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Mondiaux 2024 | -60 kg | Luka Mkheidze, l'envie d'un premier titre mondial et de battre Nagayama
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Publié 18/05/2024 à 00:06 GMT+2
Luka Mkheidze est l'un des sélectionnés olympiques engagés lors de la première journée des Championnats du monde, en -60 kg, dimanche à Abou Dabi. Bien parti pour être dans les huit têtes de série de Paris 2024, le licencié du PSG est là dans un but précis : décrocher son premier titre planétaire. Et si possible contre le Japonais Ryuju Nagayama, qu'il pourrait croiser le 27 juillet.
Mkheidze s'incline en finale à Antalya
Video credit: Eurosport
Stéphane Nomis, le président de la Fédération française de judo, a affiché la couleur : l'objectif des Bleus est de ramener dix médailles des Jeux Olympiques de Paris. Parce qu'ils en ont la capacité, tout simplement. Animé par cet esprit de conquête, le staff tricolore ne s'interdit donc rien pour la grande répétition de Paris 2024, les Championnats du monde qui débutent ce dimanche à Abou Dabi. Pas moins de 9 des 14 sélectionnés olympiques français seront présents sur les tatamis émiratis, naturellement avec des ambitions affirmées.
A l'évocation de la présence de Madeleine Malonga et d'Audrey Tcheuméo en -78 kg, mercredi, Frédérique Jossinet, vice-présidente de France Judo, en charge du haut niveau, estime ainsi qu'on a toutes les raisons d'attendre, d'espérer, une finale tricolore entre les deux athlètes qui ont été si dures à départager pour le ticket olympique. De même, elle n'exclut pas une finale ce dimanche dans une autre catégorie "doublée", les - 60 kg, où France Judo délègue le sélectionné olympique Luka Mkheidze, référence chez les légers, et la valeur montante Romain Valadier-Picard, 21 ans, qui s'immisce de plus en plus sur les podiums internationaux.
"Il me manque le titre mondial"
Le credo est volontariste et il caractérise bien l'approche de l'équipe que Stéphane Nomis a constituée, qui fait de chaque sortie un événement, un test qui appelle des résultats et, in fine, entretient l'émulation au sein du groupe, même scindé entre olympiques et non olympique. Les Championnats du monde n'échappent pas à la règle, même si chacun y vient avec une feuille de route particulière, entre ultimes mises en place de schémas techniques ou nécessité de prendre des points pour arracher une tête de série. Avec, pour certains, l'envie particulière d'accéder à un statut nouveau comme Luka Mkheidze. "Aujourd'hui, il me manque le titre mondial, j'aimerais énormément décrocher cette nouvelle médaille, avoue le champion d'Europe 2023 et vainqueur du Grand Chelem de Paris 2024. Après, l'objectif est quand même les Jeux Olympiques. Je ne me mets pas de pression pour cette compétition : ce sont vraiment les Jeux qui comptent."
"Les Mondiaux vont quand même être utiles : ils sont exactement dans la même configuration que les Jeux Olympiques, poursuit le licencié du PSG. C'est difficile de dire qu'on les prend comme un entraînement pour préparer les Jeux car ça reste un championnat. C'est surtout un championnat où je n'ai pas de médaille."
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Luka Mkheidze, premier médaillé français lors des JO de Tokyo - 24/07/2021
Crédit: Getty Images
"Lui était un peu sur la réserve"
"Je veux affronter les adversaires qui seront aux Jeux, prendre quelques informations sur eux", avance-t-il. Avec concrètement, une idée en tête, car un nom est sur toutes les lèvres : celui de Ryuju Nagayama, invaincu depuis un an, qui a pris le pouvoir dans la catégorie au Japon mais auquel manque un titre international. "Ça serait très intéressant de prendre Nagayama, admet le Tricolore, médaillé de bronze à Tokyo. Dans ma carrière, j'ai pu le prendre une seule fois (défaite par waza ari en 1/4 à Tashkent en 2021). Son judo a forcément évolué. Dernièrement, il était venu au stage de Paris (à l'Institut du judo) après le Grand Chelem. Je suis me suis engagé dans ce combat, mais lui était un peu sur la réserve. Les Japonais sont très malins là-dessus. Ils ne sortent pas beaucoup, effectivement, parce qu'ils ont la chance d'avoir tous les partenaires de tous les pays qui viennent sans arrêt chez eux en stage. Avec mon entraîneur, on a une stratégie contre Nagayama. C'est le concurrent qui pourrait me poser des problèmes aux Jeux Olympiques."
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Valadier-Picard était si proche : sa finale contre Nagayama en vidéo
Video credit: Eurosport
Valadier-Picard : "Cette sélection, je l'ai méritée"
Aujourd'hui 4e à la ranking list olympique, il n'est pas certain de conserver cette place dans le Top 4 qui offre une protection au tirage au sort. A l'entendre, ce n'est pas un sujet pour le seul médaillé français aux Jeux de Tokyo sans être tête de série. "Je ne suis pas trop dans les points, mes proches le sont peut-être plus, coupe-t-il. J'ai fait beaucoup de compétitions, des résultats, ça m'a bien placé dans le classement. Je ne suis pas forcément à calculer à la place près pour me dire que je prendrai tel ou tel adversaire en quart de finale, en demie. Si je commence à réfléchir comme ça, je me mettrai trop de pression."
Luka Mkheidze n'en est donc pas non plus à se dire qu'il aimerait rencontrer Romain Valadier-Picard dimanche, même si un duel en fin de journée témoignerait des ressources dans cette catégorie chez les Bleus. Le "mondialiste" de l'ACBB n'y pense d'ailleurs pas tellement lui-même. "Cette sélection, je l'ai méritée même s'il y a eu cet échec aux Championnats d'Europe (2024), car je pouvais faire beaucoup mieux, déclare l'élève de Romain Poussin, 3e de l'Euro 2023, à Montpellier. J'ai beaucoup travaillé, je pense que j'ai mérité cette sélection et je vais essayer de l'honorer. Je me concentre sur moi. On est souvent deux Français en -60 kg sur toutes les compétitions. C'est une bonne concurrence : ça tire vers le haut. Mais je ne mets pas plus la pression que ça pour faire ma compétition et penser à moi."
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