-3). Mais pour le reste… Composée à la hâte, sans stars ni espoirs majeurs du foot français, cette équipe de France aura fait peine à voir malgré un André-Pierre Gignac gonflé d’orgueil et plein de leadership. Ce fut un naufrage défensif et une sortie de route, dès les poules, après une humiliation face au Japon (4-0). En espérant qu’en 2024, les clubs français jouent vraiment le jeu...

GOLF : 3,5/10

Les chances de médailles françaises dans cette discipline étaient (très) faibles. Il n’y a pas eu de miracle à Tokyo. 109e mondiale, Perrine Delacour a réalisé la meilleure performance tricolore, en bouclant son tournoi olympique avec un -4 total et une 29e position dans le tableau féminin. Côté messieurs, Romain Langasque et Antoine Rozner ont été loin du compte. Ils ont respectivement terminé 36e et 45e dans le classement messieurs.

GYMNASTIQUE RYTHMIQUE : non noté

Aucune Française n’a été qualifiée pour les JO de Tokyo dans cette discipline.

GYMNASTIQUE ARTISTIQUE : 4/10

La France attendra une Olympiade de plus pour trouver un successeur à Hamilton Sabot, dernier médaillé de la gym tricolore (bronze aux barres parallèles) à Londres, en 2012. La délégation tricolore n'a pas à rougir de ses Jeux de Tokyo, avec la quatrième place frustrante mais déjà remarquable de Samir Aït Saïd aux anneaux, compte tenu de sa blessure sérieuse au biceps.
Le sixième rang des Bleues au concours général par équipes les place sensiblement à leur niveau, d'autant plus qu’elles ont fini à moins d'un point du podium. Pas de bonne surprise en revanche en individuel pour Mélanie de Jesus dos Santos ou Carolann Heduit.

Samir Aït-Saïd aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020

Crédit: Getty Images

HALTEROPHILIE : 4,5/10

Loin d'être favorites, Anaïs Michel (-49kg, 7e) et Gaëlle Nayo Ketchanke (-87kg, 5e) ont fait ce qu'elles ont pu devant les poids lourds de Tokyo. Petit regret pour Dora Meiriama Tchakounté (-59kg), qui a échoué au pied du podium pour... un petit kilo. Du côté des messieurs, le seul Tricolore engagé a été non classé lors de la finale des -67kg, échouant ses trois tentatives à l'épaulé-jeté.

HANDBALL : 10/10

La perfection absolue. Jamais un sport collectif français n'avait fait le carton plein (hommes et femmes) aux JO. C'est désormais chose faite. Les Experts nouvelle génération ont retrouvé le sommet du podium pour un troisième titre, sans la moindre contestation possible, lors des quatre dernières éditions. Une conclusion de rêve pour les Guigou et autres Karabatic.
Les Bleues avaient, elles, vécu nombre de déconvenues olympiques. Elles sont toutes balayées par un sacre de toute beauté, après un début de compétition qui avait pourtant levé quelques doutes. La conclusion parfaite d'une quinzaine olympique contrastée pour le clan bleu.

Une remise des médailles tout en émotion pour les Bleues : Leynaud en maître de cérémonie

HOCKEY SUR GAZON : non noté

Les équipes de France masculine et féminine n'ont pas réussi à se qualifier pour les JO de Tokyo.

JUDO : 9,5/10

Le judo a été le pilier de la délégation française à Tokyo, avec huit médailles, dont deux en or. Les Bleus ont brillé sur les tatamis du Nippon Budokan, à l’image de leurs deux leaders, Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou, mais aussi des représentants d’une nouvelle génération, symbolisée par Romane Dicko (21 ans).
Un bémol ? Riner a échoué dans sa quête de triplé individuel. Mais sa capacité à se remobiliser pour aller chercher le bronze chez les lourds a été remarquable, puis il a été moteur lors de l’épreuve par équipes mixtes, remportée par la France face au Japon, pays du judo dominé sur ses terres. Un triomphe collectif qui magnifie un très bon bilan.

