La règle est ainsi faite qu’elle peut paraître cruelle. Marie-Eve Gahié (n°1 mondiale) et Margaux Pinot (n°3) jouent les premiers rôles chez les -70kg, catégorie dont elles sont respectivement championne du monde et double championne d’Europe en titre. Mais seulement l’une des deux aura la possibilité de participer aux Jeux olympiques l’été prochain. Dans cette optique, le Grand Slam de Tel Aviv représentait, pour l’une comme pour l’autre, une opportunité concrète de se mettre en évidence. Et c’est Pinot qui a su le mieux en profiter.

Pinot a fait la différence à l'usure

La combattante de 27 ans s’est en effet imposée ce vendredi, au terme d’un parcours qui, à l'exception d'un premier combat délicat contre Maria Pérez, a été mené avec une certaine maîtrise. En finale, l’affaire pouvait sembler mal embarquée, la Française n’arrivant pas à trouver la clé contre Miriam Butkereit et étant même pénalisée à deux reprises. Son impact physique et son obstination ont toutefois eu raison de l’Allemande, qui a progressivement piqué du nez et fini par s’incliner, en écopant d’une troisième pénalité (synonyme de disqualification) au Golden Score.
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Gahié ne repart pas bredouille

La Francilienne est donc montée sur la plus haute marche du podium et a confirmé sa très bonne forme du moment, puisqu’elle n’a plus perdu en compétition internationale depuis fin octobre et a été sacrée pour la deuxième fois au niveau continental il y a trois mois. Surprise au sol par la même Butkereit en demi-finale, Gahié s’est ressaisie et a réussi à glaner le bronze au détriment de Gabriella Willems, qu’elle a domptée en place de 3. Entre les deux Bleues, le rapport de forces reste par conséquent très équilibré.
L’autre Tricolore engagé ce vendredi, Guillaume Chaine (-73kg), n’a malheureusement guère eu le temps de s’exprimer. Le sociétaire du COS Sartrouville a été sorti dès le premier tour par le Kazakh Zhansay Smagulov, qui l’a cloué au sol après moins de trois minutes de combat. À noter qu’en l’absence de Clarisse Agbegnenou chez les -63kg, la victoire a échu à Tina Trstenjak, qui a longtemps été la bête noire de la Française, dont elle était d’ailleurs venue à bout en finale des JO de Rio.

Trstenjak l’emporte au jeu des pénalités dans une finale 100% slovène

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