Metella, la grande joie

Handicapée par une inflammation thoracique pendant sa saison 2006, Malia Metella a retrouvé une partie de ses ambitions et se réjouit de disputer les Championnats du monde 2007 à Melbourne.

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Crédit: Eurosport

Vice-championne olympique du 50 m nage libre 2004 puis vice-championne du monde du 100 m nage libre en 2005, Metella a difficilement digéré son Euro de Budapest. Son élimination en séries du 100 m et sa quatrième place du 50 m avaient été comme autant de claques. C'était insupportable. Sept mois plus tard, les blessures physiques et mentales ne sont pas refermées. Son thorax la fait encore souffrir parfois. Et elle ressent toujours "la baffe de sa déception".
"Elle me fait mal", souffle Metella qui veut calmer la douleur avec une excitante étape australienne. Son premier plaisir sera de nager dans LE pays de la natation. "Ce sera grandiose. Ce sera comme les JO", prédit la Guyanaise qui réalise "un rêve" de nager en Australie. "Là-bas, la natation, c'est comme le football au Brésil. C'est le sport Roi" , souligne-t-elle. De cette ambiance, Metella sait qu'elle pourra en tirer des forces supplémentaires. Surtout, elle ne veut pas revenir déçue. "Je veux nager vite et ne pas rentrer en me disant que j'aurais d rester à Paris pour préparer Pékin", prévient-elle.
Porte-parole de la natation noire
"C'est à moi de créer la surprise", poursuit Metella, reconnaissant être "passée du statut de favorite à celui d'outsider" et avouant "difficile" de se dire qu'elle n'est "pas attendue", d'affronter "le regard des autres qui ne savent pas si tu seras là. Moi non plus d'ailleurs", plaisante-t-elle. Pour autant, si elle a l'envie de s'imposer, Malia Metella n'aborde pas la compétition avec l'ensemble de ses moyens.
Depuis des mois, son objectif véritable, en concertation avec son entraîneur Jean-Lionel Rey, est olympique jusqu'à Pékin en 2008. C'est dans ce sens qu'elle a travaillé. Avec acharnement. Qu'elle n'a pas non plus stoppé sa carrière alors que l'idée lui a trotté dans la tête après sa blessure. "J'ai pensé arrêter. Mais je me suis dit que les jeux étaient trop près. Et je suis têtue" , assure-t-elle. Cette volonté, elle veut s'en servir, pour réussir malgré tout ses Mondiaux.
Face à des adversaires beaucoup plus rapides qu'elle comme les Australiennes ou l'Allemande Britta Steffen qui a claqué en aot un record du monde (53.30) plus d'une seconde inférieur à son record de France (54.46) qui remonte à mai 2004. L'autre moteur qui pousse Metella est son besoin d'affirmer son double rôle. Celui de leader de l'équipe de France dont elle est certaine qu'elle ramènera des médailles et de porte-parole de la natation noire. "Je suis fière de montrer qu'une Noire peut nager", conclut-elle.
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