Après l'or, la Marseillaise pour Agbegnenou, main sur le coeur

KARATE : 7/10

Ce ne sera peut-être qu’un one shot mais la France a profité à plein du karaté aux JO. Steven Da Costa a décroché la médaille d’or chez les -67kg. C’était le moment où jamais, parce que le karaté, arrivé à Tokyo, a déjà été retiré du programme pour Paris. Leïla Heurtault, en -61kg, a été éliminée dès la phase de groupes après avoir perdu ses trois premiers combats. Même sanction pour Alexandra Feracci en kata.

LUTTE : 2/10

La lutte n’a jamais été un bastion de l’olympisme français aussi puissant que le judo ou l’escrime. Mais elle en a longtemps été une valeur sûre. Cette époque semble révolue. Comme à Rio, elle revient bredouille des JO. Koumba Larroque, sortie dès les huitièmes, est la plus grosse déception d’un contingent tricolore bien maigre (deux lutteuses seulement, avec Mathilde Rivière).

NATATION : 4/10

Que Londres semble loin... En 2012, dans la capitale anglaise, les nageuses et nageurs tricolores avaient fait une petite razzia avec pas moins de sept médailles, dont quatre en or pour Camille Muffat (400m nage libre), Yannick Agnel (200m nage libre), le relais 4 X 100m nage libre et Florent Manaudou (50m nage libre). Neuf ans plus tard, le dernier cité a sauvé le bilan français du zéro pointé, réussissant l’exploit décrocher l’argent malgré une pause de presque trois ans dans sa carrière après Rio.
Difficile pourtant d’en vouloir à des Bleus en pleine phase de transition générationnelle. Le jeune Maxime Grousset, superbe 4e du 100m nage libre, a notamment donné des motifs d’espoir pour le prochain rendez-vous olympique à Paris.

Manaudou : "J'aimerais bien aller chercher une 4e médaille à Paris"

NATATION ARTISTIQUE : 5/10

Ces jumelles ont du talent. Avec un programme engagé intitulé ‘Les Amazones”, dénonçant les violences faites aux femmes, Laura et Charlotte Tremble ont terminé huitièmes du duo libre avec un score de 176,98 points, synonyme de record personnel. Si elles n’ont pas réussi à bouleverser la hiérarchie établie, leur jeune âge (22 ans) présage de belles choses pour les prochains rendez-vous. En revanche, le ballet tricolore, qui a échoué à se qualifier lors du TQO, n’était pas à Tokyo.

NATATION EN EAU LIBRE : 3/10

Médaillé de bronze en 2016 puis vice-champion du monde en 2019, Marc-Antoine Olivier avait annoncé la couleur pour le 10km : l'or olympique. Mais son ambition a coulé dans le dernier tour. Incapable de suivre les échappés, il n’a pas pu faire mieux qu’une sixième place. Seule Française en lice, Lara Grangeon, pourtant longtemps dans le groupe de tête, a elle aussi été lâchée dans les deux derniers kilomètres pour terminer neuvième dans l'eau à 29 degrés de la baie de Tokyo.

PENTATHLON MODERNE : 3/10

Un pentathlon en dessous des espérances. Malgré un superbe laser-run qui lui a permis de gratter dix places, Valentin Prades n'a terminé que 7e de l'épreuve. Pire, son compatriote Valentin Belaud, en grande difficulté lors du saut d'obstacle, n’a jamais réussi à se mettre en position de jouer le podium (11e). Déception également du côté des femmes, avec Elodie Clouvel et Marie Oteiza, trop imprécises au tir, qui ont terminé respectivement aux 6e et 10e places.

PLONGEON : 3/10

La retraite de Benjamin Auffret en avril a laissé un grand vide au sein de l’équipe de plongeon français. Le 4e des JO de Rio n’a pas encore trouvé de successeur à sa mesure. Matthieu Rosset n’a pas franchi le cap des qualifications sur tremplin à 10m, Alexis Jandard visait le top 8 mais il n’a pas dépassé les demi-finales, tout comme Aloïs Kalonji, programmée pour Paris 2024. Finalement, le plongeon le plus mémorable de ces JO côté français restera celui de Laurent Tillie, le sélectionneur des volleyeurs, en demi-finale face à l’Argentine.

