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Bernard-Gilot, le duel
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Publié 24/03/2011 à 20:53 GMT+1
Que devront faire les deux favoris Alain Bernard et Fabien Gilot pour gagner vendredi le 100 m nage libre, la course-reine des Championnats de France à Strasbourg ? Leur entraîneur respectif, Denis Auguin et Romain Barnier, exposent leur point de vue.
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Le 100 m libre s'annonce intense, non seulement parce que la France possède plusieurs sprinteurs de niveau mondial, mais aussi car la finale aura pour enjeu les deux billets disponibles pour les Mondiaux-2011 de Shanghai (24-31 juillet) et que se profile un duel de haut vol entre le champion olympique Bernard et le meilleur performeur de l'année Gilot. Frédéric Bousquet, vainqueur jeudi sur 50 m nage libre, Yannick Agnel et William Meynard semblent également en mesure de se mêler à la lutte pour le titre.
. Se sentir bien pour nager relâché
Denis Auguin : "Si le nageur se sent en très bonne forme, c'est plus facile d'aborder la course. Il faut être prêt physiquement, ça donne beaucoup de confiance. Après c'est celui qui s'exprime au mieux du potentiel. Ce qui importe c'est le pourcentage de ce potentiel que le nageur utilise. S'il utilise 100% c'est bien, si c'est 99%, c'est un peu moins bien, etc."
Romain Barnier : "La différence se fera avec celui qui arrivera le plus possible à nager relâché. L'expérience va jouer pas mal. Fabien est serein maintenant (il a eu un accident fin août qui a failli le laisser paralysé, ndlr). Il a trouvé ça, c'est une force pour lui, il l'utilise. Je vais l'utiliser demain (vendredi) dans l'approche de la course parce que je sais que c'est quelque chose qui va le faire nager à son niveau. Il s'agit d'exprimer son niveau au maximum."
. Ne pas se préoccuper des adversaires
D.A. : "Pour gagner, il y a aussi les autres. Mais la guerre psychologique entre l'un et l'autre, ce n'est pas ça qui compte. Bien sûr, c'est un sport d'affrontement mais si tu regardes un adversaire qui fait un truc bien, qui te semble très à l'aise, ça te rend mal parce que tu te dis qu'il va être dur à battre et tu vas te demander comment faire. C'est le piège dans lequel on est tombé à Rome (Mondiaux-2009). La veille on fait un point presse où on nous a bombardés sur les adversaires. Et là, tu te prépares plus à nager contre les autres qu'à nager pour toi même."
R.B. : "J'essaie d'apporter des choses nouvelles à mes nageurs qui leur permettront d'atteindre des paliers. Ma réflexion est là, sans trop parler des autres. Rester centré sur soi parce que finalement ils sont chacun dans leur ligne."
. On ne change rien
D.A. : "On a changé quelques trucs à l'entraînement, on apporté un peu de nouveauté. Après, l'approche globale n'a pas changé. Tu changes pas tes repères, ton style de base, ce n'est pas possible. C'est plus sur la mise en forme que sur le fond."
M.B. : "Ma méthode, c'est le plus de précisions dans la préparation et avoir le moins à faire le jour de la compétition. Là on est dans la partie où on commence à construire l'histoire. Il faut que l'athlète arrive à s'extraire d'un contexte propre à la nature du sport, à savoir un objectif de qualification dans une finale où il n'y a finalement rien à gagner parce que être champion de France ce n'est pas leur rêve. C'est juste le début de quelque chose."
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