Mondiaux de Judo - "C'était une journée de ouf !" : Joan-Benjamin Gaba, pile à l'or pour son premier titre mondial
Eurosport sur GoogleUn an après avoir décroché à la surprise générale l'argent aux Jeux Olympiques de Paris, Joan-Benjamin Gaba est devenu, pour la première fois de sa carrière, champion du monde des - de 73 kg à Budapest. Un sacre au terme d'une journée très relevée qui témoigne du nouveau statut du Français. Gaba est devenu une vraie référence de sa catégorie.
Gaba, champion du monde des moins de 71 kg
Crédit: Getty Images
Que ressentez-vous maintenant que vous êtes champion du monde?
J-B.G. : Ce dossard rouge de champion du monde, je l'ai tellement regardé. A chaque fois que je voyais quelqu'un avec un dossard rouge, je me disais que moi aussi, je le voulais. Et enfin, je l'ai ! Ça fait tellement plaisir. C'est un long parcours, j'ai accompli ça et je suis très fier. En plus, j'ai pris que des mecs costauds. C'était une journée de ouf ! Pour aller au bout, ce n'est qu'au mental. J'étais fort dans la tête et c'est ça qui m'a amené jusqu'à cette médaille.
Comment avez-vous réussi à rester calme au fil de la journée malgré l'excitation?
J-B.G. : Les tours passent et je reste concentré. Je sais qu'à chaque tour, c'est un mec très fort que je vais prendre. Il faut que je reste concentré, sinon je vais perdre. Je suis resté très concentré jusqu'à la finale. Je me suis dit qu'il ne fallait pas que je perde. Après avoir perdu la finale des JO, je ne pouvais pas perdre une deuxième finale mondiale. Vraiment, j'ai tout donné.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/06/15/image-5efc430b-54b0-48ac-9e6c-93a0decd8e97.jpeg)
Joan Benjamin Gaba champion du monde des -73 kg
Crédit: Getty Images
Tactiquement, vous avez donné l'impression de vous adapter à vos adversaires au fil des combats?
J-B.G. : J'étais très lucide. Je pense que c'est ça qui m'a le plus servi. Je savais ce que je devais faire. En finale, une fois que j'ai à peu près compris ce qui le dérangeait, ce qui le gênait, j'ai appuyé dessus. J'ai fait que ça. Et il n'arrivait absolument pas à produire. Au fur et à mesure, à l'usure, je l'ai eu.
Quelle était votre stratégie justement en finale face à Daniel Cargnin?
J-B.G. : La stratégie, c'était de neutraliser son bras droit. J'ai vraiment réussi à le faire pendant tout le combat. Ça a bien marché. J'attendais et je voyais qu'il se fatiguait plus vite que moi. C'est ce qui arrive en général. Donc j'ai attendu qu'il soit un peu fatigué. J'ai lancé toutes mes forces et ça a marché.
Avec ce titre, pensez-vous pouvoir être une locomotive pour le reste de l'équipe désormais ?
J-B.G. : J'espère que ça va lancer un élan collectif. Mais en fait, je trouve que chacune des personnalités de l'équipe est assez forte pour ne pas avoir besoin d'une locomotive. Ils sont tous forts. Donc en vrai, ils n'ont pas besoin de moi.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité
/origin-imgresizer.eurosport.com/2025/09/29/image-0d9a2867-5b88-48af-85a5-1582b2b9bb4e-68-310-310.jpeg)