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RUGBY A 7 : 8,5/10

Entre les Bleues, le rugby à 7 et les Jeux, il se passe quelque chose. Déjà créditée du premier essai de l’histoire de la discipline aux JO, par l’intermédiaire de Camille Grassineau en 2016, l’équipe de France a fait mieux à Tokyo que sa 6e place à Rio. Les Françaises étaient outsiders et elles repartent du Japon avec une médaille d’argent autour du cou. Le tournoi masculin s’est quant à lui déroulé sans la sélection française, battue par l’Irlande fin juin en finale du TQO.

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SKATEBOARD : 4/10

Trois représentants français pour les premières finales olympiques de skateboard : Vincent Matheron, en Park, Vincent Milou et Aurélien Giraud, en street. Le premier a terminé septième dans le classement final de sa catégorie après trois chutes lors de son dernier run. Mais Matheron avait, jusqu’ici, réalisé un bon parcours plein de promesses. Milou (4e) et Giraud (7e), eux, ont enflammé les qualifications mais n’ont pas réussi à se hisser sur le podium lors de leur finale. Un bilan frustrant, donc. Mais qui laisse entrevoir un peu d’espoir pour les Jeux de 2024, à Paris.

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SURF : 4/10

Pas de médaille mais des promesses pour le surf français. Alors que la majorité de la délégation tricolore (Johanne Defay, Pauline Ado et Jérémy Florès) a quitté le tournoi en 8e de finale, Michel Bourez a réussi à se hisser en quart de finale. Face au Brésilien Gabriel Medina, taulier de la discipline, le surfeur français ne s’est pas démonté.
Il a terminé la série avec un total de 13,66 mais aurait pu obtenir un score plus élevé si son tube avait été mieux évalué. Quoi qu’il en soit, Medina était trop fort et a dominé ce duel (15,33). Au lendemain de son élimination, Bourez s’est dit impatient d’être à l’été 2024 pour les Jeux de Paris. Le rendez-vous est pris.

TAEKWONDO : 6/10

La tradition a été respectée. Depuis Sydney et le bronze de Pascal Gentil, le taekwondo apporte systématiquement au moins une médaille à la délégation française. Si Magda Wiet-Hénin, médaillée de bronze aux Mondiaux en 2019 (-67kg) était peut-être la plus attendue, c’est la toute jeune Althéa Laurin (19 ans) qui a su tirer son épingle du jeu chez les +67kg. Inspirée par Gwladys Epangue, à laquelle elle a rendu hommage, elle a fait preuve d’un sacré mental pour rebondir après sa demi-finale perdue. De quoi viser l’or dans trois ans.

Après un match maîtrisé, Althéa Laurin décroche la médaille de bronze

TENNIS : 4/10

Au vu des derniers mois sur le circuit, on ne s’attendait pas à grand-chose en simple. A raison chez les femmes, avec la seule Fiona Ferro pour passer un tour. Chez les hommes, en revanche, ce fut une belle surprise avec un Ugo Humbert ambitieux et quart de finaliste après avoir battu Tsitsipas mais également un Jérémy Chardy sorti au même stade par Zverev, champion olympique au final.
Gilles Simon et Gaël Monfils ont quitté Tokyo dès le premier tour. L’énorme déception est cependant venue des doubles où la France nourrissait des ambitions légitimes, à l'image de la paire Mahut-Herbert, éliminée dès le premier tour par le duo Murray-Salisbury.

TENNIS DE TABLE : 5/10

Pas de médaille pour le contingent français en tennis de table. Mais pas de déception majeure. Dans le sillage de leur leader Simon Gauzy, les Bleus ont passé un tour dans le tournoi par équipes, avant d’offrir une honnête résistance en quart de finale à la Chine, qui a remporté tous ses matches 3-0 jusqu’au sacre. Dans l’épreuve de double mixte, Jia Nan Yuan et Emmanuel Lebesson ont réalisé un beau parcours, conclu à la 4e place.

