UFC 325 SYDNEY - "Donnez-moi la ceinture" : pourquoi Benoit Saint-Denis, vainqueur de Dan Hooker, peut maintenant l'envisager

Eurosport sur Google

Dans la nuit de samedi à dimanche, Benoît Saint-Denis a dominé Dan Hooker à Sydney. Si cette quatrième victoire dans un laps de temps court peut donner au Français de belles ambitions - "je suis là pour être champion" - la manière dont il a terrassé le Néo-Zélandais dit beaucoup du combattant plus complet qu’il est devenu, sans renier son instinct.

Benoit Saint-Denis, vainqueur de Dan Hooker.

Crédit: Getty Images

Encore bouillant, dans la cage, Benoît Saint-Denis a clamé ses ambitions : "Donnez-moi cette putain de ceinture." "Je suis là pour être champion", a ajouté le Français, après sa victoire avec la manière contre le Néo-Zélandais Dan Hooker ce dimanche dans la nuit. Cette nouvelle victoire va placer "BSD" tout proche du top 5 mondial en poids légers, mais peut-il sérieusement voir encore plus haut ?
La trajectoire globale est forcément encourageante pour le Nîmois, qui enchaîne les succès dans un rythme soutenu (4e victoire en neuf mois). La manière aussi, puisque Saint-Denis l'a emporté par TKO, une victoire par finish pour la neuvième fois à l'UFC depuis 2021. Personne ne fait mieux, toutes catégories confondues. 
Mais c'est surtout dans l'approche même du combat que "God of War" a évolué. Depuis le début de sa collaboration avec son coach Nicolas Ott en janvier 2025, la stratégie semble prendre une part plus importante chez le Français, qui n'a pas non plus décidé de se renier. Et si le "bain de sang" annoncé par Saint-Denis avant son combat face à Hooker a en quelque sorte bien eu lieu, ce n'est certainement pas à cause d'un "hasard" qui aurait pu faire tomber la pièce de l'autre côté. 
"Il était très bon, a affirmé Benoît Saint-Denis au sujet de son adversaire après son combat. Il avait un très bon ‘game plan’ avec la gestion de la distance. Au début, je réfléchissais trop, a même avoué l'ancien des forces spéciales. Et puis après, je me suis dit : 'Ok, vieux BSD". Avec toutes les nouvelles techniques, je vais le briser.'" Dans le premier round, le Néo-Zélandais a d'abord tenu tête au Français, en le touchant notamment d’un high-kick. 

Un crocodile oui, mais un un crocodile qui sait gérer

Mais ce qui aurait pu autrefois faire perdre patience à Saint-Denis lui a finalement permis de réagir en variant les angles d'attaque. "Au niveau des coups à la tête, je n'ai jamais été touché mais il me faisait hésiter à rentrer dans les jambes avec ses front kicks. Il est très flexible sur les jambes, a poursuivi l'intéressé qui a aussi su aller sur son terrain de jeu au moment propice. J'ai amené la guerre pour faire monter le cardio. C'était moi le crocodile dans l'octogone ! Le crocodile a mangé le kangourou !".
Va pour la métaphore et un premier round remporté par le Tricolore. Le suivant a été impressionnant de maîtrise, bien aidé aussi par la fatigue de Hooker. Le Néo-Zélandais a subi les assauts debout d'abord, puis très rapidement au sol où "BSD" a enchaîné prises et coups de coude. "Si j'avais réussi à mettre la main plus bas, je l'aurais terminé en bras tête. Il a fallu ne pas s'entêter dessus et rapidement remettre la marche avant pour varier, le mélanger avec des coups", a poursuivi le Gardois.
Lucide dans l'analyse, moins adepte du all-in dans la cage, Benoît Saint-Denis semble se rapprocher de la meilleure forme de lui-même. S'il ne souhaite pas non plus se renier, l'utilisation de ses qualités de guerrier semble d'autant plus redoutable désormais. "Aucun manque de respect envers les combattants devant moi au classement mais je veux la BMF ou la ceinture incontestée", a-t-il annoncé dans la cage, comme si l'échec de 2023 semblait bien derrière lui.
picture

UFC 325: Hooker v Saint Denis

Crédit: Getty Images


Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité