Il a beau être champion du monde, Fabio Quartararo va boucler la saison avec quelques tracas. Sacré à Misano, le Français a fini frustré à Portimao, ce dimanche, après avoir chuté à quelques tours de l'arrivée du Grand Prix de l'Algarve. Sur le papier, rien de grave : "El Diablo" a évité la blessure et c'est bien là l'essentiel dans une fin d'exercice sans grands enjeux. Même si ce petit impair a entaché un joli tableau. Depuis le début de l'année, le prodige tricolore n'était jamais allé au tapis en course. Il n'avait même jamais terminé une épreuve hors des points.

Quartararo en mode domination : les chiffres d'une saison de champion

Là où cette chute est franchement problématique, c'est qu'elle est intervenue au bout d'un week-end que le champion imaginait maîtriser. "Tomber sur cette course, sincèrement je m'en fous un petit peu, a-t-il confié au micro de Canal+ après coup. Mais de ce que j'ai vu en piste, je pense qu'on a énormément de points faibles. Et même si on a aussi beaucoup de points forts, il va falloir améliorer ça pour la saison prochaine." En début de saison, sur ce même circuit, il avait dominé la qualification et la course. Cette fois, tout s'est avéré beaucoup plus complexe, malgré des essais satisfaisants.
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Perdu dans ses réglages samedi après-midi, le Français n'a pu se rattraper dimanche, malgré un rythme qui aurait certainement pu lui permettre de jouer le podium. Car cette fois, l'armada Ducati était de sortie et sur le toboggan de Portimao, très technique, Quartararo n'avait pas la puissance suffisante pour déborder les fusées rouges. Le Français a klaxonné. Il s'est agacé. Et a fini par perdre patience, en commettant plusieurs écarts. "On n’allait pas assez vite, et sur un circuit comme ça, c’est difficile de revenir quand on se qualifie mal, a-t-il ajouté dans des propos rapportés par Ouest France. Vous ne devez faire aucune erreur pour revenir et j’en ai fais plusieurs, dont la chute."
Plus un cauchemar qu'autre chose
Dommage et pas rassurant en vue de la saison prochaine, où la concurrence s'annonce encore plus relevée. Dauphin du Niçois, Francesco Bagnaia est le pilote le plus rapide du moment et dispose d'une machine performante et de polyvalente. Jorge Martin, lui aussi sur Ducati, pourrait devenir une menace après une année de découverte. Et Marc Marquez a toutes les chances d'être de nouveau l'homme à battre s'il parvient enfin à se débarrasser des blessures.
Voilà pourquoi Quartararo a finalement sérieusement haussé le ton, devant les micros, au bout d'une saison où il aura volontairement fait abstraction des lacunes de sa M1 pour ne pas se détourner de l'objectif. Incontestable leader, couronné et conforté chez Yamaha, le Français a profité de ce week-end sans pour mettre un gros coup de pression sur l'usine. "Il va falloir trouver des solutions parce que cette année, je sais pourquoi j'ai réussi à décrocher des victoires et des podiums, a-t-il confié. Mais en partant de cette position-là, avec des motos aussi puissantes devant nous, c'est impossible de faire un bon résultat."
Le Français a préparé le terrain avant un hiver qui sera capital pour remettre la machine au niveau de ses concurrentes. Car après la chute de son champion, la firme aux diapasons n'a pas fait illusion. Valentino Rossi, Andrea Dovizioso et Franco Morbidelli, les autres pilotes du constructeur nippon, ont respectivement fini 13e, 14e et 17e. Depuis 1995, jamais la marque n'avait bouclé une course aussi loin du vainqueur. Un vrai signal d'alarme pour Yamaha. Et un délicat retour sur terre pour Quartararo : "C’est une course où j’aurais pu m’amuser et au final ça a plus été un cauchemar qu’autre chose."

Fabio Quartararo (Yamaha) lors de la qualification du Grand Prix de l'Algarve, le 6 novembre 2021

Crédit: Imago

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