Une Ducati "épuisante"

Valentino Rossi est encore physiquement diminué par une épaule douloureuse mais ça n'explique pas tout. Il trouve sa Ducati fatigante à piloter et pour tout dire larguée en termes de châssis par rapport à la Honda.

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Crédit: Eurosport

Les essais préparatifs à la MotoGP 2011 se succèdent et la perspective de voir Valentino Rossi réaliser chez Ducati le même tour de force que lors de son arrivée chez Yamaha s'éloigne. La deuxième session de travail à Sepang a même laissé le septuple champion du monde perplexe. Lucide, surtout, sur sa capacité à faire gagner rapidement la GP11, une machine dont son mentor technique Jeremy Burgess n'a pu superviser le design et qu'il n'a pu piloter à 100% à cause d'une convalescence qui traîne.
"Des tests négatifs ? Je suis d'accord", lance d'emblée l'as de Tavullia dans les colonnes de la Gazzetta dello Sport, vendredi, au lendemain de son 11e chrono en clôture des essais à Sepang, à 1.8 sec de Casey Stoner (Honda HRC). "Je ne suis pas arrivé ici en pensant que j'allais battre les pilotes Honda (Stoner, Pedrosa, Dovizioso) et Yamaha (Lorenzo, Spies), mais je pensais être certainement plus près. Début février (à Sepang, du 1 au 3), j'étais à 1 sec du premier. Là, je suis à 1.8 sec. Dans l'intervalle, ça s'est plutôt mal passé", ajoute-t-il.
Pour autant, il ne faut pas jeter la moto avec l'huile de vidange. L'Italien dégage un aspect positif. "Nous réussissons à utiliser les gommes les plus dures", relève-t-il. En même temps, c'est un peu le minimum syndical, sur cette piste. L'électronique apportera ses solutions, il en est convaincu, mais pour le reste le châssis demeure une véritable énigme. "Je ne sais pas quoi dire", lâche-t-il, avant de concéder que les symptômes persistent sur la GP11 : "La réalité est que je pensais être 6e ou 7e et, surtout, proche des premiers. Au lieu de ça, j'ai gagné à peine une demi-seconde par rapport aux premiers tests de février et nous ne sommes pas parvenus à résoudre les problèmes que nous avons."
La facilité "désarmante" de la Honda
Pour résumé, le transfuge de Yamaha Factory s'est retrouvé à 1.8 sec du chrono qu'a fait tomber Stoner, jeudi. "Je fatigue à faire tourner la moto, je ne suis pas rapide en milieu de virage, je ne réussis pas à prendre les trajectoires que je voudrais, je ne peux donc tirer parti de toute la piste. Voilà pourquoi je suis si loin des autres", avoue le Transalpin. Un mal en amène un deuxième en fait : son épaule opérée l'empêche de profiter de la largeur exceptionnelle de la piste malaise, un critère fondamental de la performance. Sans cela, point de data déchiffrables, exploitables.
La Gazzetta dello Sport rapporte qu'Andrea Dovizioso, le troisième larron de Honda HRC, a confirmé les difficultés du Docteur dans les virages et à l'accélération. Ça fait beaucoup… "Au freinage, je suis efficace, mais ensuite je ne réussis pas à prendre mon virage", rappelle Vale. Qui insiste sur la brutalité historique de la machine de Borgo Panigale, qu'il avait qualifiée "d'un peu sauvage" à Madonna di Campiglio, en janvier dernier. "Piloter cette machine est épuisant, alors qu'est désarmante la facilité avec laquelle les pilotes Honda prendre les virages. Pour tout ça, je suis plutôt préoccupé."
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