Marathon de Chicago - John Korir explose, Jacob Kiplimo ouvre son palmarès, tout comme Hawi Feysa
Mis à jour 12/10/2025 à 19:41 GMT+2
Alors que le tenant du titre, John Korir, n'a pas tenu le rythme infernal qu'il voulait imprimer, c'est Jacob Kiplimo qui a affolé le chrono et remporté son premier marathon, dimanche à Chicago, en 2h 02 min 23 sec. Même scénario chez les dames, avec un succès inédit de Hawi Feysa, en 2 h 14 min 56 sec.
ALEX MASAI of Kenya, JACOB KIPLIMO of Uganda and AMOS KIPRUTO of Kenya finish as the top three men of the 2025 Chicago Marathon and pose at the finish line on October 12, 2025
Crédit: Imago
Longtemps en avance sur le record du monde, l'ancien spécialiste ougandais de la piste Jacob Kiplimo a décroché son premier succès sur marathon, dimanche à Chicago, en 2h 02 min 23 sec, devenant le 7e meilleur performeur de l'histoire.
Une météo idéale a favorisé dimanche une course ultra-rapide, sur le parcours où ont été établis les deux records du monde actuels. En 2023, le Kényan Kelvin Kiptum avait foncé en 2h 00 min et 35 sec, avant de se tuer quatre mois plus tard dans un accident de la route. L'an passé, sa compatriote Ruth Chepngetich avait épaté en 2h 09 min et 56 sec, avant d'être suspendue provisoirement par l'antidopage depuis le mois de juillet.
Korir abandonne
Dimanche, dans les rues de Chicago sous le feu des projecteurs politiques depuis le début de manifestations contre les raids de la police de l'immigration, le peloton de tête masculin s'est emballé en passant dans la foulée des meneurs d'allure aux 5 km en moins de 14 minutes puis à mi-course en 1 heure et 16 secondes.
Le Kényan John Korir, tenant du titre dans l'Illinois et vainqueur à Boston en avril, a alors accéléré pour créer un petit écart, comblé par la suite par Kiplimo qui a répliqué peu avant le 30e km. Korir a fini par payer ce rythme fou en abandonnant alors que Kiplimo a souffert dans les derniers kilomètres pour un chrono final de 2h 02 min 23 sec, son premier sur un "majeur".
Âgé de 24 ans, l'Ougandais avait brillé sur la piste avec le bronze olympique du 10.000 m en 2021 et le bronze mondial sur la même distance en 2022 avant de passer avec brio sur la route. Auteur du record du monde du semi-marathon en février (56 min 42 sec à Barcelone), il avait terminé 2e de son premier marathon à Londres en avril (2h 03 min 37 sec).
Son jeune âge, son palmarès naissant et sa vitesse acquise sur des distances plus courtes en font un candidat idéal pour s'attaquer de nouveau au record du monde dans les années à venir.
Le Kényan Amos Kipruto a pris la 2e place en 2h 03 min 54 sec, devant son compatriote Alex Masai (2h 04 min 37 sec).
Première aussi pour Feysa
Quatrième, Conner Mantz a accompli sa mission d'effacer le vieux record des Etats-Unis de Khalid Khannouchi, ancien international marocain devenu ensuite Américain, qui avait couru en 2h 05 min 38 sec à Londres en 2002, améliorant alors le record du monde.
Vingt-trois ans plus tard, et près de dix ans après la révolution des chaussures nouvelle génération, Mantz (28 ans) a coupé la ligne en 2h 04 min 43 sec. Il avait couru en avril en 2h 05 min 08 sec à Boston, sur un parcours au dénivelé négatif ne permettant pas l'homologation des records.
La surprise est venue de la course féminine avec le premier succès sur un marathon majeur de Hawi Feysa, elle aussi venue de la piste (finaliste mondiale du 5.000 m en 2019). Son temps, 2 h 14 min 56 sec, est le sixième le plus rapide de l'histoire.
L'Ethiopienne avait disputé un premier marathon en 2020, ne revenant sur la distance qu'en 2023 avant un succès à Francfort en 2024 et une 3e place à Tokyo au mois de mars (2h 17 min 00 sec, son ancien record).
Sur le même sujet
Publicité
Publicité