Grand Prix du Japon | Fabio Quartararo (Yamaha) encore en panne : "Déjà qu'on est ridicules sur la piste..."

Eurosport sur Google

Bis repetita. Comme à Misano, Fabio Quartararo (Yamaha) a été victime d'une panne d'essence, ce dimanche, au Grand Prix du Japon. Le Français a ainsi perdu une position en fin de course et terminé douzième. Il y a deux semaines, il en avait cédé deux. Et ça commence à faire beaucoup pour le champion du monde 2021, qui pointe encore des grosses lacunes dans la gestion des problèmes.

Fabio Quartararo (Yamaha) dans son box à Mandalika, le 27 septembre 2024

Crédit: Getty Images

C'est une "drôle" d'histoire... qui s'est répétée. Il y a tout juste deux semaines, Fabio Quartararo avait laissé filer une excellente cinquième place, à Misano, en raison d'une panne d'essence en toute fin de course qui lui avait fait perdre deux positions. Un fait coûteux, mais aussi assez rare. Sauf pour Yamaha. En effet, le Français a vécu la même mésaventure ce dimanche, au Grand Prix du Japon. Cette fois, il n'a perdu "qu'une" position, la 11e, au bénéfice de Johann Zarco. Mais il a beaucoup gagné en agacement.
"Déjà qu'on est ridicules sur la piste, mais si en plus on est ridicules avec les pannes d'essence..., a lâché le champion du monde 2021 au micro de Canal+. Je ne sais pas ce qu'on fait avec cet aspect-là, mais c'est inacceptable de terminer deux fois sans essence en trois courses." Rarement, depuis sa prolongation de contrat il y a quelques mois, le pilote tricolore avait été aussi véhément - du moins, publiquement - envers son écurie.
Si elles peuvent paraître surprenantes à ce niveau-là de compétition, ces pannes répétées ont en réalité une cause logique : pour tenter de limiter son déficit de puissance moteur sur ses rivaux, le constructeur japonais a pris la décision de "faire jouer" son pilote avec différentes cartographies du moteur. Quartararo peut ainsi, durant le Grand Prix, choisir une configuration différente sur des portions plus rapides pour tenter de libérer un peu plus de vitesse en ligne droite. Mais qui dit plus de puissance dit aussi... plus de consommation d'essence.
C'est inacceptable
Si l'astuce utilisée depuis quelques semaines l'a sans doute aidé à mieux résister aux attaques, elle ne lui a, en revanche, pas franchement permis de multiplier les tentatives de dépassements - sa difficulté majeur face aux dominantes Ducati. Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle ? "Je ne pense pas qu'en mettant une "map" [une cartographie, NDLR] légèrement différente, on puisse gagner grand-chose, a répondu Quartararo à Canal. Surtout avec la position qu'on avait ce week-end. Je ne pense pas qu'on devrait jouer autant avec la limite."
D'autant que derrière son guidon, le Niçois n'a pas vraiment la possibilité de connaître cette limite. Yamaha a pourtant mis au point un système de signaux de couleurs tenant compte de la consommation d'essence. Si elle est trop élevée, des voyants rouges apparaissent pour lui signaler d'utiliser des cartographies moins "agressives". Dans la situation inverse, ils passent au vert.
Voilà pour la théorie. Dans la pratique, c'est un peu différent selon le pilote de 25 ans. "À Misano, la lumière s'affichait mais elle ne 'descendait' jamais, a-t-il expliqué. Mais là, je n'avais aucune lumière qui s'affichait. Donc c'est chiant. Car si on ne me l'affiche pas, je ne peux pas le savoir." Quand rien ne va... Quartararo s'agace : "Il va falloir qu'on ait des explications parce que c'est inacceptable."
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité