Masters de Judo 2022 | Manon Deketer, finir 2022 en beauté avant le retour de Clarisse Agbegnenou

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MASTERS DE JUDO - C'est l'une des belles surprises de la saison 2022 dans les rangs tricolores. A 24 ans, Manon Deketer est l'une des révélations du judo français. Forte d'un potentiel certain, la Dunkerquoise a profité de l'absence de Clarisse Agbegnenou pour se tailler une place chez les grandes. A Jérusalem, la judokate voudra confirmer avant une cuvée 2023 décisive en vue des JO de Paris.

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Video credit: Bridgestone

Sa saison 2022 ressemblait presque à une mission d'intérim. C'est ce que lui promettaient en tout cas les plus mauvaises langues. A quelques jours de refermer le dernier chapitre de l'année civile, Manon Deketer a pourtant fait plus que combler le vide laissé par Clarisse Agbegnenou, absente durant tout la cuvée pour congé maternité.
Car la native de Dunkerque a pleinement saisi sa chance de se faire une place chez les -63kg. Régulière à chacune de ses sorties, plusieurs fois sur la boîte et surtout médaillée de bronze aux derniers championnats du monde en Ouzbékistan pour sa première participation, Deketer a l'occasion de confirmer ses bons résultats de 2022 au Masters de Jérusalem, qui réunit les tauliers de l'exercice écoulé. Avec des ambitions plein la tête pour les prochains mois.

Le bronze aux Mondiaux, un message pour le reste de la concurrence

Trois fois sur la troisième marche du podium en Grand Chelem depuis octobre 2021, à Paris, Tel Aviv et Tbilissi, la judokate licenciée à l'ES Blanc-Mesnil Judo a su se faire une place dans une catégorie particulièrement relevée et dominée par le tandem Clarisse Agbegnenou / Tina Trstenjak ces dernières saisons.
En l'absence des deux stars, les cartes ont été redistribuées. Avec de toutes nouvelles championne du monde et championne d'Europe – la Japonaise Megumi Horikawa et la Britannique Gemma Howell – et un panel varié de vainqueures en Grand Chelem, la catégorie des -63kg a eu son lot de gâchettes en 2022.
Et Manon Deketer en fait partie. Médaillée de bronze aux Mondiaux de Tachkent au début de l'automne, la Tricolore a passé un sacré cap. "Je savais que je pouvais battre les meilleures et aller chercher une médaille. Ca fait un bien fou, c’est un bonheur, le travail paie", lâchait-elle à l'issue de sa folle journée.
En panne de confiance à ses débuts, la championne s'est également assurée une part de légitimité comme elle l'expliquait dans un entretien à Ouest-France en octobre dernier. "Elle (ndlr, la médaille) va me permettre d’avoir plus confiance en moi et d’avoir ma place dans cette équipe de France. Je me sens légitime, toutefois certaines filles n’ont pas pu être là, alors… En tout cas, j’ai obtenu une médaille, donc on ne peut plus me dire grand-chose."
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Manon Deketer médaillée de bronze aux Championnats du monde de judo à Tashkent en octobre 2022.

Crédit: Imago

Un futur duel à distance avec Agbegnenou ?

De la légitimité, c'était bien ce carburant dont Deketer avait besoin. Cette place sur la boîte aux Mondiaux vient saluer un travail acharné de la part de la Nordiste, bien boostée au sein d'une équipe de France très soudée et ultra-compétitive.
Alors que plusieurs catégories sont fournies en titres mondiaux et européens chez les filles, la catégorie des -63kg devrait, elle-aussi, être (re)mise sous le feu des projecteurs. Si Clarisse Agbegnenou fait toujours office de patronne et de leader de cette équipe de France, l'émergence de Manon Deketer pourrait prochainement redistribuer les cartes. Même si la championne olympique en titre garde une longueur d'avance, le duel à distance entre les deux judokates a de quoi intriguer en 2023.
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Video credit: Bridgestone

Cette concurrence n'inquiète pourtant pas la numéro 14 mondiale de la catégorie, décidée à prendre les choses comme elles viennent, sans pression. "Je suis capable d’aller chercher plus haut (...) Ce n’est que le début de la course pour les Jeux olympiques. Il peut encore se passer beaucoup de choses… Je préfère ne pas trop me projeter et prendre ce que j’ai à prendre. On verra dans un an et demi", glissait Deketer, toujours à nos confrères de Ouest-France.
La route pour Paris passe par Israël pour la Tricolore de 24 ans. Et nul doute qu'un nouveau résultat positif face aux cadors du dernier exercice lui permettrait de faire le plein de confiance avant le retour de la patronne Agbegnenou.
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