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Top 100: Toulouse et Levet, label pionniers

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ParEurosport
04/06/2013 à 21:47 | Mis à jour 04/06/2013 à 22:34

On continue de remonter dans le classement avec notamment, de la 95e à la 91e place, le premier sacre européen du Stade Toulousain de Thomas Levet au sommet.

95. RUGBY, CAPITALE TOULOUSE

Une Coupe d'Europe en rugby? Vous n'y pensez pas. Ce n'est pas l'esprit rubbbbyyyyy. L'idée de suivre la voie empruntée depuis quatre décennies par les cousins manchots du football a mis du temps à faire son chemin dans le monde de l'Ovalie. D'ailleurs, lorsque cette première Coupe d'Europe est lancée pour de bon en 1995, les clubs anglais décident de bouder. Ce n'est pas la première fois qu'ils trainent des pieds avant de se laisser convaincre. Ils reviendront (vite) sur leur décision initiale, comprenant que le vent de l'histoire ne pouvait que les emporter. En attendant, cette première édition se déroule avec douze clubs, issus de France, du pays de Galles, d'Irlande, d'Italie et de Roumanie. Le Stade Toulousain va en être un merveilleux ambassadeur. D'abord en disputant le tout premier match, le 31 octobre 1995, en Roumanie. Puis, surtout, en devenant le premier club à apposer son nom au palmarès. Toulouse remporte la finale face à Cardiff, à l'extérieur, à l'Arms Park, après prolongation (21-18). Aujourd'hui, la Coupe d'Europe se porte bien. Elle est devenue un objectif incontournable pour les grands clubs du continent. Toulouse détient toujours le record de victoires, avec quatre sacres, et le record de finales (6). Pas de doute, le Stade était vraiment le premier vainqueur idéal…

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94. PIERCE, L'OURAGAN DE MELBOURNE

Mary Pierce, c'est l'histoire d'un sacre annoncé. 13e mondiale à 17 ans en 1992, du temps de ses petites nattes et grosses lunettes, la Franco-américaine née à Montréal avait tout pour triompher au plus haut niveau. Elle ne tardera pas à y parvenir. Janvier 1995. Pendant l'Open d'Australie, Mary fête ses vingt printemps. Le bel âge. Surtout pour elle. Sur le bitume surchauffée puis inondé par des trombes d'eau qui s'abattent sur Melbourne cette année-là, Pierce déroule son jeu surpuissant. Elle ne gagne pas. Elle pulvérise. Elle éparpille. Dix jeux perdus sur les trois premiers tours. Certes, mais les choses sérieuses commencent en huitièmes, non? A voir. Anke Huber? Expédiée (6-2, 6-4). Zvereva en quarts? Balayée (6-1, 6-4). Puis vient le tour des deux Espagnoles, Conchita Martinez en demies et Arantxa Sanchez en finale. A elle deux, elles grappillent neuf jeux. Le triomphe de Mary Pierce est total. Elle n'a lâché que trente jeux en sept matches. Devant l'ampleur de sa suprématie australienne, on se dit que la Française, alors installée à la troisième place mondiale, peut dominer le tennis durablement, d'autant qu'entre les déboires de Seles et Capriati et les atermoiements (passagers) de Graf, le trône est à prendre. Mais Mary vivra de (très) hauts, dont nous reparlerons ici même, de (très) bas, et la génération Hingis-Williams(s) déboulera bientôt. Reste que rarement un champion ou une championne française a déployé un tel sentiment de supériorité. En tennis, en tout cas, c'était totalement inédit. Près de douze ans après Noah, un quart de siècle après Françoise Durr, la tornade Pierce fit l'effet d'une bombe.

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Crédit: Panoramic

93. LEVET, JUSQU'AU BOUT DU REVE

Le golf français a beaucoup grandi ces deux dernières décennies. Ils sont nombreux à avoir contribué à cette progression, lente mais constante, mais deux hommes ont joué un rôle éminent: Jean VandeVelde et Thomas Levet. Les deux seuls joueurs français à avoir eu le privilège immense de disputer la Ryder Cup, évènement mythique non seulement du golf mais du sport mondial. Sport individuel par excellence, le golf est transcendé par les vertus collectives de la Ryder. Elle pousse les joueurs à un niveau dont eux-mêmes ne se croyaient pas capables, à l'instar de la Coupe Davis en tennis. VandeVelde a joué les pionniers en 1999 mais s'incline avec l'équipe européenne. Cinq ans plus tard, Thomas Levet assure à nouveau une présence française à la Ryder Cup. Comme VDV, il a terminé deuxième du British Open. C'était en 2002. Deux ans plus tard, une saison pleine lui permet de finir N.5 au classement européen, d'où sa sélection pour la Ryder Cup. Avec Jimenez, il s'incline par deux fois en foursomes mais le dernier jour, il gagne son simple face à Fred Funk, avec notamment un coup dantesque sur le 13. Levet est alors 3Up mais Funk sort une approche magistrale. Pendant trois minutes, le public hurle "USA, Usa!". Levet, sous pression, parvient pourtant à placer sa balle à quelques centimètres du trou. L'Américain, épaté, vient le saluer. Levet vient de gagner ses galons. Il contribue ainsi au triomphe de l'Europe. Triomphe, le mot n'est pas trop fort puisqu'il s'agit de la plus large victoire (18.5-9.5) jamais obtenue par les Européens, qui plus est sur le sol américain. "J'ai vraiment réalisé ce que nous avions accompli quand nous sommes rentrés à l'aéroport le lendemain, avec tout le monde qui nous applaudissait,raconte le Parisien. Puis chez moi, j'ai regardé les images sur internet les journalistes m'appelaient toutes les deux minutes. J'ai compris que j'avais réalisé mon rêve."

