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Le métronome Lorenzo
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Publié 12/05/2011 à 16:50 GMT+2
Le N.1 mondial Jorge Lorenzo (Yamaha Factory) courra après une troisième victoire mancelle de suite, ce week-end. Alors que Casey Stoner et Dani Pedrosa (Honda HRC) n'ont jamais connu cet honneur et que Valentino Rossi tentera d'y faire triompher Ducati pour la première fois.
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La régularité paie. Jorge Lorenzo (Yamaha Factory) le sait et en a fait une arme redoutable. Dimanche, au Mans, à l'occasion de la 4e manche du Mondial MotoGP 2011, le champion du monde en titre courra pour signer une 24e arrivée de suite dans le top 4, et peut-être aligner une troisième dans la Sarthe. "Je reviens sur cette piste où je m'éclate. Les gens au Mans adorent la moto, adorent l'odeur de l'essence", se félicite l'Espagnol, N.1 mondial après trois épreuves, conclues par une victoire en Espagne au milieu de deux deuxièmes places, au Qatar et au Portugal.
"Nous sommes au sommet mais nous devons garder à l'esprit qu'il faut marquer le plus de points possible", poursuit-il. "Notre objectif principal est le podium, un 4e podium, pour arriver en leader du championnat à Montmelo (GP de Catalogne, le 5 juin). Cette piste comporte beaucoup de chicanes et est très amusante. La météo change sans cesse et il faudra encore y prêter attention", ajoute le pilote de 24 ans, qui deviendra ce week-end le plus jeune de l'histoire à atteindre le cap des 150 courses en Mondial (56 en MotoGP, 48 en 250cc et 46 en 125cc). Il aura ainsi le plaisir de déloger son compatriote et néanmoins rival Dani Pedrosa (Honda HRC), N.2 mondial posté à seulement quatre longueurs.
Les 4,180 km du circuit Bugatti du Mans semblent encore dessiner un duel Yamaha/Honda. En effet, depuis l'introduction de l'ère 4-temps, en 2002, les deux firmes japonaises ont chacune gagné quatre fois, Suzuki ayant obtenu la 9e victoire. Jorge Lorenzo annonce viser un podium car il sait Dani Pedrosa à nouveau à 100%. Le pilote du HRC a souligné à quel point sa guérison à l'épaule gauche avait favorisé son final victorieux, il y a deux semaines à Estoril. "C'était la première fois depuis un bon moment que je me sentais calme et confiant, spécialement après la course", a confié le N.26. "C'était un énorme soulagement de me sentir bien sur la moto après l'opération. Ça m'a permis de voir les choses différemment." Toutefois, il courra au Mans pour réparer un oubli. "Dans l'ensemble, j'ai obtenu de bons résultats au Mans mais il me reste encore à gagner. Le circuit est similaire à Estoril : c'est une piste 'stop and go' où Yamaha a toujours également été rapide par le passé." Pendant les essais, sa préoccupation sera de soigner la stabilité, la traction et l'accélération de sa machine.
La bonne année pour Stoner ?
Son coéquipier Casey Stoner, N.3 mondial à 24 points de Jorge Lorenzo, tentera aussi de déflorer son palmarès français. Le Mans est l'un des tracés où il n'a jamais vaincu, à l'instar de Jerez, Estoril, Silverstone et Indianapolis. L'Australien, qui pâtit toujours des conséquences mathématiques de son accrochage avec Valentino Rossi (Ducati MotoGP) à Jerez de la Frontera, espère tourner la page. "A Estoril, j'ai été très heureux de prendre la 3e place et les gros points qui allaient avec dans l'optique du championnat", rappelle le champion MotoGP 2007. "J'ai toujours bien fait au Mans, mais sans réellement exceller. Les essais seront important pour parfaire le set. Je pense que la Honda devrait être performante."
Avec Indianapolis, Estoril et Silverstone, Le Mans est le quatrième circuit qui s'est toujours refusé à Ducati. Mais Valentino Rossi peut arranger tout ça. "Le Mans est une piste historique, riche de traditions de sports mécaniques ; l'ambiance y est toujours sympa", se réjouit le septuple champion du monde de 32 ans, ovationné à l'arrivée dans la Sarthe en 2002, 2005 et 2008. "La piste n'est pas particulièrement technique mais elle impose un bon rythme et elle est compliquée avec ses nombreux points de freinage et ses virages d'où il faut ressortir avec une bonne accélération. Nous sortons d'un test (à Estoril) qui a confirmé que nous allons dans la bonne direction, même si nous n'en sommes qu'à la première phase."
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