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MotoGP, Grand Prix d'Autriche - "La saison la plus compliquée de ma carrière" : les 11 galères de Fabio Quartararo
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Publié 17/08/2024 à 23:59 GMT+2
Quatorzième au classement général des pilotes après dix grands prix, Fabio Quartararo traverse une nouvelle saison anonyme avec Yamaha, dans la lignée de la précédente. Pour le onzième GP de la saison, en Autriche, rien ne laisse présager des améliorations à court-terme pour sa YZF-M1, mais le champion du monde 2021, qui a prolongé jusqu'en 2026, n'a d'autres choix que d'y croire.
Fabio Quartararo dans les stands durant le Grand Prix de Grande-Bretagne de MotoGP, le 3 août 2024
Crédit: Getty Images
Il a déjà eu son quart d'heure de gloire warholien. Et même un peu plus à vrai dire. Mais Fabio Quartararo, tout comme le public français, aimerait certainement se savoir un peu plus souvent à l'écran des téléspectateurs. Dimanche 4 août, pour le Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, sa Yamaha a ainsi traversé les 20 tours de course en complète anonyme. Loin de l'attention médiatique, et donc in extenso, des débats pour la victoire finale.
Même si l'écurie japonaise "a essayé une moto à Silverstone"- dixit son champion du monde 2021 à Motorsport- les fausses pistes sont devenues une habitude au point d'agacer la figure de proue de son projet. "Il y a eu des changements, des choses se sont améliorées mais ce n'est pas assez", a ainsi réclamé Fabio Quartararo à l'AFP avant le Grand Prix d'Autriche sur le tracé de Spielberg ce dimanche. Sa hâte n'est pas sans raison : voilà maintenant quatre saisons que Yamaha recule systématiquement au classement, et ne montre aucun signe d'amélioration.
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Et cela coûte à Fabio Quartararo : "C'est la saison la plus difficile de ma carrière,clairement, a-t-il confié à l'AFP avant le début du week-end autrichien. On a fait énormément de tests et de voyages en plus, mentalement c'est assez dur." Des tests qui sont la rançon de ce qu'avait demandé le pilote pour prolonger son contrat avec le constructeur japonais jusqu'en 2026 : un changement d'approche du développement de la moto et des méthodes de travail utilisées en interne.
"En 2021 et 2022, on ne changeait presque pas les réglages de la moto, a-t-il raconté, toujours à l'AFP. L'an dernier on a commencé à changer un peu plus, mais cette année, on n'arrête pas d'essayer de nouvelles choses pour améliorer les performances et il faut toujours s'adapter donc c'est compliqué. Mais c'est ce qu'il faut faire." Et si la YZF-M1 n'évolue que très peu visuellement, alors que ses concurrentes européennes sont toujours plus dotées en dispositifs aérodynamiques course après course, c'est parce que le problème serait "à l'intérieur".
Problème : de nombreux problèmes resteraient sans solutions : "Notre façon de travailler est très bien mais il manque de la performance. Il nous manque énormément de grip (adhérence), il faut encore améliorer l'électronique mais on doit encore trouver exactement ce qui nous manque." Pourtant, grâce à la réglementation du championnat, Yamaha dispose de 'concessions', des séances d'essais privés supplémentaires accordés aux équipes les moins bien classées la saison précédente.
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Fabio Quartararo durant les qualifications du Grand Prix de Grande-Bretagne de MotoGP, le 3 août 2024
Crédit: Getty Images
Mais l'écurie dirigée par Lin Jarvis, qui quittera son poste à la fin de la saison après 26 ans à la tête de l'équipe, tâtonne encore trop : "Malheureusement on n'identifie pas assez vite la direction que l'on doit prendre. Clairement, on travaille dur, on retourne encore faire des tests à Misano (Italie) la semaine prochaine. Même si on ne le voit pas vraiment sur les résultats, cela a aidé l'équipe."
Et si Fabio Quartararo se rassure en jurant que Yamaha "va dans le bon sens", les galères risquent de se prolonger un moment. La conclusion d'un accord avec l'équipe Pramac, qui lâchera les ultra-dominantes Ducati pour devenir l'écurie satellite Yamaha la saison prochaine, est l'une des rares éclaircies. Les arrivées probables des expérimentés Miguel Oliveira et Jack Miller pourraient aider à améliorer la machine.
Mais même à Spielberg, un tracé qui a leur a toujours souri, le champion français ne s'attend à rien : "On sait que le résultat ne sera pas super, super bon, contrairement à nos habitudes ici, a-t-il prédit à Motorsport avant le début du week-end. Mais [on espère] au moins se battre pour les meilleures positions possibles et essayer de ne pas faire trop de changements." C'est-à-dire certainement un top 10 dans les deux courses. Soit un week-end de plus ou le numéro 20 ne risque pas d'inonder les postes de télévision.
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