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Grand Prix des Pays-Bas - TT - Francesco Bagnaia (Ducati) en quête de confiance à Assen
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Mis à jour 26/06/2025 à 14:25 GMT+2
Francesco Bagnaia a perdu la main chez Ducati au profit de Marc Marquez, comme l'a montré le Grand Prix dernier, en Italie. Le champion du monde 2022 et 2023 le sait, et compte se rééquilibre le rapport de forces, ce week-end aux Pays-Bas.
Francesco Bagnaia (Ducati Team) au Grand Prix d'Italie 2025
Crédit: Getty Images
La "cathédrale" d'Assen conservera-t-elle son évêque ? Face à l'intraitable Marc Marquez (Ducati Team), solide leader au championnat du monde de MotoGP, l'Italien Francesco Bagnaia, son coéquipier, tentera ce week-end de renouer avec la victoire lors du Grand Prix des Pays-Bas, dont il a remporté les trois dernières éditions.
On l'a quitté "en colère" et "mécontent" de sa prestation le weekend dernier dans "son" jardin italien du Mugello. Dans la "cathédrale" de la vitesse moto, comme est surnommé le circuit néerlandais d'Assen, Francesco Bagnaia doit se reprendre s'il ne veut pas voir filer au général son coéquipier chez Ducati Marc Marquez, phénoménal depuis le début de la saison.
"Le week-end au Mugello m'a laissé un goût amer", a reconnu cette semaine "Pecco" Bagnaia, seulement quatrième de son Grand Prix... remporté par Marquez. "Pendant la course, j'ai fait tout mon possible pour me placer en tête et suivre le rythme des pilotes les plus rapides, mais après les premiers tours, je n'avais plus confiance en moi", a encore expliqué cette semaine le vice-champion en titre.
110 points de retard, un gouffre
Touché moralement, l'Italien, troisième du championnat et qui ne compte qu'une seule victoire cette année (lors du GP des Amériques en mars), n'était pas loin d'avoir perdu tout espoir de viser le titre mondial dimanche dernier.
A Assen, le double champion du monde 2022-2023 espère désormais "revenir dans la lutte pour les premières places". Le tracé néerlandais est un circuit fait de nombreux virages à aborder à grande vitesse, ce dont Bagnaia raffole. Au point que l'Italien se l'est même fait tatouer sur le bras droit.
Avant le dixième rendez-vous de la saison (sur 22), il compte déjà 110 points de retard au championnat sur le leader Marc Marquez et 70 sur le cadet de la fratrie Marquez, Alex (Ducati Gresini), deuxième du général.
Deux victoires lointaines pour Marquez
Aux avant-postes, Marc Marquez ne cesse d'écoeurer la concurrence : vainqueur de cinq des neuf meetings déjà disputés (et huit victoires en sprint), l'Espagnol arrive forcément confiant aux Pays-Bas. "Le circuit d'Assen, sur le papier, n'est pas l'un de ceux qui mettent le mieux en valeur mon style de pilotage, concède toutefois le sextuple champion, mais ici la Ducati a été très performante lors des derniers rendez-vous".
Le Catalan de 32 ans, arrivé dans l'équipe d'usine Ducati en début de saison, ne s'est imposé que deux fois sur le tracé néerlandais - en 2014 et en 2018, lorsqu'il était encore chez Honda.
Au championnat pilotes, Ducati occupe les cinq premières places du général et le premier courant pour un autre constructeur est le Français Johann Zarco (Honda LCR). Mais avec un zéro pointé en Italie, le vétéran de la grille (34 ans) a perdu des points précieux. S'il a décroché sa première pole position en MotoGP à Assen en 2017, il n'y est encore jamais monté sur le podium dans cette catégorie.
Relancer la machine Yamaha
Autre pilote non-Ducati bien classé, Marco Bezzecchi, septième du général à trois points seulement de Zarco, sera également à surveiller au guidon de son Aprilia. L'Italien, qui a terminé deux fois deuxième du GP (en 2022 et 2023, quand il était encore chez Ducati), entend bien profiter de la bonne forme de sa monture, souvent compétitive aux Pays-Bas, pour s'installer sur le podium.
Quant au champion du monde 2021 Fabio Quartararo, il veut relancer la machine Yamaha après ses déboires en Italie, où il a terminé à une lointaine 14e place, la faute à un manque cruel de rythme. Le circuit d'Assen "pourrait potentiellement être meilleur pour nous", que celui du Mugello, avance "El Diablo".
Ce week-end, l'actualité se déroulera aussi en dehors de la piste après le feu vert donné lundi par les autorités européennes pour l'acquisition du MotoGP par le groupe Liberty Media, déjà propriétaire de la Formule 1 - un rapprochement porteur d'espoirs de croissance pour le championnat deux-roues, en quête de plus de notoriété.
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