MMA - Francis Ngannou avant son retour le 16 mai contre Philipe Lins à Los Angeles : "Ma fenêtre reste ouverte mais pour pas très longtemps..."

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Francis Ngannou fera son retour dans l'arène le 16 mai pour un combat de MMA face au Brésilien Philipe Lins à Los Angeles. Le combattant camerounais, bientôt 40 ans, a évoqué le fait qu'il avait toujours faim malgré son âge mais que la fin de carrière approchait aussi. "Ma fenêtre reste ouverte mais pour pas très longtemps", a-t-il notamment indiqué.

Francis Ngannou.

Crédit: Getty Images

Francis Ngannou, comment allez-vous, après un an et demi sans combat ?
Francis Ngannou. : Ça va très bien. Tout ce contexte qui englobe un combat m'avait manqué, même la préparation m'avait manqué, même si c'est difficile.
Vous ne combattez pas pour une ceinture, que recherchez-vous désormais ?
F.N. : Ma carrière n'est pas basée sur la ceinture. Et de toute façon, des ceintures, j'en ai quelques-unes à la maison. C'est le combat en lui-même qui m'intéresse.
Est-ce intéressant de ne plus faire partie d'une ligue ?
F.N. : Sachant que c'est un choix, oui. Pourquoi être dans une ligue de combat ? Pourquoi cette convention sociale ? Cette contrainte ? J'ai la liberté d'être où je veux et de faire ce que je veux, d'explorer d'autres opportunités, comme bon me semble. Donc oui, c'est quelque chose que j'ai choisi, qui m'arrange. Éventuellement, si un contrat avec une organisation m'intéresse, et qu'on tombe d'accord, je serais ouvert à cette proposition. Mais ce n'est pas une nécessité.
Vous aviez évoqué un intérêt pour la journée de combats UFC organisée à la Maison Blanche le 14 juin...
F.N. : Ça ne m'intéresse pas. Pour remettre les choses dans le contexte, j'ai toujours été intéressé par un combat avec Jon Jones (champion américain invaincu de l'UFC). Si La Maison Blanche a fait irruption quelque part, c'était dans la conversation du combat contre Jon Jones. Je le combattrais n'importe où. Et si j'avais un choix à faire, ce serait en Afrique.
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Francis Ngannou

Crédit: Getty Images

Ce n'est pas mon âge qui combat
Vous allez fêter vos 40 ans cette année. Est-ce qu'il y a une date limite pour un combattant ?
F.N. : Quels sont les critères d'une date limite ? Tu fais allusion à mon âge mais pas à ma volonté, le pilier du combattant, l'essence même du combat. Ce n'est pas mon âge qui combat. Je n'ai pas gagné de combat parce que j'étais jeune. À titre de rappel, j'ai découvert l'existence du MMA à 27 ans, ce qui pour certains est vieux. Et cela ne m'a pas empêché d'être champion et de faire une belle carrière. Ce qui est important, c'est la santé, la volonté, la détermination.
Comment ça se matérialise ?
F.N. : Ça ne se voit pas, ça se sent, par la volonté d'aller en salle tous les jours, entraînement après entraînement, jusqu'à l'épuisement. Quand ça devient dur, on se demande si on veut continuer. Le jour où la réponse ne sera pas 'oui', je raccroche. Un vendredi, après huit séances dans la semaine, tu peux t'imaginer sur une plage aux Maldives en train de siffler des cocktails, manger des fruits de mer. Est-ce que tu veux être là-bas, ou plutôt dans cette salle ? Si tu es là, c'est que tu as l'envie. Et je me dis que ma fenêtre (pour combattre) reste ouverte, mais pour pas très longtemps. Donc autant en profiter pour ne pas regretter demain.
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