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Lutte : La Fédération française en difficulté après des Mondiaux 2017

La Fédération française de lutte en difficulté après des Mondiaux 2017
Par AFP

Le 07/11/2018 à 11:52Mis à jour Le 07/11/2018 à 13:13

LUTTE - Un an après les Mondiaux 2017 à Paris, qui ont laissé un déficit et des créances de plus d'1 million d'euros, la Fédération française de lutte (FFL) a demandé "à être placée sous la protection de la justice" a expliqué le patron de la FFL.

La Fédération française de lutte n'a pas digéré l'organisation des Mondiaux 2017. Un an après l'événement, le président de la Fédération, Alain Bertholom, a indiqué qu'une audience est prévue le 19 novembre au tribunal de grande instance (TGI) de Créteil, saisi par la Fédération pour "réorganiser les créances des tiers".

La Fédération n'était pas directement responsable du budget des Championnats du monde de lutte 2017 organisés du 21 au 26 août à Bercy. Un comité d'organisation distinct avait en effet été constitué entre la FFL, le comité régional d'Ile-de-France et celui parisien.

Mais ce comité d'organisation s'est retrouvé dans le rouge, les Mondiaux ayant coûté 4,5 millions d'euros, soit 1,1 million de plus que prévu, explique Alain Bertholom. En cause, "des cahiers des charges qui ont évolué et ont fait augmenter les coûts", "la sécurité", plus chère que prévue après les attentats de 2015 à Paris et "une billetterie qui n'a pas fonctionné comme on le souhaitait", a-t-il aussi exposé.

Des demandes de prêt refusées pour éponger le déficit

Selon Alain Bertholom, les Championnats du monde devaient initialement être organisés fin septembre, mais "nous les avons organisés en août pour qu'il y ait un grand événement en août pour promouvoir la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024". La capitale s'était vu attribuer les Jeux en septembre 2017. Le tribunal devra se pencher sur les dettes du comité d'organisation qui restent à payer.

Par ailleurs, le président de la FFL a aussi indiqué que toutes les demandes de prêt avaient été refusées pour éponger le déficit. La Fédération dispose d'un budget annuel de 3,5 millions d'euros, avec une subvention de l'Etat d'environ 1,6 million.

Il y a environ 20.000 licenciés dans cette discipline en France, dont le plus grand espoir olympique à Tokyo-2020 et Paris-2024 est Koumba Larroque, médaillée d'argent aux Mondiaux-2018 à Budapest à 20 ans.

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