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Etoiles du Sport 2025 | Quand les légendes accompagnent les talents : "Le moindre conseil est perçu comme une pépite"
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Publié 27/11/2025 à 17:25 GMT+1
Ils s'appellent Elena, Théo ou Perrine et à Tignes, ils ont pu échanger avec Nikola Karabatic, Mélanie De Jesus Dos Santos ou Martin Fourcade. Telle est la raison d'être des Etoiles du Sport. Fondées en 2002, elles ont pour but de faciliter la transmission entre les grands sportifs et ceux qui aspirent à le devenir. Sébastien Foucras, son cofondateur, dévoile ce qui fait la force de ce programme.
Sébastien Foucras, cofondateur des Etoiles du Sport. (Crédit photo : Etoiles du Sport)
Crédit: Eurosport
Pouvez-vous nous raconter comment les Etoiles du Sport ont réussi à se faire une vraie place dans le paysage sportif français ?
Sébastien Foucras : On est parti d'un concept simple, en faisant en sorte que des champions d'aujourd'hui tendent la main et parrainent des champions de demain. L'objectif est d'accélérer la transmission, afin que les jeunes qui vont être confrontés au très haut niveau puissent bénéficier de l'expérience de leurs aînés et de toutes les personnes qu'ils vont rencontrer sur l'évènement pour accéder le plus vite possible à la haute performance.
Près de 25 ans après, nous sommes toujours là. Ce qui nous laisse penser que c'était nécessaire, que ça répondait à un manque. C'est peut-être encore plus le cas aujourd'hui. Dans un monde qui évolue, qui est de plus en plus dématérialisé, revenir à l'humain me semble essentiel. Nous, on a voulu poser des piliers fondamentaux pour pouvoir accompagner la jeune génération.
Quand on se penche sur le fonctionnement de certaines fédérations sportives, on a parfois l'impression qu'elles négligent la dimension humaine. Alors qu'on voit bien que de nombreux athlètes, comme Nikola Karabatic et beaucoup d'autres, ont envie de transmettre leur expérience. Est-ce un sentiment que vous partagez ?
S.F. : Je pense que ce n'est pas toujours facile pour eux. Même quand on est une icône absolue, et même quand on est dans sa propre famille. C'est le cas dans tous les métiers : quand on est en permanence avec les mêmes personnes, le débat est moins simple. Nous, on n'est pas leur fédération, on n'est pas leur entraîneur, on n'est pas leur agent, on n'est pas une institution, même si on travaille avec tout le monde. Ils ne nous doivent rien, et on ne leur doit rien non plus. On essaie simplement de proposer une espèce de bulle où il y a de la sécurité, de la bienveillance, de la communication. Vous avez cité un nom que l'on peut prendre en exemple. Nikola Karabatic, c'est un palmarès hors norme en plus d'être une personne extraordinaire. Donc, forcément, tous les gamins, jeunes athlètes et autres grands sportifs sont à l'écoute de ce type de carrière. Le moindre conseil est perçu comme une pépite.
Avez-vous, vous aussi, perçu un avant et un après JO de Paris 2024 ?
S.F. : Oui, comme tout le monde et c'est normal. On a eu cet évènement qui était juste unique, qui est entré dans la mémoire collective dès le 8 mai, lorsque la flamme est arrivée à Marseille. À partir de ce moment-là, une magie s'est opérée. Tous les partenaires voulaient vivre cette aventure. Ils se sont engagés de manière forte, exceptionnelle, et l'effet d'aspiration a fait que beaucoup de moyens ont été déployés. L'après a été très, très compliqué.
Est-ce que cela vous fait peur ? Quand on voit que le budget alloué aux sports en 2026 va encore être fortement impacté, on se dit que des acteurs comme vous ont de quoi être inquiets…
S.F. : Non. Je pense qu'il faut simplement laisser du temps aux Etoiles du Sport. Il faut arrêter de se plaindre. Ce n'est pas en tapant sur la table qu'on aura plus, mais en proposant de nouvelles solutions, ne serait-ce que sur le financement du programme. Il faut faire en sorte que ça intéresse les marques et surtout, trouver des alternatives pour financer le sport français. On ne peut pas être perfusé uniquement par des investissements des collectivités, de l'Etat, etc. Je ne parle pas des quelques sports qui sont très professionnels, très structurés, où l'argent privé est un peu plus accessible. Pour nous, le cœur du modèle économique doit être de s'intéresser à l'autre. Et pas simplement dire : "venez sur mon évènement parce qu'il est génial". Mais je n'ai pas d'inquiétude. Il y a 25 ans, personne ne nous attendait. On est partie d'une copie blanche, on s'est installé dans le paysage avec un rôle qui est, me semble-t-il, assez important.
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