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Grand Slam de Lausanne - Clarisse Agbegnenou veut "montrer à (ses) adversaires (qu'elle est) de retour", après la naissance de son deuxième enfant
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Publié 28/08/2026 à 23:56 GMT+2
Cinq mois après la naissance de son deuxième enfant, Clarisse Agbegnenou est de retour samedi, à l'occasion du Grand Slam de Lausanne, prélude aux Championnats du monde de Bakou où la Française tentera de décrocher en octobre un septième titre mondial. Forte de son expérience en matière de reprise de la compétition, elle vise déjà la victoire. "Je me sens bien", affirme la judoka de 33 ans.
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Elle est à nouveau de retour. Cinq mois après la naissance de son deuxième enfant, la judoka Clarisse Agbegnenou retrouve la compétition ce week-end au Grand Slam de Lausanne. "Je me sens prête pour ce grand retour, même si ça ne fait que cinq mois que j'ai accouché. Mais j'ai tout mis en place, j'ai pris les bonnes personnes pour m'accompagner, donc là, je me sens bien et en forme", déclare la judoka de 33 ans à l'AFP.
La dernière apparition d'Agbegnenou sur un tatami remonte à avril 2025 lorsqu'elle avait décroché la médaille d'argent aux Championnats d'Europe. Comme annoncé, elle avait ensuite fait une pause en vue d'avoir un deuxième enfant.
Des petites vacances
Pendant cette période, la championne olympique de Tokyo n'a jamais cessé de s'entraîner pour autant, mis à part une dizaine de jours après la naissance d'un garçon prénommé Dakota, en mars. "Des petites vacances", plaisante-t-elle.
Agbegnenou avait déjà interrompu sa carrière après son titre olympique pour donner naissance en 2022 à une fille, Athéna. Elle était revenue au plus haut niveau avec un sixième titre mondial puis une médaille de bronze olympique (-63kg) à Paris. Sans oublier sa contribution décisive à la médaille d'or par équipes.
Grâce à cette première expérience, elle a pu s'appuyer sur une préparation minutieuse et un accompagnement adapté pour cette deuxième aventure, explique-t-elle : "Je me suis entraînée différemment pendant la grossesse, plus spécifiquement. J'ai mis en place beaucoup de choses, j'ai travaillé beaucoup plus en force, mon cardio, mon périnée aussi, pour ne pas trop perdre. Ce qui m'a permis de bien reprendre après, et puis pour mon retour, j'ai été bien suivie."
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Plaisir et ambition
"La reprise n'est jamais simple, poursuit-elle. Parce que quand on doit tout retravailler, c'est assez frustrant. Mais c'est vrai que c'est revenu assez rapidement. Je savais à quoi m'en tenir, donc je me suis vraiment mise dans de bonnes prédispositions. J'étais bien accompagnée, dans la joie et la bonne humeur, et Dakota a été un gentil bébé ! J'ai moins peiné à revenir (cette fois-ci). Avec Athéna, même après un an, je n'étais pas à 100%, donc c'est vrai que là, je me dis qu'à cinq mois, j'ai quand même plus de prédispositions."
Dans ces conditions, la sextuple championne du monde s'est fixée dès sa reprise samedi en Suisse des ambitions élevées : "Pour moi, c'est la victoire. Je me sens bien. Ça serait bien de marquer un coup et de montrer à toutes mes adversaires que je suis de retour", lance-t-elle, avant de se projeter déjà sur les Mondiaux à l'automne (4-11 octobre à Bakou).
"L'objectif est de gagner un championnat du monde, d'être championne du monde, appuie-t-elle. Ce n'est même pas une question d'avoir un septième titre, mais c'est de me dire que je suis prête et que je vais être championne du monde." Le témoignage d'une motivation toujours intacte : "Je fais ça par plaisir parce que j'ai encore des ressources. Sans plaisir, ça ne sert à rien."
Clarisse Agbegnenou sera accompagnée d'une importante délégation française avec quinze autres judokas. Sans Teddy Riner finalement, blessé à une épaule, mais avec les médaillés olympiques Shirine Boukli (-48 kg), Sarah-Léonie Cysique (-57 kg), Romane Dicko (+78 kg), Luka Mkheidze (-60 kg) et Maxime-Gaël Ngayap Hambou (-90 kg), lancés dans la course au quota olympique pour les JO de Los Angeles dans deux ans.
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