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92. PEUGEOT, PEUGEOT, PEUGEOT

LIRE AUSSI: Bouchut : "Peugeot au Mans, c'était la référence"

La firme sochalienne avait rangé ses 905 avant la tombée de la nuit sarthoise en 1991, mais triomphé en 1992. Le début d'une histoire, et déjà presque la fin : en cette année 1993, Vélizy lance ses Lionnes sur la piste des 24 Heures avec la promesse d'une dernière avant longtemps. Le coûteux et maladroitement nommé Championnat du monde de Voitures de Sport est mort-né et le divorce entre la FIA et l'ACO, organisateur de la classique mancelle, consommé. Mais les trois équipages de Peugeot Sport ressemblent encore à un commando ; ils sont même investis d'une mission supplémentaire : refermer le glorieux chapitre de la l'ère Jean Todt, WRC et Dakar compris. Dans quinze jours, le manager français découvrira les grands prix avec Ferrari. Parce le P-DG Jacques Calvet n'a pas cru au projet F1 de son manager. Naturellement, l'équipage de la n°1 tenante du titre - Warwick/Dalmas/Blundell - a été reconduit, tout comme celui de la n°2, Baldi/Alliot/Jabouille. La nouveauté concerne la triplette de la n°3, recomposée avec Geoff Brabham, Christophe Bouchut et Eric Hélary. Le premier a couru deux fois au Mans pour autant d'abandons (1989, 1990) mais il a épinglé les 12 Heures de Sebring (1989,1991). Quant aux deux jeunes Français, ils ont obtenu une promotion corporate : ils ont renoncé à une possible carrière en F1 pour disputer le nouveau trophée Spider 905. Bouchut est champion de France, et Hélary champion d'Europe en titre.

Les historiens de la course ont l'habitude de dire que Le Mans choisit son vainqueur. En d'autres termes, un équipage doit laisser venir à lui la victoire. Sans à-coups, ni visite superflue au stand, ce que certains pilotes mettent des années à le comprendre ou jamais. Et puis, cette réalité n'est pas le seul obstacle : il faudra avoir la peau des Toyota, qui a envoyé ses TS 010 à la guerre : la n°36 d'Irvine, Sekiya et Suzuki, et la n°37 de Raphanel, Acheson et Wallace, et la n°38 de Lees, Lammers et Fangio II. Heureusement, la 905 n°2 a le sprint dans la peau : Alliot a fait la pole en 1992 (3e en course) et a récidivé en qualif, après avoir détruit son bolide aux essais. Il mène devant les trois japonaises. Derrière, la n°1 suit le mouvement et la n°3 roule en couverture : elle est pointée à un tour après six heures. Mais la n°2 est retardée et la boîte de vitesses de la n°37 lâche au petit matin. En tête à 8h, le classement prend une nouvelle tournure : la n°1, en proie à un problème d'échappement, offre le leadership à la n°3. Puis un ennui de transmission fait descendre la n°36 du podium, soudain entièrement paré du blanc Peugeot. Bouchut, Hélary et Brabham sont des vainqueurs dans le plus pur esprit du Mans. Une fois de plus, l'épreuve n'ira pas à son terme. La piste envahie par la foule et Jean Todt ne peut retenir ses larmes.

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91. INVICTUS !

L'escrime française fait aujourd'hui peine à voir et il n'est pas interdit de penser qu'après des Jeux de Londres catastrophiques, doublés de dissensions internes à la fois causes et conséquences de ces mauvais résultats, elle traverse la pire crise de son histoire. Le mal ne date pas d'aujourd'hui. Il s'est instillé pas à pas, jusqu'au désastre de 2012. Pourtant, au cours de la décennie écoulée, une arme a survécu au naufrage. Elle a même écrit une page dorée de l'histoire de l'escrime tricolore: l'épée masculine. De 2004 à 2011, les épéistes français ont dominé le monde. Huit médailles d'or consécutives. Aux Jeux Olympiques (2004, 2008) et aux Championnats du monde (2005,2006, 2007, 2009, 2010, 2011). C'est à Catane, en 2011, qu'ils ont décroché" leur huitième et dernier sacre de rang, en battant la Hongrie en finale. Pourtant, l'épreuve individuelle s'était déroulée de façon catastrophique. Mais la force collective de ce groupe avait l'art de soulever des montagnes, comme les Mondiaux de Paris, un an plus tôt, quand les Tricolores avaient retourné une situation compromise face aux Etats-Unis en finale. La France a payé cash l'absence de cette épreuve au programme olympique à Londres. L'épée masculine, des frères Jeannet à Jean-Michel Lucenay en passant par Erik Boisse ou Gauthier Grumier, a longtemps caché la misère. Mais attention. Aujourd'hui, elle aussi est menacée. La roue tourne vite aujourd'hui et les faibles résultats en individuelle des derniers grands rendez-vous peut inquiéter. Mais ce septennat (2004-2011) restera comme une des plus belles réussites du sport français de ce début de siècle.

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