TIR : 6,5/10

Jean Quiquampoix sauve la mise. En or sur l’épreuve du pistolet 25m, le Maréchal des logis de 25 ans fait mieux que son argent décroché à Rio. Le reste de la délégation de tir ne peut en dire autant. Après deux éditions conclues avec deux médailles (une en argent et une en bronze), seul Quiquampoix revient les valises chargées.
Océanne Muller (10 mètres) et Eric Delaunay (skeet) 5e, Mathilde Lamolle et Céline Goberville 7e et 8e à 10 mètres et non qualifiées en finale à 25 mètres : il n'y a pas eu nombre de frissons. Avec Muller (18 ans) ou Lamolle (24 ans), le tir français possède tout de même quelques motifs d'espoir pour Paris 2024.

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TIR A L’ARC : 2,5/10

Ils venaient pour faire mieux que Rio (une médaille d’argent). C’est raté malgré l’introduction de nouvelles épreuves. Chez les hommes, ce fut un fiasco avec Jean-Charles Valladont (en argent au Brésil) et Thomas Chirault, éliminés en 32es, ainsi que Pierre Plihon, sorti en 16es. En équipes, les Américains étaient supérieurs mais le manque de communication entre les archers français aura donné une mauvaise image du trio tricolore. Chez les femmes, Lisa Barbelin, 21 ans, est sortie dès les 8es mais le rendez-vous est déjà pris pour Paris.

TRAMPOLINE : 3/10

Les chances de médailles étaient réelles tant Léa Labrousse avait un coup à jouer après sa 5e place aux Mondiaux de 2019. Sa “faute débile” en qualifications l’aura privée de la finale olympique. Destin similaire pour Allan Morante, et voilà un zéro pointé pour le trampoline tricolore. A 24 et 26 ans, on a encore le temps de les revoir.

TRIATHLON : 5/10

Une première médaille olympique, en bronze (relais mixte), difficile de faire la fine bouche. Pourtant, le total français aurait dû être plus élevé avec la présence de Vincent Luis, double champion du monde en titre et favori en individuel. Perturbé dans sa préparation, le leader tricolore n’a pas eu l’or de Tokyo. Chez les femmes, Léonie Periault a gratté une 5e place aussi historique que prometteuse.

Vincent Luis

Crédit: Getty Images

VOILE : 6,5/10

Trois médailles, comme à Rio. Deuxième nation la plus présente sur les podiums, la France peut tirer un bilan globalement positif de son séjour au Japon. S’il manque un titre à la voile tricolore, elle peut se satisfaire de ses deux breloques d’argent et de celle de bronze. Emmenée par sa locomotive, Charline Picon, en argent après l’or de Rio, la voile doit beaucoup à ses véliplanchistes puisque Thomas Goyart a, lui aussi, arraché l’argent.

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VOLLEYBALL : 10/10

La perfection. On savait cette équipe capable de tout. Du meilleur bien sûr, du pire aussi. Les hommes de Laurent Tillie sont arrivés au Japon en arrachant, par miracle, leur qualification au TQO. Sauf que, cinq ans après la piteuse élimination en poules à Rio, les coéquipiers de Ngapeth étaient décidés, cette fois, à ne pas rater leur rendez-vous majuscule.
Après une qualification in extremis dans la poule de la mort et des matches déjà à couper le souffle, cette bande de doux dingues a sorti, dans l’ordre, la Pologne, double champion du monde en titre, les Argentins, qui les avaient battus en poules, et la Russie, quadruple championne olympique au terme de trois matches de légende. Au bout, un titre olympique, le premier de l’histoire du volley tricolore, et des émotions en pagaille.

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WATERPOLO : non noté

Les équipes de France masculine et féminine n'ont pas réussi à se qualifier pour les JO de Tokyo.
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